lu pour vous numéro 100

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" Lu pour vous " n° 100*

Le « centenaire » : 12 janvier 2011 (n° 1) / 24 juillet 2015 (n° 100).

Sommaire

  • Biophysique : les cellules distinguent la droite de la gauche
  • Cool tech : Ninebot One, stop ou encore
  • Combien de données (informatiques) génère l’humanité chaque jour ? Le volume massif de données que l’humanité génère crée un nouveau genre de problème
  • Armée High-Tech : les armées du futur
  • Architecture : Sky scrapers (gratte-ciel)
  • High-Tech : les sous-marins géants passent à l’attaque
  • Actualité culinaire – Italie : pizza pour gros appétit.

Sources des informations pour la rédaction des « Lu pour vous » :
Revues : Science et Avenir, Science et Vie, La Recherche, Pour la Science (mensuels), Time magazine, Der Spiegel magazine, Challenges, Le Nouvel Observateur, L’Express ( hebdomadaires) , Le Figaro, Le Monde et Spiegel on line ( journaliers), Top Santé, Recherche & Santé (occasionnel).


Biophysique : Les cellules distinguent la droite de la gauche.

lpv1001Confinée dans une microstructure parfaitement ronde, cette cellule de peau humaine (un peu plus petite que le diamètre d’un cheveu) s’est organisée en vrillant sa structure interne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Les fibres du cytosquelette de la cellule de ce type s’organisent dans ce même sens, rapporte une étude dirigée par Alexander Bershadsky, à l’université de Singapour.

« Ce qui est remarquable, c’est qu’une cellule placée dans des conditions parfaitement isotropes, sans orientation privilégiée, a développé spontanément une architecture biaisée dans un sens plutôt que dans l’autre », commente Manuel Théry, de l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Cette existence d’une direction préférentielle intrinsèque aux cellules ouvre de perspectives dans la compréhension des brisures de symétrie à plus grande échelle : on ne sait toujours pas pourquoi nous avons le cœur à gauche plutôt qu’à droite par exemple.

Source : LA RECHERCHE spécial n°500, juin 2015, signé Philippe Pajot.

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lu pour vous numéro 99

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" Lu pour vous " n° 99*

Sommaire

  • Environnement :
    • L'eau : le recyclage des bouteilles d'eau
    • De la source à la bouteille : Volvic cultive une image de pureté,
  • Science et guerre : la France a son Pentagone
  • Science-technique : nouveau record du monde de l'avion solaire
  • Science : en route vers l'immortalité
  • Actus technos - Acoustique : un appareil sait éteindre le feu ... avec du son
  • Actualités - Astrophysique : de mystérieuses galaxies très lointaines

Environnement :
L'eau : le recyclage des bouteilles d'eau.

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Source : L’Express, édition spéciale, supplément, n° 3 337 du 17 juin 2015 ; signé C.C.

De la source à la bouteille : Implantée au cœur des volcans d'Auvergne, Volvic cultive une image de pureté.

Ici, le basalte, pierre volcanique résistante, a longtemps fait la renommée du village. Mais si les carrières sont florissantes, l'eau potable est longtemps restée une denrée rare.

En 1927, le perçage d'un tunnel horizontal de près de 700 mètres permet d'accéder à la source dite « du Goulet » qui alimente aujourd'hui en eau courante 33 communes et 70 000 habitants alentours. Toutefois ce n'est pas elle qui fait la réputation internationale de Volvic : la composition de cette eau de source s'avère variable. La découverte de l'Eldorado, remonte seulement à 1963, quand un forage vertical de 100 mètres de profondeur permet de découvrir la source Clairvic, souterraine et située en pleine campagne. Dès 1965, son eau à l0°C est labellisée « eau minérale naturelle » par l'Académie de médecine. Une mention qui exige - notamment- que l'eau soit de composition, température et qualité constantes, mais qui constitue un passeport essentiel pour une « success story » internationale.

Toutefois, pour bénéficier du label, il faut satisfaire à d'autres exigences, notamment d'être mis en bouteille à proximité. En 1974, la Société des eaux de Volvic construit donc l'usine de Chancet, unique centre d'embouteillage de Volvic, à seulement quatre kilomètres de la source, à laquelle seuls les fontainiers ont accès à des fins de prélèvement. Une fabrique, qui aujourd'hui, totalise 16 hectares de superficie (huit fois plus qu'à sa création) pour une production de quelque cinq millions de bouteilles par jour. L'eau y est directement propulsée (à 89 litres/seconde soit 15% seulement du débit de la source, afin de préserver son cycle de renouvellement), depuis les cinq forages, via une canalisation en acier inoxydable enterrée quelques centimètres sous terre.

