lu pour vous numéro 64

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"Lu pour vous" n°64*

Sommaire :

  • Actualités en bref:
    • Hématologie : s'il est malade, le sang émet un son différent
    • Technologie : dans les zones reculées, le WEB arrive en ballon
  • Technologie : record de stockage sur un DVD
  • Actualité : plantes, elles savent aussi faire des math
  • Technologie : imprimante 3D, la révolution industrielle des objets
  • Perspectives : alerte aux déchets
  • Energie : projet pilote d'une centrale solaire en Algérie
  • Science : biologie, des chercheurs produisent des cellules souches avec de l'acide citrique

Actualités en bref:

Hématologie : s’il est malade, le sang émet un son différent.

Une nouvelle méthode permet de connaître l'état de santé des globules rouges (hématies)... rien qu'en les écoutant ! Ou plutôt en écoutant leurs réponses au laser d'un microscope photo-acoustique. Très précis, son faisceau est capable de cibler une seule hématie, le globule frappé absorbe l'énergie lumineuse du tir et émet en retour un ultrason, enregistré à l'université Ryerson de Toronto (Canada).

Éric STROHM et ses collègues ont d'abord utilisé un détecteur très sensible pour écouter les hématies normales, puis ont modifié le milieu de culture pour les déformer progressivement. Leurs résultats montrent que le « chant » des globules varie selon leur morphologie : les ultrasons d'une hématie normale ne sont pas ceux d'une gonflé ou hérissée de spicules (picots)... Or, ces conformations atypiques sont souvent signe de maladies. Cirrhoses, troubles cardiaques, paludisme et autre anémies falciformes pourrait ainsi facilement détectés. Automatisable, rapide et sensible, la méthode doit encore être validée en conditions réelles. Mais déjà ses concepteurs rêvent d'un diagnostic précis établi en quelques secondes à partir d'une goutte de sang, en remplacement des techniques existantes, lentes et fastidieuses.

Source : SCIENCE et VIE, N° 1152, décembre 2013, signé L.C

Technologie : dans les zones reculées, le WEB arrive en ballon.

Google vient de tester son « projet dingue » en Nouvelle-Zélande : lâchés à une vingtaine de kilomètres d'altitude, des ballons équipés d'antennes radio connecteront à Internet les régions les plus isolées du monde.

Couvrir les régions dépourvues d'accès au Web en envoyant dans les airs des ballons de 15 m de diamètre équipés d'antennes radio au lieu d'installer des câbles. Ils agiraient comme des ponts de plusieurs centaines de kilomètres entre l'antenne de l'utilisateur et la station connectée à Internet la plus proche. Google prévoit d'envoyer ses ballons dans la stratosphère, entre 18 et 27 km d'altitude. Ceci pour ne pas gêner les avions, et afin que les ballons puissent profiter des vents réguliers présents à cette altitude. Le géant du Net mise sur des algorithmes déterminant l'altitude que chaque ballon doit rejoindre pour profiter des différents courants et s'installer à l'emplacement assurant la continuité du réseau. Pour cela, les ballons peuvent être gonflés ou dégonflés, afin de monter ou descendre. Equipées de panneaux solaires, ces antennes mobiles délivreront un débit équivalent à la 3G sur une zone au sol de 40 km de diamètre. Elles tiendront plus de cent jours en l'air, avant de devoir redescendre pour maintenance. Un premier test a été mené avec succès en juin dernier en Nouvelle-Zélande, ou 30 ballons ont été déployés.

Source : SCIENCE et VIE, N° 1152, décembre 2013, signé G.S.

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lu pour vous numéro 63

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"Lu pour vous" n°63*

 Sommaire

  • Science : Stockage d'énergie, des chercheurs infectent des batteries lithium-ions avec des virus
  • Science : le télescope «Gaia« atteint la position d'observation idéale
  • Technologie : une énergie en osmose avec l'avenir, transformer le mélange d'eau de mer et d'eau douce en source d'énergie renouvelable avec des membranes ultra sélectives
  • Sciences et technologie : ce qu'il faut retenir de 2013
  • Météorologie : des nuages insolites
  • High-tech : criminologie, une simple vaporisation d'un gel fluorescent met en évidence les empreintes digitales
  • Santé : thérapie génique, l'optogénétique éclaire nos cellules
 
Science : Stockage d'énergie, des chercheurs infectent des batteries lithium-ions avec des virus
 
lpv631Dans les voitures électriques, chaque gramme compte, car plus la batterie est légère, plus grande sera l'autonomie du véhicule. La technologie actuelle des batteries lithium-ion atteint ses limites à quelques centaines de kilomètres. Et une augmentation du rapport énergie/masse s'avère extrêmement difficile.
 
Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont développé un modèle de batterie au lithium, qui pourrait tripler son rendement. Ils introduisent des virus dans des batteries soi-disant lithium-oxygène, qui construisent dans les batteries des nano fils très fins. Dans la revue « Nature Communications » Angela BEICHER, spécialiste de la science des matériaux du MIT, a présenté récemment sa méthode de fabrication. La chercheuse décrit comment un virus génétiquement modifié (dénommé M13) peut produire des nano fils.
 
Il est capable de lier un métal d'une solution aqueuse afin d'obtenir des structures de forme cylindrique. Les bio-ingénieurs utilisent le virus pour construire de minuscules cathodes d'oxyde de manganèse. L’addition d'un peu de palladium a montré qu'on peut encore augmenter la conductibilité de ces fils.
 
Grâce à leur faible épaisseur, les nano fils possèdent une surface relativement grande. Ainsi, les réactions électrochimiques qui ont lieu dans la batterie, ont à leur disposition une surface particulièrement importante ; les phases de charge et de décharge pourraient ainsi s'accomplir d'une manière plus efficace.
 
A la différence des procédés de fabrication normales, cette méthode peut s'effectuer à température ambiante et sans supplément de produits chimiques dangereux. De plus, la structure des nano fils formés est mécaniquement particulièrement stable.
 
Ainsi, la densité énergétique et par conséquent  l'autonomie des batteries lithium-ion utilisées actuellement pourrait être doublée ou triplée. Mais, il faudrait sans doute améliorer encore ces batteries par croissance biologiques ; par exemple, leurs électrodes ne sont pas encore assez stables.
 
Source : Der SPIEGEL online, Wïssenschaft / Technik du 08/01/2014, signé KPG
 

lu pour vous numéro 62

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"Lu pour vous" n°62*
 
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  • Evénement : congeler Fukushima
  • Actualités :
    • Aérospatiale : Eole, lanceur spatial réutilisable
    • Océanologie : des réserves d’eau sous les océans
    • Santé : se déplacer du bout de la langue
    • Médecine : faire battre le cœur avec de la lumière
    • Robots : concours de compétences
  • Science : Océan Pacifique, une nouvelle île défit les flots
  • Technologie : l’imprimante 3D recrée des tissus vivants
Evénement : congeler Fukushima
 
Plus de deux ans après la catastrophe, la situation reste critique à Fukushima. Et c’est désormais l’Etat nippon qui a repris le dossier. Avec une solution radicale : emprisonner tout le sous-sol du site dans une gigantesque gangue de glace ! Objectif : juguler enfin les fuites radioactives qui s’écoulent partout. Visite d’un chantier ultime.
 
Fait & chiffres :
 
Le refroidissement du cœur nucléaire des réacteurs accidentés exigent d’y injecter 350 m3 d’eau par jour, un volume qui se déverse ensuite dans le sous-sol. Dans le même temps, 400 m3 d’eau en provenance de la nappe phréatique investissent chaque jour les caves de la centrale. L’opérateur Tepco, à bout de force, qui ne cesse de pomper, doit aujourd’hui gérer 340 000 m3 de liquide très radioactif.
 
Le 3 septembre 2013, le premier ministre japonais Shinzo ABE annonçait qu’il allait consacrer 300 millions d’euros à la construction d’une enceinte de glace autour du site de Fukushima.
 
Repères :
 
Congélation : du civil…. au nucléaire.
 
Le génie civil utilise régulièrement la congélation des sols pour stabiliser les terrains mous, de manière à pouvoir faire passer des tunnels ou des galeries de mines (voir photo ci-dessous). Mais cette technique peut également être employée, en encerclant la source de la contamination, pour juguler des écoulements souterrains chimiques ou nucléaire.
 
