lu pour vous numéro 82

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« Lu pour vous » n°82*

Sommaire

  • Les nouveaux génies français : artistes, scientifiques, entrepreneurs, intellectuels; ils incarnent une inventivité, une excellence et une audace que le monde entier nous envie.
  • Document : les régions dont la France a besoin.
  • Bebop Drone : le nouveau quadricoptère Parrot.
  • Les capteurs solaires hybrides promettent un rendement doublé.
  • Science futur : des tournesols vont doper les rendements du photovoltaïque.
  • Espace : des plans sur la comète « Tchouri «.
  • Le mini-laboratoire Philae s'est bien posé sur la comète Tchouri.
  • Electronique : la durée de vie des OLED a été multipliée par dix.
  • Espace : à Kourou, Ariane 5 ne connaît pas la routine.

Les nouveaux génies français : artistes, scientifiques, entrepreneurs, intellectuels ... ils incarnent une inventivité, une excellence et une audace que le monde entier nous envie.

Parfois même, ils sont davantage reconnus à l'étranger que chez nous.

La machine à calculer, la machine à vapeur, la montgolfière, la photographie, la locomotive, l'avion, le vaccin antirabique, le cinéma, la découverte de la radioactivité...

La France, terre d'inventions, aime célébrer ses génies passés. Elle se replonge avec délice dans la vie de ses brillants créateurs, Saint Laurent ou Chanel, qui ont imposé l'élégance à la française dans le monde.

Et pourtant !

Deux prix Nobel lors de la cuvée 2014, voilà un palmarès inédit, qui devrait mettre un terme à cette nostalgie. La France aime laisser les années confirmer le talent. Ses stars actuels s'appellent Bocuse, Nouvel ou Serres, Modiano et Tirole.
Mais Internet et les réseaux sociaux bousculent cet ordre bien établi et font émerger de nouvelles figures. La France n'est pas seulement riche de son passé ; elle engendre des talents qui ont profité d'une formation souvent excellente et d'une culture inspirante, et qui déjà, rayonne au-delà des frontières. C'est un français, devenu star outre-Atlantique Thomas PIKETTY, qui ouvre les yeux des Américains sur la montée des inégalités.

Un autre, Jacques BLED, qui affole Hollywood avec ses créatures animés hystériques, les Minions de « Moi moche et méchant ».

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lu pour vous numéro 81

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« Lu pour vous » n°81*

Sommaire :

  • Les économistes français de classe mondiale : 7 « frenchies « dans le top 25 des espoirs du FMI. Jean TIROLE, Prix Nobel d'économie 2014
  • Energie : les petits réacteurs, une autre voie pour l'industrie nucléaire. Le premier salon du nucléaire va ouvrir ses portes au Bourget mi-octobre, le World Nuclear Exhibition (WNE)
  • Actualité : bichonner les start-up, le sésame pour durer. Nouvelle profession de foi ou simple outil de communication des grands groupes ?
  • Sciences fondamentales-matériaux : le pérovskite, futur de l'énergie solaire. Ce cristal semi-conducteur pourrait bientôt concurrencer le silicium et diviser par deux le coût de l'électricité photovoltaïque
  • Science-technique : énergie; la grande réhabilitation du grisou. Ce gaz fait office de ressource nationale inespérée. Techniquement accessible, son exploitation pourrait bientôt commencer.

Les économistes français de classe mondiale : 7 « frenchies » dans le top 25 des espoirs du FMI.

Jean TIROLE, Prix Nobel d'économie 2014. Il est le plus réputé à l'international.

Thomas PIKETTY : la « Pikettymania » déferle du Chili au FMI. Son livre, » Le Capital au XXIe siècle », publié en mars 2013 en France, est un best-seller. Il est en cours de traduction dans une trentaine de langues. Il a été invité dans les plus prestigieuses universités pour développer, devant des foules conquises, son argumentaire sur les dangers de la concentration des richesses et la nécessité d'un impôt mondial sur le capital. Les chiffres de vente donnent le vertige : plus de 150 000 exemplaires en français, 450 000 en anglais.