C'est après que tout s'accélère. S'il faut cinq ans pour qu'une goutte de pluie ou un flocon traverse les trois couches successives de roches volcaniques (la trachy-andésite, la pouzzolane et le basalte) et atteigne enfin, à 100 mètres de profondeur, le granit imperméable qui permet de la recueillir, il faut seulement cinquante minutes pour que l'eau soit conditionnée et prête à livrer. L'usine ne ferme jamais. Elle fonctionne 24 heures/24 et ses 10 lignes de production dédiées sont intégralement automatisées : zéro stockage, et un embouteillage instantané sans que, jamais, la main de l'homme n'intervienne et ne risque de contaminer le précieux liquide. Près des lignes de production, tenue de rigueur pour le personnel, charlotte, masque, nettoyage répétés et vérification des mains et même des semelles passées au pédiluve, atmosphère contrôlée, mais aussi diffuseurs d'air pur assurent une sécurité optimale, certifiée par près de 700 contrôles quotidiens tous azimuts.

A 850 salariés que viennent épauler 200 intérimaires en période intensive, l'usine de Chancel participe fortement au dynamisme du tissu économique local : elle est la seconde entreprise agro­ alimentaire d'Auvergne. Depuis sa création, elle n'a jamais cessé d'innover : fabrication de ses propres bouteilles (dont certaines en PET végétal qu'elle est la première marque française à avoir utilisé), premières eaux aromatisées, dès 1980, et forte ouverture sur le monde de soft drinks, avec, en 2003, l'ouverture d'un site spécialisé dans les boissons aux jus de fruits à l'eau de Volvic. Qui atteint un volume actuel de deux millions de bouteilles par jour (en plus des cinq millions d'eau « classique ») pour quelques 200 recettes différentes, selon les pays. La Société des Eaux de Volvic, qui capte, embouteille et commercialise l'eau de la source Clairvic, a également su s'attirer les faveurs du public, notamment en ouvrant très grand et très tôt - dès 1965 - les portes de son parc et de son usine. Avec 150 000 visites gratuites par an pour le parc et 3 000 pour l'usine, sécurité oblige, elle sensibilise à l'environnement et propose randonnées, courses d'orientation, balades en Segway ou circuits de géocashing, au cœur de son impluvium protégé. Cette mission de préservation assurée par le Comité environnement pour la protection de l'impluvium de Volvic (Cepiv) a été remarquée par l'union européenne. Il fait aujourd'hui office de site pilote dans le cadre du projet Semeau pour la gestion des eaux de surface et souterraines.

Chiffres cles :
Implantation : Volvic, Puy-de-Dôme (63)
Date de création : janvier 1957 pour la Société des eaux de Volvic, 1974 pour l'usine de Chancet.
Effectif : 850 salariés en CDI + 200 intérimaires.
Chiffre d'affaires : 411 744 000 (+ 2% par rapport à 2013).
Nombre de bouteilles produites : 1,2 milliard par an.
Bouteilles de Volvic bues dans le monde : 40 par seconde.
Nombre de pays consommateurs : 65.
Exportation : 70% du CA.
Groupe : Danone.

Source : L'Express, édition spéciale, n° 3 337 du 17 juin 2015, signé I.D.

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lu pour vous numéro 98

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" Lu pour vous " n° 98*

Sommaire

  • lnfo flash : 621 millions d'Africains sans électricité / Les enfants numériques
  • Science-cosmos : après un silence de sept mois, le contact radio a repris avec l'atterrisseur Philae sur la comète Tchouri
  • Actualité - Science : une prothèse de main robotisée en impression 3D
  • La Terre inconnue : une genèse qui pose encore question
  • Science & Futur : des briques imprimées en 3D climatiseront les maisons
  • Science & Futur : ce cargo« à voile» intelligent promet d'optimiser le fret
  • Science & Futur : le train sous vide entre en phase de tests (Quay Valley, Californie),
  • Question aux experts : faut-il prendre des notes à la main ou à l'ordinateur ?

Info flash :
Environnement : 621 millions d’Africains sans électricité.