Source : SCIENCE  et  Vie, N° 2013, novembre 2013, par Vincent NOUYRIGAT

lu pour vous numéro 61

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"Lu pour vous" n°61*
 
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lpv611La sonde « Chang’e-3 » est arrivée sur la lune, pour la première fois depuis presque 40 ans. L’alunissage  s’est effectué sans problèmes dans la région du «Sinus Iridium » le 14 décembre 2013, juste après 14 heures.
 
Le site d’atterrissage a été choisi en connaissance de cause ; il y a 4 milliards d’années un énorme bloc cosmique s’est écrasé à cet endroit ; à la suite, la lave est remontée de la faille souterraine, formant sur une vaste partie autour un terrain aplati.
 
lpv612La technologie à bord et la dimension du véhicule sont impressionnantes. La sonde pèse 1,2 tonne sur terre, et le robot solaire « lièvre de jade » est descendu par une rampe sur le sol lunaire.
 
La véhicule à six roues  ressemble, en mini,  au  robot martien de la Nasa « Curiosity ». Equipé de caméras à haute définition, un radar analyse le sous-sol, un bras robotisé collecte des échantillons du sol, qui sont analysés par des spectromètres à bord. Le robot pourrait parcourir jusqu’à 10 kilomètres sur le sol lunaire.
 
Source : Der Spiegel online du 15 décembre 2013, Christoph SEIDLER
 
 
Prenez des cellules souches humaines, créées à partir d’un échantillon de peau. Ajoutez-y des cellules prélevées sur un cordon ombilical. Placez le tout dans un milieu de culture approprié. En quelques jours vous obtenez… un mini-foie, capable d’assurer quelques-unes des fonctions majeures de cet organe complexe ! Plus qu’une simple recette, c’est un véritable exploit qu’a réalisé le département de médecine régénérative de l’université de Yokohama (Japon). Si l’on sait depuis quelques années cultiver différents tissus à partir de cellules souches, c’est la première fois qu’un tissu hépatique vascularisé, fonctionnel organisé en trois dimensions est fabriqué en laboratoire. En associant plusieurs types de cellules, « nous avons recréé l’environnement propice à la genèse des organes chez l’embryon » explique Takanori TAKEBE, l’un des chercheurs japonais. Transplantés chez la souris, ces bourgeons de foie humain d’environ cinq millimètres se connectent au système vasculaire en moins de quarante-huit heures, puis continuent à croître et de se transformer pendant au moins deux mois.
 
Comme l’organe naturel, ils sont capables de synthétiser des protéines et de pallier une insuffisance hépatique induite. «  Ces résultats obtenus chez la souris sont très prometteuses, souligne le chercheur. Mais il faudra encore une dizaine d’années avant de pouvoir passer aux études sur l’homme ». Un espoir lointain, mais réel, pour les patients.
 
Source : SCIENCE et VIE, n° 1152, septembre 2013, signé O.C.

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lu pour vous numéro 60

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« Lu pour vous » n° 60*
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lpv601La force du premier transporteur du monde de colis ? Une qualité de service codifiée en 340 règles de conduite, et une organisation quasi militaire déployée dans tous les pays.
 
L’hégémonie :
 
Chiffre d’affaires dans les colis express en 2012 (en milliards d’euros) :
UPS : 33 / FedEx : 27 / DHL(Deutsche Post) :12,8 / US Post Services : 8,5 / TNT : 7,3 / La Poste : 5,6
Leader mondial de la livraison de colis : 4 milliards par an. Huitième flotte aérienne du monde, ce mastodonte génère 54 milliards de dollars de chiffre d’affaires et croule sous 6 milliards de cash.
UPS est deux fois plus rentables que ses concurrents les plus doués : 14% de marge opérationnelle quand FedEx et DHL, plafonnent à 8%, et TNT à moins de 3%.
 
lpv602«UPS a le même goût partout dans le monde », confirme Grégory GOBA-BLE, patron en France. «On n’aime pas démarrer une activité bricolée à la va-vite. Mais une fois qu’elle est au point, on la déploie partout ». Il a ainsi lancé, début 2013, le fret express, des palettes livrées en 24 ou 48 heures dans 40 pays d’un coup. La grande armée : 528 avions (dont 235 en propre) / 96 173 camions / 399 000 employés
 
Chaque employé a une routine, parfaitement rodée, et chaque poste une fiche très détaillée (cinq minutes de bouchon par camion coûte 105 millions de dollars par an. Chaque année, UPS dépense 4 milliards de dollars en fuel).
 
