AGENDA  

Aucun évènement à venir!
   

IESF  

iesf

   

lu pour vous numéro 68

Détails

« Lu pour vous » n°68*

Sommaire

  • Actualités : Sentinel-1A, un satellite pour monitorer et surveiller la planète
  • Actualités-High-Tech : aéronautique, un avion sans hublots
  • Agronomie : un drone au service de l’agriculture
  • Médecine : cardiologie, stents actifs, nouvelle génération
  • Chirurgie : prothèse de la hanche, des matériaux à l’épreuve du temps
  • Technologie : voir comme en plein jour
  • Technologie : le graphène, matériau miraculeux

Actualités : Sentinel-1A , un satellite pour monitorer et surveiller la planète.

L’agence spatiale européenne lancera ce soir le premier satellite du programme Copernicus. Il transmettra 24/24 des images d’observation radar de la Terre pour améliorer la gestion de l’environnement et surveiller les frontières.

Le 9 avril 2014 à 23h02, le satellite Sentinel-1A a été lancé à bord d’une fusée Soyouz, au départ de Kourou, en Guyane. Une fois en orbite, il va devoir transmettre près de 8 000 Go de données d’imagerie par jour pendant les sept années qui vont suivre.

L’objectif de Copernicus ? Concevoir un accès global aux données d’observation de la Terre par satellite. Jusqu’en 2020, quatre autres satellites Sentinel devraient suivre. Chacun sera équipé d’instruments spécifiques avec des fonctions propres.

La mise en œuvre de ce programme es de gérée par l’Agence spatiale européenne. Mais c’est Airbus Defence&Space (ancien EADS) qui fournit les services satellitaires. Le groupe sera, en outre, l’un des principaux centres de traitement, d’archives et de diffusion des données récoltées.

Source : 01 net du 04/04/2014, signé Amélie CHARNAY

Lire la suite...

lu pour vous numéro 67

Détails

« Lu pour vous » n°67*

Sommaire

  • L'ère du smartphone tout-puissant : constructeurs et opérateurs se préparent à de nouvelles mutations technologiques
  • High-Tech : mini drones, de l'intelligence dans l'air
  • Energies renouvelables : le Soleil réchauffe la Terre, mais une partie de l'énergie retourne dans l'espace : le rayonnement infrarouge. Des scientifiques pensent en pouvoir produire de l'électricité.
  • Aéronautique : le lanceur réutilisable, nouveau défi de l'industrie spatiale.
  • High-Tech : la voiture qui détecte les piétons cachés.

L'ère du smartphone tout-puissant : constructeurs et opérateurs se préparent à de nouvelles mutations technologiques.

Le rachat de la start-up WkatsApp de Jan KOUM pour 19 milliards de dollars, a transformé cet ingénieur en nouvelle icône de la Silicon Valley. Son entreprise de 50 salariés dont l'application de messagerie instantanée est utilisée par 450 millions de terriens.

En 2013, les ventes mondiales de smartphones ont fait un bond de 30 % à 968 millions d'unités, près de 54 % du total des mobiles commercialisées.

Aujourd'hui, le mobile est ordinateur. Du bout des doigts, les mobinautes accèdent à leur messageries, discutent sur les réseaux sociaux, surfent sur le Web. Trois acteurs ont principalement initié cette révolution. Apple et Samsung d'une part, qui captent aujourd'hui 96 % des ventes mondiales et 120 % des profits. Google d'autre part, dont le système d'exploitation Android équipe désormais 80 % des appareils vendus sur la planète.

Ombres chinoises.

Le smartphone est de plus en plus une commodité. Loin des Phone à plus de 600 euros, un marché d'entrée de gamme se développe à grande vitesse, sur lequel les fabricants chinois commencent à prendre leurs marques. Huawei, ZTE, TCL, Lenovo, Yulong, Xiaomi. Si ces noms ne disent pas encore grande chose aux consommateurs européens, ceux-ci vont très vite s'y habituer, car les constructeurs chinois sont devenus incontournables et font de l'ombre aux grands noms de l'électronique grand public. Début 2013, ils étaient encore absents du Top-5 mondial. Un an plus tard, Huawei se place en troisième position devant le coréen LG, lui-même suivi par Lenovo.