La fée électricité a été parcimonieuse avec le continent africain.

L’Africa Progress Panel, le think tank de Kofi Annan, vient de publier un rapport qui dresse un constat cruel et sans appel : aujourd’hui encore, 621 millions de personnes d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, ne sont pas reliées à l’électricité. Il faut huit ans à un Tanzanien pour en consommer autant qu’un américain en un mois. Cette pénurie d’énergie freine la croissance de la région. 55 milliards de dollars par an seront nécessaires pour garantir l’accès au réseau électrique à tous les Africains d’ici 2030.

Source : Le Nouvel Observateur, n° 2040 du 11 au 17juin 2015.

Les enfants numériques :

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Source : Le Nouvel Observateur, n° 2040 du 11 au 17 juin 2015.

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lu pour vous numéro 97

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" Lu pour vous " n° 97*

Sommaire

  • Renseignements : les oreilles de l'Etat
  • Economie : 1 046 projets chinois en Afrique
  • Biotechnologies : des routes goudronnées en biobitume
  • Science & Technique : équiper un chasseur avec un laser de 100 kilowatt pour abattre fusées et avions
  • Economie : faire fortune en Californie
  • Technologie : les routes de cinquième génération
  • Astrophysique : quelle est notre place dans l'Univers ?
  • High-Tech : la maison se branche sur batteries

Renseignements : les oreilles de l'Etat.

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Source : Le Nouvel Observateur, N° 2436, 30 avril 2015, Ministère de la Justice.

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lu pour vous numéro 96

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" Lu pour vous " n° 96*

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  • Environnement : Des déchets, des bactéries et des bioplastiques. Un consortium breton met au point un procédé dans lequel des bactéries marines produisent des plastiques biodégradables à partir de détritus de fruits et légumes
  • Technologie : record de vitesse pour une imprimante 3D
  • Astronomie : Tchouri, une comète pleine de vide ? Observée de près depuis des mois par la sonde Rosetta, 67 P/ Tchouroumov dévoile un paysage d'une étonnante diversité : falaises, dunes, dépressions, puits profonds ..., formée de vide, au moins 70%
  • Architecture et économie - mégaprojet au Moyen-Orient. Les états de la région sont connus pour des réalisations architecturales hors du commun. Jusqu'en 2035, pour 100 milliards de dollars, l'Arabie saoudite projette une ville nouvelle pour deux millions d'habitants
  • Actualités - produits : Apple, le nouveau iPhone 6 S et 6 Plus 6, Un analyste a joué au jeu des prédictions

Environnement : Des déchets, des bactéries et des bioplastiques.

A l’heure où l’on interdit les sacs en plastique, un consortium breton met au point un procédé dans lequel des bactéries marines produisent des plastiques biodégradables à partir de détritus de fruits et légumes.

Les gobelets et les assiettes pour le pique-nique du dimanche, c’est bientôt fini. Dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, l’Assemblé nationale a voté le 10 octobre 2014 l’interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique à partir du 1er janvier 2015. Mais aussi celle de la vaisselle jetable en plastique non compostable en 2020.

La production mondiale des matières plastiques continue d’augmenter : elle a atteint 299 millions de tonnes en 2013, dont 40% environ étaient destinés au marché de l’emballage. Et malgré une croissance exceptionnelle des plastiques biosourcés, de l’ordre de 20% par an, plus de 99% des plastiques sont encore d’origine pétrochimique.

La nécessité de développer rapidement de nouveaux matériaux est d’autant plus cruciale que l’échéance se rapproche pour les sacs en plastique. Plus précisément, leur distribution gratuite ou leur vente sera interdite à la caisse des magasins, sauf s’ils répondent à deux conditions particulières : être biosourcés et compostables.

Ces conditions relèvent de normes techniques. ‘Biosourcé’ qualifie un plastique dont une fraction au moins est issue d’une matière première renouvelable d’origine végétale ou animale. On utilise la datation au carbone-14 pour déterminer ce taux. (On applique la norme ASTM D6866 pour classer les plastiques selon leur teneur en matière renouvelable).

‘Compostable’ désigne des plastiques capables de se dégrader en fin de vie par fermentation biologique en les mélangeant ou non à divers déchets organiques. (Ce terme est défini par la norme NF EN 13432).