Tri des colis (dans le hub de Cologne, Allemagne) : les colis déchargés rejoignent un formidable circuit de tapis roulants qui forment des kilomètres de montagnes russes. A Cologne, son premier centre européen, UPS dispatche 190 000 colis par heure. Mais c’est Louisville, grâce à un investissement de 1 milliard de dollars, qui détient le record mondial de 416 000 colis par heure.
 
Louisville  est quasiment privatisé par la société. Le ballet des 130 atterrissages-décollages chaque nuit est organisé par 20 000 employés ! UPS gère dans les airs près de 40% des 16 millions de colis par Jour.
 
Source : CHALLENGES, N° 364- 7 novembre 2013,  signé Alice MERIEUX

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lu pour vous numéro 59

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« Lu pour vous » n° 59*

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Actualités technologie : des épines artificielles capteront le pétrole des marées noires.

lpv596Une technologie inspirée des épines de cactus permet d'extraire des gouttes de pétrole jusqu'à présent insaisissables.
Ce sont les cactus qui inspirent le physicien Lei JIANG et son équipe de l'Académie chinoise des sciences de Pékin. Les épines de cette plante possède une vertu remarquable : elles sont capables de récupérer la vapeur d'eau présente dans l'air pour former des gouttes d'eau liquide qui migrent jusqu'à leur base.

Une caractéristique qui n'a pas échappé au physicien et lui a donné l'idée de fabriquer des épines artificielles capables de récupérer les particules de pétrole microscopiques «piégées» dans l'eau lors des marées noires, ce que ne permettent pas les techniques de séparation de phase traditionnelles.

Ces épines sont des cônes en polymère de quelques centaines de micromètres de diamètre, moulés dans un seul et même bloc de polymère et espacés les uns des autres de moins de un millimètre. Une fois placées dans l'eau polluée, ces épines permettent de collecter les gouttes de pétrole jusqu'à présent insaisissables en laissant agir les lois de la physique.

Le principe est le suivant : les gouttes microscopiques de pétrole se déposent contre la paroi conique et s'accumulent jusqu'à former une goutte visible à l'œil nu. Or «sur un cône, la courbure n'est pas constante, si bien qu'une goutte y est instable : ce différentiel de courbure guide alors la goutte de pétrole du sommet vers les régions de plus faible courbure, c'est-à-dire vers la base du cône», explique David QUERE, physicien à l'Ecole Polytechnique.

Ce faisant, la goutte de pétrole remonte vers la surface car la pointe de l'épine est dirigée vers le fond de l'eau. Il devient ensuite facile de pomper et de récupérer les gouttes de pétrole quand celles-ci ont atteint des dimensions macroscopiques.

Réseaux de cônes.

Au départ, les auteurs ont expérimenté le phénomène sur une unique épine de cuivre. En l'espace de trente secondes, leur dispositif avait extrait de 2 à 5 milligrammes de pétrole selon que l'épine est lisse ou rugueuse. Afin d'améliorer l'efficacité de leur système, les chercheurs ont alors fabriqué différents réseaux de cônes : carrés, hexagonaux, ou les épines étaient distantes de moins de 1 millimètre les uns des autres. Ils ont ensuite testé différents profils de cônes : lisses et rugueux, ainsi que plusieurs matériaux parmi lesquels du cuivre et du polymethylsiloxane (PDMS), polymère organominéral.

Ce dispositif est efficace puisqu'il permet de récupérer de 93,7% à 98,9% du volume de pétrole piégé dans l'eau sous la forme de gouttes microscopiques. Le système le plus performant est celui composé d'un réseau hexagonal d'épines rugueuses en polymère PDMS.
Cette nouvelle technologie pourra permettre de lutter plus efficacement contre les marées noires en complément des techniques traditionnelles.

Source : Lei JIANG, Nature Communications, 4, 2276, 2013 / La Recherche, n° 480, octobre 2013, signé G.C.

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lu pour vous numéro 58

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"Lu pour vous" n° 58*

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Technologie : des batteries rechargées en quelques minutes

Des chercheurs américains ont réussi à utiliser du silicium pour créer des super condensateurs capables de se recharger en quelques minutes et de restituer leur électricité pendant des semaines...