Les groupes chinois squattent désormais cinq places dans le Top-10. Ils doivent leurs bonnes positions essentiellement au marché chinois. Mais l'Europe et l'Amérique du Nord sont dans leur ligner de mire. Ces groupes gigantesques profitent de leur marché domestique pour aller voir ailleurs.

Pour preuve ? Deux annonces récentes en disent long sur leurs ambitions : le rachat en janvier des smartphones Motorola par Lenovo à Google, et l'arrivée d’Hugo BARRA, ancien responsable à Google du programme Android, au sein du groupe Xiaomi, l'Apple chinois. La start-up chinoise joue désormais dans la cour des grands, avec à sa tête Lin BIN, un ancien de Microsoft et de Google. La raison de ce succès ? Des appareils à moins de 300 euros qui rivalisent technologiquement avec les plus grands. Xiaomi vient d'annoncer qu'il allait commencer par s'étendre en Asie, notamment à Singapour, en Malaisie, en Inde.

Un autre acteur de poids, TCL, plus connu en France sous la marque Alcatel One Touch. Le groupe monte progressivement en gamme avec des produits extrêmement attractifs en termes de tarifs. Tout y est, et souvent à des prix inférieurs de moitié à ceux d'une grande marque.

De son côté, Huawei a dévoilé au Salon de Barcelone cinq produits, dont un smartphone haut de gamme, deux tablettes et même un bracelet connecté, le Talk-Band. Fort d'une R&D comparable à celle de Samsung, le groupe de Shenzhen a réalisé une percée spectaculaire dans les smartphones, qui représentent désormais 87 % de ses ventes de mobiles. En volume, il a atteint la troisième place mondiale au quatrième trimestre 2013, et il a écoulé 22 millions d'unités en 2013.

Le smartphone n'était qu'un début, une première vague ou tout ce qui était concentré sur le PC est devenu plus mobile, avec les tablettes et les smartphones. D'ici deux à cinq ans, nous devrions vivre une nouvelle vague avec l'émergence de capteurs éparpillés. Voiture, montre, lunettes, pèse-personne.... Tout peut désormais se connecter. L'Idat, dans une étude récente, estime à 80 milliards le nombre d'objets connectés en 2020. Et l'américain Cisco, quant à lui, évalue ce marché à 14 400 milliards de dollars.

Ce marché colossal émerge grâce à la convergence de deux facteurs essentiels : la connexion Internet sans fil partout et l'avènement du smartphone ou de la tablette. C'est la troisième révolution de l'Internet

Source : CHALLENGES, N° 378 du 27 février au 3 mars 2014, signé Jean-Baptiste DIEBOLD et Marco MOSCA (envoyés spéciaux à Barcelone au World Mobile Congress)

Lire la suite...

lu pour vous numéro 66

Détails

"Lu pour vous" n°66*

Sommaire :

  • Energie : la plus grande centrale électrique solaire
  • Technologie : l'ordinateur quantique, rêve ou révolution ?
  • Actualités - technologie : des navires marchands sans équipage
  • Actualité-Chimie : un meilleur catalyseur pour produire de l'hydrogène
  • Actualité-Médecine : pour réparer une artère, il suffit d'un peu de colle
  • Actualités- High Tech : une imprimante à eau
  • Actualités médias : les objets connectés, stars du salon de Barcelone
  • Actualités- énergie : un pas important vers la fusion nucléaire
  • Médias : Apprendre en ligne, la révolution des MOOCS.

Energie : la plus grande centrale électrique solaire.

Près de Las Vegas (USA), dans le désert de Mojave, la plus grande centrale électrique solaire au monde, « Ivanpah » est officiellement en fonction depuis quelques jours.

Plus de 300 000 miroirs tournants (héliostats) sont assemblés en cercles autour de trois tours de 140 mètres de hauteur. lls focalisent les rayons du soleil sur le haut des tours et réchauffent l'eau des » Recenser » à plus de 100 degrés Celsius. La vapeur produite dans les échangeurs alimente les générateurs de courant.

Avec une puissance de 392 Mégawatts, elle peut fournir du courant à 140 000 habitations. Durée de fonctionnement prévue : 30 ans.

Ont participé à sa réalisation : NRG, Google et Brightsource Energy.