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Lu pour vous numéro 95

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" Lu pour vous " n° 95*

Sommaire

  • Science et technique - le projet « Locust » (sauterelle). La marine US veut envoyer des essaims de drones au combat
  • Stratégie : Valeo accélère sur la voiture propre et autonome
  • Science & techniques - énergie verte : plantes, elles devinrent des lampes
  • Science : dessalement de l'eau contre la sécheresse
  • Actualités - découverte de nouveaux cycles solaires
  • Science & Technique : Airbus fabrique 100 petits avions électrique
  • Actualités high-tech : un radar sait prévoir les nids-de-poule
  • Economie : cargo géant danois - majesté en acier
  • Science : technique de la Nasa, vue de radar à travers les débris

Science et Technique – Le projet « Locust » (sauterelle). La marine US veut envoyer des essaims de drones au combat.

La marine des Etats-Unis mise sur la technologie de l'essaim : des douzaines de mini-drones s'envolent simultanément pour combattre un ennemi.
L'objectif du projet Locust (Low-cost UAV Swarming Technology) : faire décoller des mini-drones en essaim pour écraser l'ennemi en complète autonomie, selon un rapport de l'Office of Naval Research (ONR).

La technologie a été testée avec succès au mois de mars. Des mini-drones du type « Coyote », équipés de différents détecteurs ont effectué en totale autonomie un vol en formation, niveau encore jamais atteint. L'année prochaine des tests seront effectués sur des navires. 30 petits drones décolleront en succession rapides et échangeront entre eux des informations. Ceci les qualifiera à coopérer en totale autonomie en missions offensives ou défensives.
Une vidéo du ONR montre comment les drones « Coyotte » jaillissent des tuyaux et déploient leurs ailes. Suit le vol en formation autonome et une simulation qui montre comment les petits drones identifient ensemble des cibles, qui seront ensuite bombardés.
Jusqu'à maintenant, les drones sont seulement équipés de divers détecteurs. Mais une version armée, comme le « Switchblade » drone pourrait entrer dans une formation.

Ce n'est pas certain qu'un tel essaim entrera vraiment en action. La charge de ces drones ne pourra être composée que d'un détecteur à infrarouge ou d'un détecteur optique. De plus, les corps volants ne pourront pas atterrir, ils sont donc conçus à usage unique. Ceci pourrait augmenter les coûts, même si des centaines de petits corps volants, autonome et sans pilote, coûtent moins qu'un seul avion tactique. L'US Navy reste optimiste. Les corps volants non habités, réutilisables et reconfigurables peuvent multiplier la force de combat et en même temps, diminuer le risque pour les combattants.

Source : Der Spiegel on line du n°15 avril 2015, signé Markus Becker.

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lu pour vous numéro 94

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" Lu pour vous " n° 94*

Sommaire

  • High-Tech : bientôt une batterie qui rechargera votre smartphone en une minute
  • High-Tech: made in France version kaki
  • Merveille d'ingénierie : le tunnel ferroviaire du Gotthard à travers les Alpes suisses
  • Science & techniques - énergie : hydrogène, la ressource que personne n'attendait
  • Un projet d'hydroliennes installées dans des canalisations est lancé
  • Science - recherche : le train japonais Maglev bat le record du monde de vitesse
  • Etude - conjoncture : si l'océan était un pays, il serait la septième puissance économique
  • Science & futur : la première centrale électrique houlomotrice entre en service
  • Science & futur : le concept d'un immeuble « moulin à vent » prend forme

High-Tech : bientôt une batterie qui rechargera votre smartphone en une minute.

Les chercheurs de l'université américaine de Stanford ont découvert par hasard que le graphite se combinait à merveille avec l'aluminium pour confectionner des batteries.

Des batteries qui durent plus longtemps, ne risquent pas de prendre feu et se chargent en une minute ? Voilà la promesse des scientifiques de Stanford , qui reconnaissent que cette avancée est le fruit du hasard. « L'aluminium, est depuis longtemps un matériel attractif pour confectionner des batteries, principalement pour son faible coût, sa faible inflammabilité et ses grandes capacités de stockage, » explique l'université californienne. Mais jusqu'ici, les tentatives de création de batteries ont échoué, car il manquait un matériau qui se couplerait à l'aluminium et pourrait supporter plusieurs cycles de charge.

Jusqu'au coup de chance de Stanford et de son professeur de chimie Hongjie Dai : » Nous avons découvert accidentellement qu'il suffisait d'utiliser du graphite, qui, en gros, s'apparente à du carbone ».