Source : 01 net, actus, actualités du 24/10/2013

Stratégies :

EADS concentre ses forces

Objectif : transformer un holding en groupe aéronautique intégré.

Le patron d'EADS, Tom ENDERS, a réalisé en mai 2012 le rêve de son prédécesseur Louis GALLOIS, en négociant une nouvelle gouvernance qui prive les Etats français et allemand du contrôle du groupe et autorise Lagardère et Daimler à sortir du capital. Le groupe ainsi «normalisé», peut engager l'acte deux, le plus ambitieux :

EADS (56,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012) va adopter le 1er janvier 2014 le nom d'AIRBUS, sa marque la plus connue. Il passera par ailleurs de quatre à trois divisions, dont une nouvelle branche défense et espace.
Le futur Airbus Group devra être le champion du cash : l'européen vise une rentabilité opérationnelle de 10% dès 2015, soit le double de celle de 2012.

Nouvelle organisation :

Airbus Defence & Space, 25% du chiffre d'affaires. La division défense Cassidian est fusionnée avec la branche spatiale Astrium, qui développe le lanceur Ariane 5, et Airbus Military, qui fabrique l'A400M, au sein de la division de 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Airbus se concentre sur ses programmes civils, dont I'A350, qui doit entrer en service au second semestre 2014 (64% du chiffre d'affaires).

Airbus Helicopters, l'ex-Eurocopter conserve en interne ses activités civiles et militaires. Il doit désormais mener à bien le renouvellement de sa gamme, dont le X4, prévu pour 2017 (11% du chiffre d'affaires).

Source : CHALLENGES, n° 359 du 3 octobre 2013, signé Vincent LAMIGEON

Le Club Med s'immerge dans la culture chinoise.

lpv583Misant sur l'enrichissement de la classe moyenne en Chine, le groupe français vient d'ouvrir un deuxième village. Et doit bientôt accueillir un investisseur chinois à son capital.

L'inauguration de ce complexe de Guillin, le 23 septembre, après celle de Yabuli, station de ski réputée au nord-est de la Chine fin 2010, marque la volonté du Club Med de planter son trident un peu partout sur ce continent. Le nouveau complexe dispose de 330 chambres, réparties en deux bâtiments, dans une région classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Cette longue marche du Club Med a commencé il y a moins de dix ans. Quelque 7 000 Chinois avaient alors séjourné dans un village du groupe, loin de chez eux, selon l'exercice 2004-2005. Cette année ils devraient être 100 000. Et 200 000 en 2015, quand les cinq villages prévus (dont le prochain sera inauguré sur l'île de Dong'ao au cours de l'été 2014) seront ouverts dans leur pays.

Un marché prometteur :

43 millions de foyers chinois disposent aujourd'hui d'un revenu annuel supérieur à 16 000 dollars. Ils seront 163 millions en 2020. 9% de progression annuelle attendue du nombre de voyages entre 2012 et 2020.16% de hausse annuelle attendue du chiffre d'affaires du secteur touristique en Chine entre 2012 et 2020.

Source : CHALLENGES n° 359 du 3/10/2013, signé Francine RIVAUD

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lu pour vous numéro 57

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"Lu pour vous" n° 57*

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High-tech : le Japon innove à tout-va

lpv571Concurrencées, les entreprises technologiques nipponnes retrouvent un second souffle. Tour d'horizon des nouveautés à l'occasion de l'ouverture de la 13e édition du Ceatec.

De la voiture sans conducteur, pensée par Nissan, à la réalité virtuelle immersive, testée sur les casques des consoles de jeux de la future PS4 de Sony, plus question de se battre uniquement sur la puissance d'un capteur photo ou sur la rapidité de calcul d'un processeur électronique. De plus en plus, la priorité est donnée à des dispositifs simples et ergonomiques tout en continuant à améliorer les qualités optiques et la convivialité des appareils photo ; faciliter la vie des utilisateurs en leur apportant des solutions concrètes, pas de nouvelles contraintes.

Tous les constructeurs veulent désormais faire honneur à l'intelligence des consommateurs. En pariant sur des objets toujours plus nomades, autonomes et connectés. Alors que tous les appareils high-tech tendent à jouer la carte de la miniaturisation, seuls les téléviseurs continuent de se développer en taille. Il y a dix ans, la diagonale moyenne des écrans était de 26 pouces (66 cm) ; aujourd'hui, elle est de 42 pouces (107 cm) ; et dans cinq ans se situera autour de 50 pouces (127 cm).