Xavier GABAIX, a décroché un doctorat à Harvard, enseigne à la New-York University (NYU). Meilleur jeune économiste de France en 2011.

Esther DUFLO, normalienne, elle obtient son doctorat au MIT en 1999. Lauréate en 2002 du prix Elaine BENNET, elle fonde le J-Pal l'année suivante. Meilleure jeune économiste de France en 2005, obtient la médaille John BATES CLARK en 2010, et figure depuis 2012 parmi les conseillers d'Obama sur le développement.

Emmanuel ARHI, professeur d'économie à Harvard depuis 2010, il a passé sa thèse au MIT après être sorti du Corps des mines et de l'Ecole normale supérieure avec une agrégation de mathématiques. Ses travaux sont décortiqués par les banquiers centraux.

Hélène REY, diplômée de I'Ensae, docteur de la London School of Economies elle enseigne depuis 2006 à la London Business School, après un passage à Princeton. Spécialiste des flux des capitaux, elle joue un rôle discret auprès des banques centrales.

Thomas PHILIPPON, a obtenu un DEA d'économie au laboratoire Delta après un diplôme de physique à Polytechnique. Puis il a effectué sa thèse au MIT sous la direction d'Oliviere BLANCHARD, l'actuel chef économiste du FMI. Il enseigne l'économie financière à l'université de New-York.

Emmanuel SAEZ, proche de Thomas PIKETTY, ce normalien également célèbre pour ses travaux sur l'inégalité est titulaire d'un DEA d'économie au laboratoire Delta. Il a effectué une thèse sur la fiscalité au MIT. Professeur à Harvard de 1999 à 2002, il s'est fixé à Berkeley.

Source : CHALLENGES N" 404, du 9 au 15 octobre 2014, signés : Thierry FABRE, Gaëlle MACKE, Jean-Pierre de La ROCQUE, Anne-Marie ROCCO, T/F., J-P.L.R., David BENSOUSSAN, D.B., Pierre-Henri de MENTHON.

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lu pour vous numéro 80

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« Lu pour vous » n°80*

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Climat : bilan du réchauffement global
Chine : l'amour pour le vin rouge français
Energie solaire : Sun Power redevient le rayon de soleil de Total
Science-futur : un robot innove en travaillant aux champs
Science-découvertes / Physique. Expérience ultime, ils vont créer de la matière,
Actualités-chimie : un carburant« vert« à base de dioxyde de carbone dans nos moteurs ?
High-Tech- matériaux : les vitres, prochain eldorado de l'énergie solaire
Chimie : les nouvelles stars de la chimie verte. Et si les plantes remplaçaient le pétrole ... grâce aux champignons

Climat : bilan du réchauffement global

Comment peut-on limiter l'échauffement global à deux degrés ? Un nouveau bilan du C02 montre que l'humanité peut et doit utiliser le charbon, le pétrole et le gaz pendant encore 30 ans. Les réserves encore existantes après cette période, doivent rester inexploitées.
Les gaz de serre des usines, des centrales électriques et des voitures menacent de réchauffer le climat d'une façon considérable. Des scientifiques mettent en garde sur des conséquences possibles comme la montée des océans, la fonte des glaciers, des pluies extrêmes ou des vagues de chaleur. Le mardi 21 septembre, les Nations Unis à New-York débattent sur une traité mondial du climat. A l'occasion de la conférence à l'ONU, un tableau synoptique montre les limites à l'émission du dioxyde de carbone(C02).
L'énergie fossile devra être utilisée pendant encore une génération, prévient un groupement de recherche dans son bilan global du C02 (« Global Carbon Budget).

Depuis le début de l'industrialisation, l'humanité a expulsé dans l'atmosphère quelques 2000 milliards de tonnes de C02. Si l'expulsion reste à son niveau actuel, il dépassera dans environ 30 ans la valeur critique de 3200 milliards de tonnes de gaz de serre depuis le début de l'ère industrielle. Si cette limite ne sera pas dépassée, il y a une bonne chance de limiter le réchauffement global à 2°c.