Le remplaçant des batteries lithium-ion.

Ce progrès pourrait permettre de remplacer les batteries lithium-ion, moins performantes. L'avantage le plus impressionnant reste la vitesse de charge. Les équipes de Stanford évoquent des performances « jamais vues » : un chargement complet en .... Une minute. La longévité de ces nouvelles batteries est elle aussi bien meilleure que celle des batteries actuelles : plus de 7 500 cycles, contre 1 000 pour une batterie au lithium-ion standard.

Cette nouvelle batterie est aussi plus sûre. « Elle ne prendra pas feu, même si vous la percez », promet le professeur Hongjie Dai. Un problème constaté sur quelques batteries au lithium-ion de smartphones, qui pouvaient prendre feu, voire exploser(2). Elles ont aussi causé des départs de feu dans plusieurs Boeing 787(3) l'année dernière. Leur seul défaut est leur faible voltage(4), environ 2 volts, contre 3,6 pour le lithium-ion. Ce qui pourrait brider la puissance des téléphones. Mais les équipes de Stanford affirment pouvoir régler ce problème à terme.

Si la recherche s'est pour l'instant concentré sur de petites batteries aluminium-ion pour smartphones, la technologie pourrait être utilisée bien au-delà de la téléphonie, par exemple pour stocker des énergies renouvelables sur un réseau électrique. Encore à l'état de prototype, les batteries aluminium-ion devront passer l'étape de la production industrielle pour confirmer leurs performances.

Source : le figaro on line high- tech du 7 avril 2015, par Jamal el Hassan, journaliste

1 https://n ews.stanford. edu/news/2015/marchl/aluminum-ion-ba ttery-033115.html
2 http://go.microsoft.com/fwlink/?LinkId=69157
3 http://www.leflgaro .fr/flash-eco/2014/12/02/97002-20141202FILWWW00057-boeing-787-les-causes-des-problemes.php
4 httpt//www.lefigaro.fr/soci etes/2014/01/15/20005-20140115ARTFIG00541-boeing-intervient-apres-un-nouveau-probleme-de-batterie-sur-un-787.php

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lu pour vous numéro 93

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" Lu pour vous " n° 93*

Sommaire

  • Epave retrouvée : 50 millions de dollars sous les mers.
  • Technologie : les robots attaquent nos boulots.
  • Astronomie - la planète rouge : le rover martien trouve des preuves d'eau liquide.
  • Le génie des animaux - orientation : une boussole dans la tête.
  • Physique : dévier les séismes avec des trous et du béton.

Epave retrouvée : 50 millions de dollars sous les mers.

lpv931Coulé par un sous-marin allemand le 6 novembre 1942 dans l'Atlantique sud, le navire britannique City of Cairo transportait un trésor estimé à 50 millions de dollars. Il a été récupéré par une équipe franco-britannique au large des côtes africaines par 5 150 mètres de fond. Du jamais vu.
« Une belle histoire à raconter », reconnaît Nicolas VINCENT, directeur des opérations pour Deep Ocean Search (DOS). Le groupe spécialisé dans la recherche sous-marine en eaux profondes a en effet levé le voile sur sa dernière découverte. Rien de moins que l'épave du City of Cairo, localisée à l'ouest de le Namibie. Il est certes moins célèbre que le Titanic, mais il est connu pour sa précieuse cargaison.

Le bateau a été torpillé par un sous-marin allemand alors qu'il transportait 7 422 tonnes de marchandises et surtout 2 182 coffres remplis de pièces d'argent. Au total, le navire convoyait près de 100 tonnes d'argent, alors propriété du Trésor britannique. A 16,55 dollars l'once, le montant de ce trésor s'élève à près de 50 millions de dollars... De quoi éveiller les intérêts.

Prouesse technique.

lpv932Mais jusqu'à présent, aucun expéditeur n'était parvenu à localiser le steamer anglais. Et pour cause, il a été retrouvé à plus de 5 150 mètres sous les mers par les chercheurs français travaillant pour DOS. Une très grande partie des 100 tonnes d'argent a en outre été remontée à la surface : jamais aucune cargaison n'avait été récupérée à une telle profondeur. Une prouesse technique saluée par la profession : « Ce projet est révolutionnaire, une nouvelle ère vient de s'ouvrir dans les opérations de recherches en eaux profondes. », concède un spécialiste américain de la recherche d'épave. A titre de comparaison, le Titanic gît au sud de Terre Neuve par 3 800 mètres de fond et à cette distance, les scientifiques avaient toutes les peines du monde à localiser l'épave et récupérer des biens du célèbre paquebot.