En parallèle, la qualité d'image ne cesse de s'améliorer et les firmes japonaises sont déjà en pointe sur des résolutions d'écran de 8k, soit seize fois le format de la Full HD actuelle. Principaux avantages de cette ultra haute définition (UHD) : la possibilité de regarder un écran de grande taille de près sans risque de se troubler la vue et, à terme, celle de visionner des images en 3D sans recourir aux lunettes.

En attendant la 4k (quatre fois la HD) commence à se généraliser sur les téléviseurs et arrive sur les appareils photo pro. Il y a un mois, Panasonic a ainsi présenté sa toute première tablette 4k. En revanche, les écrans souples ne sont pas à l'ordre du jour. Les recherches se portent pour l'heure sur des écrans flexibles pour appareils mobiles.

Les technologies développées dans l'électronique grand public commencent enfin à gagner le terrain de l'électroménager. Jusqu'à maintenant, c'était un univers peu intelligent. Mais grâce à la reconnaissance vocale et à l'accès aux données en ligne, les appareils qui équiperont la cuisine du futur devront comprendre nos modes de vie, suivre nos rythmes et anticiper nos besoins.

Grâce à des micros et des haut-parleurs dissimulés dans le plafond, Toshiba ainsi mis au point une solution permettant de commander les appareils de cuisson à la voix. Le tout connecté à Internet. Pratique pour faire couler une quantité d'eau précise ou pour lancer la cuisson du four sans farfouiller dans les réglages de l'appareil. Après les Smartphones, la reconnaissance vocale a déjà commencé à se développer dans les téléviseurs. Et ce n'est pas fini. On la trouvera dans l'électroménager dans les cinq années à venir.

Si le design ou le style des appareils high-tech restent fortement ancré dans la culture de chaque pays, les innovations sont, elles, bien mondiales et homogènes. Il existe de moins en moins de spécificité japonaise. Pas de raison de passer à côté de la prochaine révolution numérique.
Télécharger sur son Smartphone les vidéos complètes des meilleurs moments des épreuves d'athlétisme, en tout juste une seconde. Sauvegarder sur sa tablette toutes les photos des cérémonies de remise de médailles, le temps d'un claquement de doigts. C'est le rêve technique de tout sportif branché. Et ce devait être une réalité en 2020 pour les japonais qui assisteront, sur place, aux jeux olympiques de Tokyo.

D'ores et déjà, plusieurs entreprises nipponnes comme Toshiba ou Panasonic planchent sur la faisabilité d'une technologie de transmission mixant très haut débit et radiofréquence entre satellites et bornes au sol pour alimenter en images et en données le site officiel des Jeux.

Des innovations qui seront présentées à l'occasion du Ceatec, le plus grand Salon asiatique de la planète high-tech, qui se tient jusqu'au 5 octobre à Tokyo.

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lu pour vous numéro 56

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"Lu pour vous" n° 56*

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Infos flash

Vingt mille lieues sous la mer : la start-up norvégienne Subhydro expérimente une technologie qui exploite la différence de pression entre la mer et l'atmosphère.
De colossales sphères creuses en béton en contact avec l'air de surface sont immergées et l'eau qui s'y engouffre entraîne une turbine fonctionnant comme une centrale hydroélectrique.lpv561

Drones anti moustiques : au sud de la Floride, l'archipel des îles Keys constituerait un paradis touristique s'il n'était pas infesté de moustiques, notamment de l'espèce Aedes aegypti, vecteur de la dingue.
Pour combattre ces insectes, les responsables des services sanitaires locaux envisagent d'utiliser des drones. Le modèle retenu, le Maveric de la société Condor Aerial, pèse à peine 1 kilo pour une longueur de 75 centimètres. Volant à 60 mètres du sol, cet appareil, qui coûte 50 000 euros, est capable, grâce à sa caméra thermique, de localiser précisément les nappes d'eau stagnantes ou se développent les larves.

Sciences : pôles de compétitivité, Saclay parmi les leaders.

lpv562

Source : le Nouvel Observateur, n° 2547 du 29 août 2013 

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