On demande donc à l'humanité de la tempérance. Dans cette période des 30 années prochaines il serait nécessaire de diminuer l'expulsion de C02 au moins de 5% par an (suivant les prévisions (calculs) des chercheurs de l'université d'Exeter). Cette tendance devrait être favorable. En 2014, les émissions de gaz de serre ont augmenté de 2,5%( suivant le bilan des scientifiques, publié dans plusieurs revues).
La quantité de CO2 dans l'air va de record en record. L'année dernière, l'humanité a émis 36 milliards de tonnes; il faut rajouter 3 milliards de tonnes dues aux feux de forêts.

Le plus gros émetteur est la Chine; en 2013, elle a émise 10 milliards de tonnes, deux fois plus que le numéro 2, les Etats-Unis. Les 28 pays de l'Union européenne sont à 3,5 milliards de tonnes.

La part d'émission des pays les plus polluants en 2013 :
1. Chine : 29%
2. USA : 15%
3. EU : 10%
4. Inde : 7,5%
s. Russie : 5,3%
6. Japon : 3,7%
7. Allemagne : 2,2%
8. Corée du Sud : 1,9%
9. Iran : 1,8%
10. Arabie Saoudite : 1,5%

Source/ Der Spiegel on line du 21 septembre 2014, signé Axel BOJANOWSKI

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lu pour vous numéro 79

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« Lu pour vous » n°79*

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  • Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp
  • Science-cosmos : la sonde « Rosetta » en orbite autour de la comète « Tschuri »,
  • Actualité-analyse : alors que la plateforme américaine Khan Academy arrive en France, start-up, ministère de l'Education nationale et collectivités locales lancent, chacun de leur côté, des outils pédagogiques sur mobile et Internet
  • Les 15 villes ou il fait bon travailler
  • High-Tech : pharmacologie-innovation
  • La micro fluidique accélère la création de médicaments
  • Science-futur : cette tour solaire peut produire autant qu'un réacteur nucléaire
  • Sciences-énergies : une île inaugure l'autonomie totale en énergie
  • Science-futur : la lévitation à grande vitesse va desservir la ville
  • Science : les taxis des astronautes, la nouvelle flotte de la Nasa

Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp

lpv791Deux ans après son atterrissage dans le cratère de Gale, Curiosity est enfin arrivé au pied du mont Sharp, une montagne de 5 500 mètres de hauteur formée de couches sédimentaires qui est l'objectif principal de sa mission.

Avant de commencer l'ascension proprement dite, le rover va commencer par analyser en détail un affleurement rocheux de couleur claire, appelé « Pahrump Hills » qui semble être la base de la montagne. Cet affleurement est le premier objectif, car on s'attend à y trouver ce qu'on recherche avec Curiosity, à savoir des roches hydratées, qui se sont formées en présence d'eau. Cette présence dans le lointain passé de Mars est en effet un paramètre crucial pour déterminer si la planète avait permis ou non à la vie d'exister.

Cette zone intéressante est à environ 200 mètres de la position actuelle du rover, qui devrait l'atteindre en quelques jours. Ce n'était pas la zone prévue au départ pour l'exploration du mont Sharp, mais les responsables ont décidé d'y aller quand ils se sont aperçus qu'elle était à la fois plus proche et plus prometteuse que celle initialement visée, Murray Butts. Ce raccourci est une bonne nouvelle pour la mission qui a eu une traversée plus difficile et plus longue que prévue pour arriver jusqu'aux contreforts de la montagne. Les terrains difficiles, très caillouteux et irréguliers, ont ralenti la progression, et ont surtout provoqué une très mauvaise surprise en endommageant très rapidement les 6 roues du rover. Comment des trous avaient pu être percés dans les roues d'aluminium, alors qu'elles avaient été conçues pour supporter les 900 kg du rover sur tous les types de terrain imaginables ? Avec un double du rover sur Terre, ils se sont aperçus que de tels dégâts pouvaient être provoqués par des passages répétés sur des cailloux très pointus et fixés solidement sur un sol rocheux.

