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Lu pour vous numéro 130

Détails

" Lu pour vous " n° 130*

Sommaire :

  • Actualité analyse : la construction navale française pavoise
  • Urbanisme -New-York plus irrésistible que jamais : une mégalopole à l'apogée de son influence et de son charme
  • Environnement - écologie : 24 pays créent la plus grande réserve marine du monde en Antarctique
  • Dossier - Le ventre clé de notre santé : le micro biote allié de notre cerveau
  • High - Tech : la petite reine met les watts

Actualité analyse : la construction navale française pavoise

Les chantiers navals français affichent une santé insolente grâce au secteur de la croisière et de la défense. Les géants asiatiques souffrent.

Vous avez dit crise ? En France, la construction navale ne connaît pas. Alors que les géants asiatiques menacent d'être emportés par la pire conjoncture de leur histoire, les chantiers navals français affichent une santé insolente.

Côté militaire, DCNS, auréolé de sa victoire dans la compétition des sous-marins australiens en avril (34 milliards d'euros), a encore montré les muscles au Salon Euronaval du Bourget du 17 au 24 octobre, avec une nouvelle frégate de 4 000 tonnes, baptisé FTL. « Le secteur est porté par le retour des « Etats puissance », comme la Russie ou la Chine, qui animent le marché », dit son PDG, Hervé Guillou.

Et des acteurs plus petits comme Constructions Mécanique de Normandie (CMN), Piriou, Ocea, Couach ou Socarenam tirent leur épingle du jeu. CMN est ainsi bien placé pour fournir une trentaine de patrouilleurs à l'Arabie saoudite, un contrat potentiel de 600 millions de dollars.

Le civil n'est pas en reste.

Les ex-Chantiers de l’Atlantique, filiale du coréen STX, affiche un carnet de commandes record de 12 milliards d'euros, avec 14 navires de croisière à livrer d'ici à 2026. De quoi attirer les convoitises du néerlandais Damen, de l'italien Fincantieri ou du chinois Genting Hong Kong, candidat à la reprise de la pépite française, si la séparation d’avec STX était actée le mois prochain.

Pourquoi ce succès ?

»Les chantiers navals français sont positionnés sur les deux secteurs qui surnagent : la croisière et la défense » résume Vincent Croizeleau, directeur du site spécialisé Mer et Marine.
« A l'inverse, les acteurs du Sud-Est asiatique sont sur le marché des porte-conteneurs et des vraquiers, qui souffrent du ralentissement du commerce mondial »

Résultat : l'industrie navale française, deuxième acteur européen après l’Allemagne et sixième au niveau mondial, affiche une hausse d'activité de 66 % en 2016, ce qui en fait le secteur économique tricolore le plus dynamique.
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MN va investir 70 millions dans un site de 35 000 mètres carrés à Cherbourg. Quant aux chantiers navals de Lanester (Morbihan), ils sont repris par Kership, coentreprise entre DCNS et Piriou.

Source : Challenges, n°494, octobre 2016, signé V.L

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