Source : DER SPIEGEL on line du 15 février 2014, signé hda

Lire la suite...

lu pour vous numéro 65

Détails

"Lu pour vous" n°65*

Sommaire :

  • A la une : voie lactée, 9 milliards de planètes habitables.
  • Science : aéronautique, vidéo d’un nouveau drone de combat.
  • Actualité high-tech : énergie, le moulin du futur est une tour.
  • High-tech : environnement, un deux-roues dépolluant.
  • Intelligence artificielle : robots, l’apprentissage de la curiosité.
  • La physique du ciel : les microbes de l’atmosphère.

A la une : voie lactée, 9 milliards de planètes habitables.                                      

Voilà, c’est définitif. On sait enfin : la Terre n’est plus seule. Elle n’est plus l’unique havre de paix de la galaxie. Des grandes nouvelles viennent de tomber simultanément, offertes pour les deux plus ambitieuses missions spatiales de ces vingt dernières années ; il existe une planète habitable de plus dans le système solaire, et il existe neuf milliards d’autres dans notre galaxie.

On sait enfin combien d’autres Terres se cachent dans la Voie Lactée.

Le 4 novembre 2013, les astronomes Erik POETIGURA, Geoffrey MARCY, de l’université de Californie, à Berkeley, et Andrew HOWARD, de l’université d’Hawaï, annonçaient leurs résultats. Les données du télescope Kepler, qui a quatre années durant traqué les exo planètes   autour de 150 000 étoiles, révèlent que 22% des soleils possèdent une planète de la taille de la Terre, à une distance leur permettant d’abriter de l’eau liquide. Elles sont donc 9 milliards dans notre galaxie.

Il y a 3,5 milliards d’années, la planète Mars était habitable.

Le 9 décembre 2013, les membres de la mission Mars Science Laboratory publiaient leurs conclusions. Il n’y a plus de doute : la forme des cailloux, l’organisation des sédiments, la composition des roches … toutes les données envoyées par le robot Curiosity qui roule sur la planète rouge depuis un an et demi indiquent que l’environnement martien a un jour été favorable à l’évolution de la vie, voire son apparition.

Les 3 conditions pour qu’une planète soit «habitable» :

  • une bonne planète : il faut une planète rocheuse dotée d’une atmosphère pour garantir la stabilité en température nécessaire à la vie.
  • une bonne distance : on ne connaît qu’un seul solvant capable de dissocier les molécules dans les cellules, de véhiculer les nutriments ou d’évacuer les déchets : l’eau liquide. Il faut donc que la planète gravite à une bonne distance de son étoile pour qu’il y fasse entre 0 et 100 degrés.
  • une bonne étoile. Un organisme peut s’adapter aux variations de luminosité de son étoile… mais il lui faut du temps. Les astres variables et très éruptifs sont donc exclus, tout comme les super massifs, qui ne vivent que quelques centaines de millions d’années.

Et maintenant, cap sur la vie extraterrestre.

La chasse aux traces de vie extraterrestre, quelles qu’elles soient, est en train de se lancer.

Les grandes missions en quête de vie extraterrestre :

2018, mission Exomars : détecter de molécules d’origine biologique à l’ abri des radiations (ESA). 2020, un rover ramènera des échantillons de Mars (55 millions de kilomètres.

lpv651           lpv652             

Source : SCIENCE et VIE, N° 1157, février 2014, dossier réalisé par Mathilde FONTEZ et Mathieu GROUSSON.

Lire la suite...

lu pour vous numéro 64

Détails

"Lu pour vous" n°64*

Sommaire :

  • Actualités en bref:
    • Hématologie : s'il est malade, le sang émet un son différent
    • Technologie : dans les zones reculées, le WEB arrive en ballon
  • Technologie : record de stockage sur un DVD
  • Actualité : plantes, elles savent aussi faire des math
  • Technologie : imprimante 3D, la révolution industrielle des objets
  • Perspectives : alerte aux déchets
  • Energie : projet pilote d'une centrale solaire en Algérie
  • Science : biologie, des chercheurs produisent des cellules souches avec de l'acide citrique

Actualités en bref:

Hématologie : s’il est malade, le sang émet un son différent.

Une nouvelle méthode permet de connaître l'état de santé des globules rouges (hématies)... rien qu'en les écoutant ! Ou plutôt en écoutant leurs réponses au laser d'un microscope photo-acoustique. Très précis, son faisceau est capable de cibler une seule hématie, le globule frappé absorbe l'énergie lumineuse du tir et émet en retour un ultrason, enregistré à l'université Ryerson de Toronto (Canada).