Au début de la traversée du rover, il y avait déjà ce type de cailloux très pointus, mais ils étaient dispersés sur un sol assez sableux, dans lequel ils s'enfonçaient quand le rover roulait dessus. Ça s'est gâté quand on est arrivé sur des terrains plus durs où ces cailloux ne s'enfonçaient plus et endommageaient les roues. A partir de maintenant, le plus dur est passé, on arrive sur des terrains qui ont l'air beaucoup moins agressifs, précise Nicolas MANGOLD, géologue au CNRS (Université de Nantes). A la date du 11 septembre 2014, Curiosity avait parcouru une distance de 9 544 mètres à la surface de Mars depuis son atterrissage.

Source : Le Figaro on line Sciences du 12 septembre 2014, signé Cyrille VANLERBERGUE.

II faut se demander, derrière l'exploit prodigieux que constitue ce « rover », si la recherche de la « vie » dans un passé très lointain doit constituer un réel objectif autre qu'incident. Le véritable objectif est le futur, non ? Comment coloniser, voir transformer la planète pour la rendre habitable et envisager le futur de l'humanité ; la vie future.

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lu pour vous numéro 78

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« Lu pour vous » n°78*

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  • Sciences fondamentales : gros plan sur l'infiniment petit
  • Santé-cryoconservation : le froid extrême prolonge la vie des organes
  • Santé-agronomie : les insectes s'invitent au menu du jour
  • Technologie-santé : la chirurgie des mains multiplie les prouesses
  • Nature-Ethologie : les oiseaux nous en mettent plein la vue
    • Rusé comme un corbeau
    • 200 jours sans se poser
    • Recordman de vitesse
    • La doyenne des oiseaux
    • Madame porte la couleur

Sciences fondamentales : gros plan sur l'infiniment petit.

Ces images spectaculaires, réalisées au microscope électronique à balayage, font partie des 18 lauréates des Wellcome Awards 2014, un concours qui récompense les meilleures vues scientifiques parmi celles récemment acquises par la banque d'images britannique Wellcome Images. Un jury composé de sept personnes —chercheurs, éditeurs, journalistes et membres d'institutions scientifiques — a sélectionné ces vues en fonction de leur impact, de leur qualité technique et de l'éclairage scientifique qu'elles apportent. Ces images offrent un regard inédit sur un monde microscopique qui ne cesse de nous surprendre.

Audrey BOEHLY

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lu pour vous numéro 77

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« Lu pour vous » n°77*

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  • Astronomie : eau, le lointain écho des sources célestes. En 2010, les radiotélescopes de Bure repéraient de la vapeur d'eau autour d'une étoile. Depuis, chaque observation le confirme : l'Univers regorge d'eau.
    • Le bruit de l'eau dans l'atmosphère
    • A des microns près
    • Chaque source est observée pendant cinq à dix heures
    • Jusqu'au bord des trous noirs
    • Deux regards ultrasensibles
  • Astronomie : la plus longue année dans tout l'Univers
  • Agriculture-environnement : la vie extraordinaire des abeilles
    • Une petite bête à la tête bien faite
    • Apprentissage supérieur
    • Le calendrier perpétuel des ouvrières
    • Cahier pédagogique : la stricte harmonie de la ruche
    • Repères
  • Sciences-médecine : thérapie expérimentale du cancer, des tumeurs rétrécies par des bactéries

Astronomie : eau. Le lointain écho des sources célestes.

En 2010, les radiotélescopes de Bure repéraient de la vapeur d'eau autour d'une étoile. Depuis, chaque observation le confirme : l'Univers regorge d'eau.

lpv776A environ deux heures de Grenoble, Bure est un petit royaume de la radioastronomie perché à 2 550 mètres d'altitude. Seuls le vent et le doux ronronnement des moteurs qui gouvernent les mouvements lents des antennes viennent troubler cette solitude rocheuse. C'est ici, dans ce lieu quasi lunaire, qu'a été réalisée l'une des toutes premières détections d'eau dans l'Univers profond depuis la Terre.