Mais la découverte du City of Cairo ne s'est pas faite en un jour ! John KINGSFORD, fondateur de la société qui a retrouvé le navire, a débuté le travail d'archive en 1984. Parallèlement, il a conclu un accord avec le gouvernement britannique, propriétaire de la marchandise.
City of Cairo transportait 302 passagers et membre d'équipage ; 6 personnes n'ont pas survécu. Après le naufrage, le commandant du sous-marin allemand s'est adressé aux rescapés et leur a dit : « Good Night, sorry for sinking you ».

Une nouvelle page de Good Night, Sorry For Sinking You, livre de Ralph BARKER consacré à ce naufrage, va pouvoir s'écrire.

Source : lefigaro on line – actualité-France- du 13 avril 2015, par Mathilde GOLLA.

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lu pour vous numéro 92

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" Lu pour vous " n° 92*

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  • Stratégie : Lisi est intraitable sur l'expertise
  • Réflexions & débats : pourquoi les informaticiens rêvent d'immortalité
  • Science & découvertes : cellules eucaryotes, l'hypothèse que personne n'attendait
  • Survie : les résistants de l'Antarctique
  • Le génie des animaux : les fourmis, tueuses nées
  • Découverte : le chant du singe

Stratégie : Lisi est intraitable sur l'expertise.

Le spécialiste des fixations pour l'aéronautique et l'automobile a investi dans les technologies pointues pour devenir un sous-traitant incontournable.
Avec 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 3014, deux fois plus qu'en 2009, le spécialiste français des fixations pour l'aéronautique et l'automobile LISI s'apprête à franchir la barre du milliard et demi de ventes, qui le fera entrer dans la catégorie Insee des grandes entreprises.

« Nous voulons garder l'agilité, la ,flexibilité et surtout la mentalité d'une PME, en unvestissant intelligemment, assure le vice-PDG ».
Héritier de l'orlogerie Japy, née en 1777 près de Montbéliard, la Lisi moderne, fondée en 1968, est passé sans bruit de la visserie-boulonnerie aux pièces ultra-techniques, fixations vissées ou « clippées » , pièces de moteurs ou de structures d'avion. « Ils ont su monter en gfamme pour devenir incontournables auprès d'Airbus, Boeing, et des constructeurs d'automobiles, sousligne Christophe Ménard, analyste chez Kepler Cheuvreux.

DE fait, Lisi – acronyme de Link Solutions for Industry- a su prendre les bons trains stratégiques. Sans lâcher l'automobile (toujours 34% de ses ventes), il a racheté depuis 2011 trois spécialistes reconnus de pièces de fuselages et de moteurs d'avions
Fort de sa présence sur les grands programmes mondiaux (Airbus 320 neo et A350 d'Airbus, 737 MAX de Boeing, C919 chinois), l'industriel vise à court terme un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros dans l'aéronautique ( 7387 millions en 2014).
La patte LISI ? D'abord, l'investissement permanent dans ses usines. Le groupe y consacrera 100 millions en 2015, deux fois plus qu'en 2010, pour répondre aux augmentations des cadences de production exigées par ses clients. « Nous ouvrons ou reconstruisons intégralement deux usines par an en moyenne », souligne Emmanuel Viellard.

L'autre pilier est la spécialisation de ses 41 sites industriels, dont chacun est un centre d'excellence : l'usine de Marmande ' Lot-et-Garonne) est experte des pièces de structure de moteurs d'avion et pièces en titane pour l'A 350 ou le B 787. Le site de Dasle ( Doubs) est la référence pour les écrous d'automobiles, celui de Delle ( Territoire de Belfort) pour les vis.

Aujourd'hui, le franc-comtois applique sa recette sur le marché médical, toujours par acquisition. Lisi est devenu spécialiste des implants, prothèses et fixations pour la chirurgie dentaire et orthopédique, un relais de croissance mondial qui pèse déjà 6% de ses ventes et affiche la plus forte croissance par branche en 2014 ( + 11%).

Source : CHALLENGES, n° 425, 19 mars 2015, signé Vincent Lamigeon.

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