Éric STROHM et ses collègues ont d'abord utilisé un détecteur très sensible pour écouter les hématies normales, puis ont modifié le milieu de culture pour les déformer progressivement. Leurs résultats montrent que le « chant » des globules varie selon leur morphologie : les ultrasons d'une hématie normale ne sont pas ceux d'une gonflé ou hérissée de spicules (picots)... Or, ces conformations atypiques sont souvent signe de maladies. Cirrhoses, troubles cardiaques, paludisme et autre anémies falciformes pourrait ainsi facilement détectés. Automatisable, rapide et sensible, la méthode doit encore être validée en conditions réelles. Mais déjà ses concepteurs rêvent d'un diagnostic précis établi en quelques secondes à partir d'une goutte de sang, en remplacement des techniques existantes, lentes et fastidieuses.

Source : SCIENCE et VIE, N° 1152, décembre 2013, signé L.C

Technologie : dans les zones reculées, le WEB arrive en ballon.

Google vient de tester son « projet dingue » en Nouvelle-Zélande : lâchés à une vingtaine de kilomètres d'altitude, des ballons équipés d'antennes radio connecteront à Internet les régions les plus isolées du monde.

Couvrir les régions dépourvues d'accès au Web en envoyant dans les airs des ballons de 15 m de diamètre équipés d'antennes radio au lieu d'installer des câbles. Ils agiraient comme des ponts de plusieurs centaines de kilomètres entre l'antenne de l'utilisateur et la station connectée à Internet la plus proche. Google prévoit d'envoyer ses ballons dans la stratosphère, entre 18 et 27 km d'altitude. Ceci pour ne pas gêner les avions, et afin que les ballons puissent profiter des vents réguliers présents à cette altitude. Le géant du Net mise sur des algorithmes déterminant l'altitude que chaque ballon doit rejoindre pour profiter des différents courants et s'installer à l'emplacement assurant la continuité du réseau. Pour cela, les ballons peuvent être gonflés ou dégonflés, afin de monter ou descendre. Equipées de panneaux solaires, ces antennes mobiles délivreront un débit équivalent à la 3G sur une zone au sol de 40 km de diamètre. Elles tiendront plus de cent jours en l'air, avant de devoir redescendre pour maintenance. Un premier test a été mené avec succès en juin dernier en Nouvelle-Zélande, ou 30 ballons ont été déployés.

Source : SCIENCE et VIE, N° 1152, décembre 2013, signé G.S.

Lire la suite...

lu pour vous numéro 63

Détails

"Lu pour vous" n°63*

 Sommaire

  • Science : Stockage d'énergie, des chercheurs infectent des batteries lithium-ions avec des virus
  • Science : le télescope «Gaia« atteint la position d'observation idéale
  • Technologie : une énergie en osmose avec l'avenir, transformer le mélange d'eau de mer et d'eau douce en source d'énergie renouvelable avec des membranes ultra sélectives
  • Sciences et technologie : ce qu'il faut retenir de 2013
  • Météorologie : des nuages insolites
  • High-tech : criminologie, une simple vaporisation d'un gel fluorescent met en évidence les empreintes digitales
  • Santé : thérapie génique, l'optogénétique éclaire nos cellules
 
Science : Stockage d'énergie, des chercheurs infectent des batteries lithium-ions avec des virus
 
lpv631Dans les voitures électriques, chaque gramme compte, car plus la batterie est légère, plus grande sera l'autonomie du véhicule. La technologie actuelle des batteries lithium-ion atteint ses limites à quelques centaines de kilomètres. Et une augmentation du rapport énergie/masse s'avère extrêmement difficile.
 
Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont développé un modèle de batterie au lithium, qui pourrait tripler son rendement. Ils introduisent des virus dans des batteries soi-disant lithium-oxygène, qui construisent dans les batteries des nano fils très fins. Dans la revue « Nature Communications » Angela BEICHER, spécialiste de la science des matériaux du MIT, a présenté récemment sa méthode de fabrication. La chercheuse décrit comment un virus génétiquement modifié (dénommé M13) peut produire des nano fils.
 