Car c'est maintenant une certitude : il y a de l'eau partout dans le Cosmos. Et sous toutes ses formes. Certes, en dehors de la Terre, l'eau liquide n'aurait été repérée que dans le Système solaire, notamment sur Europe et Ganymède, satellites de Jupiter, ainsi que sur Titan et Encelade, lunes de Saturne. Mais, de la glace et de la vapeur d'eau ont pu être signalées jusque dans les plus lointaines galaxies, et même au cœur des étoiles naissantes. C'est ainsi qu'il y a deux ans, à Bure, une équipe européenne a pu localiser de grandes quantités d'eau dans un système planétaire en formation autour de la toute jeune étoile NGC1333 IRAS4B, « un endroit où l'on pensait qu'elle ne pouvait exister que sous forme de glace, indétectable par nos instruments », précise Roberto NERI, astronome à l'I.R.A.M. (Institut de Radio- Astronomie Millimétrique) de Grenoble. La seule eau visible en radioastronomie est en effet la molécule de vapeur qui rayonne dans le domaine millimétrique. Cette fois, le poupon-étoile avait tellement chauffé son environnement qu'il avait transformé la glace en vapeur.

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lu pour vous numéro 76

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« Lu pour vous » n°76*

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  • Le pouvoir des riches :
    • Ils défient les Etats
    • Le roi IMMELT, PDG de General Electric
    • Ils contrôlent les médias
    • Des investisseurs tous azimuts
    • Carlos SLIM, le magnat mexicain
    • Inde : Azim PREMJI, une sacrée classe
  • Actualité-botanique : les plantes ont l'ouïe fine
  • High-tech : un écran tactile pour deux
  • Energie : la France se lance dans l'éolien flottant

Le pouvoir des riches.

Les fortunes prolifèrent partout dans le monde : capitalistes ou grands patrons, sportifs d'exception ou auteurs à succès, banquiers ou avocats internationaux, ces nantis constituent une aristocratie cosmopolite et disparate, toujours plus puissante et influente. Déjà, certains d'entre eux n'hésitent plus à défier les gouvernements, d'autres contrôlent les médias, beaucoup se substituent aux Etats défaillants. Et ce mouvement n'est pas près de ralentir.

Bernard ARNAULT, PDG de LVMH. Comment refuser quoi que ce soit à cette figure du capitalisme tricolore, cet entrepreneur pourvoyeur d'emplois, à ce patron de de presse aux multiples réseaux, au mécène encore qui vient d'annoncer la prochaine ouverture, le 27 octobre, de la Fondation Vuitton ? Un écrin posé dans le Jardin d'Acclimatation, à Paris, signé Franck GEHRY, qui abritera notamment une partie de sa collection d'art contemporain. En haut de cette aristocratie, difficile à cerner, mais qui asseoit son pouvoir chaque jour un peu plus. Elle semble avoir gagné sur tous les tableaux,

Comme concluait, au début de l'année un livre percutant « Pourquoi les riches ont gagné » (Albin MICHEL) de l'essayiste Jean-Louis SERVAN-SCHREIBER.

Dans un monde sans frontières, tous tiennent le devant de la scène. Ces dernières semaines, plusieurs ont défrayé la chronique ? Leur démarche peut paraître parfois anecdotique. Elle est souvent déterminante, jamais anodine.
Le milliardaire Petro POROCHENKO, conquiert la présidence de l'Ukraine après avoir mis ses ressources colossales au service de la contestation pro-européenne. Leonardo di CAPRIO, héros de Titanic, et ardent défenseur de l'environnement, débourse 7 millions de dollars pour la préservation des océans. Patrick DRAHI, le nouveau « Tycoon » des télécoms, apporte 14 millions d'euros à Libération, une goutte d'eau à l'aune de sa fortune, un investissement salutaire pour le quotidien. De son côté, J.K. ROWLING, l'auteur britannique de la saga Harry Potter, s'engage à cent jours du référendum sur l'indépendance pour le maintien de l'Ecosse au sein du Royaume- Uni, et joint le geste à la parole en signant en guise de soutien, un chèque de 1,2 millions d'euros.

Incontournables les riches ? Toujours plus nombreux. Cette année, la famille des milliardaires s'est encore élargie : ils sont 1 645 dans le monde selon le magazine Forbes. Un record absolu depuis la création de ce classement, en 1987. Ensemble, ces ultra-riches « pèsent » 6400 milliards de dollars, l'équivalent de la somme des PIB de la France et de l'Allemagne !