Il est capable de lier un métal d'une solution aqueuse afin d'obtenir des structures de forme cylindrique. Les bio-ingénieurs utilisent le virus pour construire de minuscules cathodes d'oxyde de manganèse. L’addition d'un peu de palladium a montré qu'on peut encore augmenter la conductibilité de ces fils.
 
Grâce à leur faible épaisseur, les nano fils possèdent une surface relativement grande. Ainsi, les réactions électrochimiques qui ont lieu dans la batterie, ont à leur disposition une surface particulièrement importante ; les phases de charge et de décharge pourraient ainsi s'accomplir d'une manière plus efficace.
 
A la différence des procédés de fabrication normales, cette méthode peut s'effectuer à température ambiante et sans supplément de produits chimiques dangereux. De plus, la structure des nano fils formés est mécaniquement particulièrement stable.
 
Ainsi, la densité énergétique et par conséquent  l'autonomie des batteries lithium-ion utilisées actuellement pourrait être doublée ou triplée. Mais, il faudrait sans doute améliorer encore ces batteries par croissance biologiques ; par exemple, leurs électrodes ne sont pas encore assez stables.
 
Source : Der SPIEGEL online, Wïssenschaft / Technik du 08/01/2014, signé KPG
 

lu pour vous numéro 62

Détails
"Lu pour vous" n°62*
 
Sommaire
  • Evénement : congeler Fukushima
  • Actualités :
    • Aérospatiale : Eole, lanceur spatial réutilisable
    • Océanologie : des réserves d’eau sous les océans
    • Santé : se déplacer du bout de la langue
    • Médecine : faire battre le cœur avec de la lumière
    • Robots : concours de compétences
  • Science : Océan Pacifique, une nouvelle île défit les flots
  • Technologie : l’imprimante 3D recrée des tissus vivants
Evénement : congeler Fukushima
 
Plus de deux ans après la catastrophe, la situation reste critique à Fukushima. Et c’est désormais l’Etat nippon qui a repris le dossier. Avec une solution radicale : emprisonner tout le sous-sol du site dans une gigantesque gangue de glace ! Objectif : juguler enfin les fuites radioactives qui s’écoulent partout. Visite d’un chantier ultime.
 
Fait & chiffres :
 
Le refroidissement du cœur nucléaire des réacteurs accidentés exigent d’y injecter 350 m3 d’eau par jour, un volume qui se déverse ensuite dans le sous-sol. Dans le même temps, 400 m3 d’eau en provenance de la nappe phréatique investissent chaque jour les caves de la centrale. L’opérateur Tepco, à bout de force, qui ne cesse de pomper, doit aujourd’hui gérer 340 000 m3 de liquide très radioactif.
 
Le 3 septembre 2013, le premier ministre japonais Shinzo ABE annonçait qu’il allait consacrer 300 millions d’euros à la construction d’une enceinte de glace autour du site de Fukushima.
 
Repères :
 
Congélation : du civil…. au nucléaire.
 
Le génie civil utilise régulièrement la congélation des sols pour stabiliser les terrains mous, de manière à pouvoir faire passer des tunnels ou des galeries de mines (voir photo ci-dessous). Mais cette technique peut également être employée, en encerclant la source de la contamination, pour juguler des écoulements souterrains chimiques ou nucléaire.
 
Source : SCIENCE  et  Vie, N° 2013, novembre 2013, par Vincent NOUYRIGAT

lu pour vous numéro 61

Détails
"Lu pour vous" n°61*
 
Sommaire
 
 
lpv611La sonde « Chang’e-3 » est arrivée sur la lune, pour la première fois depuis presque 40 ans. L’alunissage  s’est effectué sans problèmes dans la région du «Sinus Iridium » le 14 décembre 2013, juste après 14 heures.
 
Le site d’atterrissage a été choisi en connaissance de cause ; il y a 4 milliards d’années un énorme bloc cosmique s’est écrasé à cet endroit ; à la suite, la lave est remontée de la faille souterraine, formant sur une vaste partie autour un terrain aplati.
 
lpv612La technologie à bord et la dimension du véhicule sont impressionnantes. La sonde pèse 1,2 tonne sur terre, et le robot solaire « lièvre de jade » est descendu par une rampe sur le sol lunaire.
 