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lu pour vous numéro 75

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« Lu pour vous » n°75*

Sommaire

  • Sciences-médecine : rester jeune jusqu'à 100 ans
  • High-tech : la roquette à l'œil d'aigle
  • Technologie-automobile : Toyota présente la première voiture de série propulsée à l'hydrogène (pile à combustible)
  • Sciences-géologie : des scientifiques découvrent la source la plus au Nord du monde
  • Actualités-sciences fondamentales : nanotechnologies
  • Actualités : une batterie « carbone » recyclable
  • Sciences fondamentales-matériaux : la nacre, une structure de choc

Sciences-médecine : rester jeune jusqu'à 100 ans.

« Le meilleur médicament, c'est vous ! » livre au succès retentissant du Dr. Frédéric SALDMANN, nutritionniste à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris, vendu à 500 000 exemplaires.

« Nous avons tous en main les clefs de notre longévité » : 30% de calories en moins, c'est 20% de vie en plus, trente minutes de sport quotidien, c'est 40% de maladies cardio-vasculaires évitées, un demi-degré de moins de la température corporelle chez la souris, c'est 15% de vie en plus.
Au-delà des recommandations de bon sens, une piste capte toute l'attention des spécialistes engagés dans la lutte contre le vieillissement, celle des télomères. Ces petits «bouts» d'ADN situés à l'extrémité des chromosomes protègent ces derniers de la dégradation progressive. Ils assurent la stabilité du génome et évitent les erreurs de «copie» lorsqu'une cellule se divise.

Avec, néanmoins, un prix à payer : à chaque division, ils raccourcissent légèrement, au point de disparaître au terme d'un certain nombre de réplications, entraînant du coup la mort des cellules. En ce sens, ils constituent un remarquable marqueur de notre âge biologique, fiable, précis et surtout individualisé. Les télomères sont le « tic-tac » de notre horloge interne.

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lu pour vous numéro 74

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« Lu pour vous » n°74*

Sommaire

  • Peut-on se passer de l'expérimentation animale ?
  • Sciences-médecine : un nouveau vaccin empêche la croissance de tumeurs cérébrales
  • Sciences-astronomie : océan de méthane sur Titan, satellite de Saturne
  • Actualité-gadget : un vêtement comme chargeur électrique,
  • Urbanisme : la Chine rêve de villes aquatiques
  • Nature-climatologie : objectif 2°c, mission possible ?
  • Sciences-nature : la vie dans les océans

Peut-on se passer de l'expérimentation animale ?

Une récente réglementation européenne impose de limiter le plus possible l'utilisation des cobayes.

Les faits :

lpv749-7Chaque année dans le monde, 80 millions d'animaux sont utilisés comme cobayes. En France, 60 000 biologistes mènent des essais sur 2,2 millions d'animaux dont l'issue est, à 90%, l'euthanasie. Les méthodes alternatives représentent déjà 70% des expériences en laboratoire. Si cela permet d'améliorer la santé des êtres humains, les Européens sont favorables aux tests sur les chiens et les singes à 44%, et 37% sont contre. S'il s'agit de rongeurs, ils sont pour à 66% (Eurobaromètre, 2010).

Depuis 1901, 79 prix Nobel ont été attribués à des travaux impliquant des animaux : c'est grâce aux oiseaux qu'on a compris la chimie des cellules (1610) et aux chevaux que les mécanismes de l'immunité ont été découverts (1919) ; des chiens ont servi à démontrer que le diabète se traite à l'insuline (1921) et à mettre au point des transplantations d'organes (1990), etc.

Il est en effet obligatoire de tester sur des animaux les traitements thérapeutiques avant qu'ils ne soient validés sur les humains.

Grâce au développement des méthodes de substitution l'expérimentation sur les animaux ne représente déjà plus que 30% des tests menés en laboratoire. En France, depuis 2009, une charte éthique rappelle les règles : une expérience sur animaux n'est autorisée que si elle est nécessaire et irremplaçable par une méthode alternative. Tout projet de recherche doit être envoyé au ministère de la Recherche qui vérifie sa conformité avec la législation avant de la transmettre à un comité éthique. Après étude, s'il rend un avis favorable, le ministère donne son feu vert. Le processus prend des mois et est contraignant.

Pour qu'un projet soit validé, il doit respecter le principe de «32R» : remplacer (ne pas utiliser d'animaux s'il est possible d'employer une méthode de substitution), réduire (diminuer le nombre d'animaux au strict minimum) ; raffiner (choisir les méthodes les moins invasives possibles : taille des cages, administration d'analgésiques, etc.). Tout faire pour éviter ou limiter la douleur, qui peut d'ailleurs fausser les résultats d'une expérience.

Remplacer les cobayes vivants.

Les méthodes alternatives en expérimentation animales reposent principalement sur des modèles de cellules humaines in vitro ou des modèles mathématiques in silico. L'objectif de ceux qui les développent n'est pas seulement d'éviter le sacrifice d'animaux, mais également de se doter d'outils plus performants, plus rapides et moins coûteux.

Cultiver et imprimer des tissus en 3D.

lpv741La culture des cellules en laboratoire, au fond de boîtes plates, sur un tapis de nutriments, est un modèle trop éloigné de la réalité d'un organisme. D'où la nécessité pour les chercheurs de vérifier et compléter leurs observations in vivo par des études chez l'animal. Les biologistes développent donc des méthodes de culture tridimensionnelle. En 3D, les cellules s'organisent et interagissent différemment. A l'institut Curie, des équipes ont fabriqué de petites sphères creuses, ou les cellules peuvent constituer des amas comme dans la nature.

D'autres méthodes prometteuses émergent, comme le bio printing, l'impression 3D de cellules avec des »bio encres » qui reconstituent les différentes couches d'un groupe cellulaire. L'impression d'organes entiers n'est encore qu'un objectif à quelques décennies.

 

lpv742Reprogrammer des cellules adultes.

Il est désormais possible de reprogrammer pratiquement chaque cellule du corps humain adulte à l'état de cellules souches pluripotentes, capable ensuite de redonner n'importe quelle cellule de l'organisme (innovation qui a valu au japonais Shinya YAMANAKA le prix Nobel en 2012).
Cette innovation reste complexe à employer car il faut introduire quatre gènes codant dans le génome de la cellule pour la reprogrammer. Néanmoins, ces cellules dites 1RS sont utilisées pour tester l'efficacité de molécules à visée thérapeutique : elles permettent de modéliser de nombreuses pathologies afin de les étudier ou d'effectuer des tests de toxicité précliniques.

lpv743Reconstituer un organe sur puce.

Des chercheurs de Harvard ont réussi à reproduire à l'intérieur d'un petit composant en plastique la structure cellulaire propre à un organe (cœur, poumon, foie, etc.), et à y simuler son fonctionnement. Quand il est mis en contact avec différentes substances, on voit comment cet «organe sur puce» réagit. Ce micro dispositif est utilisé pour étudier des substances chimiques, mais aussi des maladies et l'effet des médicaments censés les contrer.

A terme, les puces des différents organes seront reliés les unes aux autres : elles permettront de reconstituer le corps humain et de tester des traitements directement par ce biais.

Fabriquer des peaux artificielles.

Produire des anticorps sur tous supports.

Elever des larves fluorescentes permet de tester la toxicité des substances.

lpv744Modéliser les biomécanismes in silico.

De puissants logiciels modélisent les réactions de cellules humaines mises en contact avec une molécule donnée. Les algorithmes sont définis à partir de l'ensemble des connaissances acquises grâce aux méthodes in vivo et in vitro. Le résultat ? Sur un écran, on observe une série de graphiques et de tableaux qui montrent les mécanismes biologique (ci-dessous, une modélisation de neurone) tels qu'ils se seraient produits dans la réalité.
Cette méthode en plein essor permet d'éliminer rapidement les molécules déclenchant des réactions anormales de cellules, et ainsi de remplacer les animaux dans les premières phases d'une recherche.

Source: L'enquête de ça m'intéresse juin 2014, textes Alexandra BOGAERT

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