La véhicule à six roues  ressemble, en mini,  au  robot martien de la Nasa « Curiosity ». Equipé de caméras à haute définition, un radar analyse le sous-sol, un bras robotisé collecte des échantillons du sol, qui sont analysés par des spectromètres à bord. Le robot pourrait parcourir jusqu’à 10 kilomètres sur le sol lunaire.
 
Source : Der Spiegel online du 15 décembre 2013, Christoph SEIDLER
 
 
Prenez des cellules souches humaines, créées à partir d’un échantillon de peau. Ajoutez-y des cellules prélevées sur un cordon ombilical. Placez le tout dans un milieu de culture approprié. En quelques jours vous obtenez… un mini-foie, capable d’assurer quelques-unes des fonctions majeures de cet organe complexe ! Plus qu’une simple recette, c’est un véritable exploit qu’a réalisé le département de médecine régénérative de l’université de Yokohama (Japon). Si l’on sait depuis quelques années cultiver différents tissus à partir de cellules souches, c’est la première fois qu’un tissu hépatique vascularisé, fonctionnel organisé en trois dimensions est fabriqué en laboratoire. En associant plusieurs types de cellules, « nous avons recréé l’environnement propice à la genèse des organes chez l’embryon » explique Takanori TAKEBE, l’un des chercheurs japonais. Transplantés chez la souris, ces bourgeons de foie humain d’environ cinq millimètres se connectent au système vasculaire en moins de quarante-huit heures, puis continuent à croître et de se transformer pendant au moins deux mois.
 
Comme l’organe naturel, ils sont capables de synthétiser des protéines et de pallier une insuffisance hépatique induite. «  Ces résultats obtenus chez la souris sont très prometteuses, souligne le chercheur. Mais il faudra encore une dizaine d’années avant de pouvoir passer aux études sur l’homme ». Un espoir lointain, mais réel, pour les patients.
 
Source : SCIENCE et VIE, n° 1152, septembre 2013, signé O.C.

Lire la suite...

lu pour vous numéro 60

Détails
« Lu pour vous » n° 60*
Sommaire
 
 
lpv601La force du premier transporteur du monde de colis ? Une qualité de service codifiée en 340 règles de conduite, et une organisation quasi militaire déployée dans tous les pays.
 
L’hégémonie :
 
Chiffre d’affaires dans les colis express en 2012 (en milliards d’euros) :
UPS : 33 / FedEx : 27 / DHL(Deutsche Post) :12,8 / US Post Services : 8,5 / TNT : 7,3 / La Poste : 5,6
Leader mondial de la livraison de colis : 4 milliards par an. Huitième flotte aérienne du monde, ce mastodonte génère 54 milliards de dollars de chiffre d’affaires et croule sous 6 milliards de cash.
UPS est deux fois plus rentables que ses concurrents les plus doués : 14% de marge opérationnelle quand FedEx et DHL, plafonnent à 8%, et TNT à moins de 3%.
 
lpv602«UPS a le même goût partout dans le monde », confirme Grégory GOBA-BLE, patron en France. «On n’aime pas démarrer une activité bricolée à la va-vite. Mais une fois qu’elle est au point, on la déploie partout ». Il a ainsi lancé, début 2013, le fret express, des palettes livrées en 24 ou 48 heures dans 40 pays d’un coup. La grande armée : 528 avions (dont 235 en propre) / 96 173 camions / 399 000 employés
 
Chaque employé a une routine, parfaitement rodée, et chaque poste une fiche très détaillée (cinq minutes de bouchon par camion coûte 105 millions de dollars par an. Chaque année, UPS dépense 4 milliards de dollars en fuel).
 
Tri des colis (dans le hub de Cologne, Allemagne) : les colis déchargés rejoignent un formidable circuit de tapis roulants qui forment des kilomètres de montagnes russes. A Cologne, son premier centre européen, UPS dispatche 190 000 colis par heure. Mais c’est Louisville, grâce à un investissement de 1 milliard de dollars, qui détient le record mondial de 416 000 colis par heure.
 
Louisville  est quasiment privatisé par la société. Le ballet des 130 atterrissages-décollages chaque nuit est organisé par 20 000 employés ! UPS gère dans les airs près de 40% des 16 millions de colis par Jour.
 
Source : CHALLENGES, N° 364- 7 novembre 2013,  signé Alice MERIEUX

Lire la suite...

   
© UNION DES INGÉNIEURS ET SCIENTIFIQUES DES SAVOIE - 2011