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lu pour vous numéro 39

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 "Lu pour vous" numéro 39*

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

Sommaire

  • Economie : Indonésie, la ruée vers le low cost
  • Science : un casque qui permet de voir à 360
  • Actualité – Sciences : des microbes qui vivent sous la glace de l'Antarctique
  • Technologie : un appareil photo avec une résolution sans égale
  • Infographie : comment 4G permet-elle de booster le transfert des données ?
  • Energie : biocarburants, la piste du champignon de Paris
  • Climatologie : le cycle de l'eau s'accélère
  • Médecine : parasitologie, nouveau médicament contre la toxoplasmose en vue
  • Actualités : comment les objets connectés vont changer nos vies

Economie : Indonésie, la ruée vers le low cost

lpv397Les multinationales étrangères s'installent en nombre dans l'archipel du Sud -Est asiatique, attirées par une main -d'œuvre à bas prix, mais aussi par un marché de 200 millions d'habitants .

Le 9 novembre 2012, sur la côte sud de Bali a eu lieu I'Euro-lndonesia Business Dialogue ,un rendez-vous annuel voué à échanger longuement sur les avantages de l'investissement en Indonésie ,qui fait de plus en plus figure de nouvel atelier du monde.

Le gouvernement a lancé un grand plan de réduction des délais pour la création d'une entreprise, la mise en place de zones franches sur le modèle des zones économiques spéciales chinoises. Résultat : les grandes entreprises sont venues en nombre dans l'archipel, les singapouriennes et chinoises dans le domaine de l'énergie ,les japonaises dans l'automobile en particulier, les américaines (MATTEI,NIKE,3M, EXXON MOBIL),britanniques et hollandaises.

lpv396La société taïwanaise FOXCOM fabricant des iPhone et iPad d'APPLE, a annoncé l'ouverture d'une usine géante, capable d'accueillir 1 million d'employés, dans l'ouest de Java. Elle investira près de 8 milliards d'euros, sur dix ans, et produira principalement des téléphones mobiles et des tablettes de l'entreprise à la pomme.

Les investissements étrangers devraient atteindre 25 milliards de dollars en 2012, en hausse de 24%par rapport à l'année dernière. Pour beaucoup de grandes firmes, l'objectif n'est pas seulement d'inonder le marché mondial, mais aussi de toucher la fameuse masse moyenne locale (plus de 3000 dollars de revenus annuels), avide de bien-être et de consommation. D'ici à 2030, cette nouvelle frange de foyers plus aisés pourrait représenter un tiers de la population, soit environ 130 millions de consommateurs.

En quête de nouvelles sources de croissance, l'Oréal a inauguré le 7 novembre dernier, à une cinquantaine de kilomètres de Jakarta ,sa plus grande usine au monde, qui emploiera 450 personnes sur 66 000 mètres carrés. Objectif : séduire le consommateur local et au-delà, la vague de consommateurs qui émerge en Asie du Sud-Est, marché auquel 70% de la production de l'usine sera destinée.

Hormis quelques multinationales (ACCOR, CARREFOUR, TOTAL),les entreprises hexagonales ont longtemps boudé l'archipel. D'ici la fin de l'année, 50 sociétés, petites ou grandes, devraient ainsi ouvrir un bureau ou une unité de production. DANONE a ainsi décidé d'ouvrir sept nouveaux sites de production pour son eau minérale Aqua, en plus des 16 usines déjà en activité. MICHELIN est également présent, dans un pays ou pas moins de 6 millions de deux roues se lancent chaque année sur les routes de l'archipel. ERAMET achève la construction d'une usine de transformation du nickel et du cobalt. GDF SUEZ place ses pions.

Source : l'Express n° 3203 du 21/11/2012, signé J-M S

Science : un casque qui permet de voir à 360°.

Des chercheurs français ont couplé un miroir hémisphérique, une caméra et des lunettes-écrans pour mettre au point ce dispositif innovant baptisé FlyViz.

Il est désormais possible d'avoir des yeux dans le dos. Des chercheurs français viennent en effet de mettre au point un appareil permettant de voir à 360°. Cet élargissement virtuel du champ de vision est réalisé à l'aide d'une caméra placée à la verticale sur un casque et dirigé vers un miroir hémisphérique. L'image obtenue via cet effet « boule de Noël » est alors dépliée grâce à un algorithme de projection- similaire à celui qui permet de transformer le globe terrestre en planisphère.

Le panorama ainsi obtenu, un peu bizarre, est envoyé dans des lunettes-écrans portées par l'utilisateur qui a une vision d'ensemble de l'environnement qui l'entoure. Ce qui se passe derrière lui est projeté sur les bords de l'image. Le traitement de la transmission de l'mage n'excède pas 73 millisecondes. Ce temps de latence très court confère au porteur l'illusion d'une vision panoramique en temps réel ; l'idée était de recréer une vision similaire à celle du caméléon ou de la mouche(d'où le nom de fly), explique Anatole LECUYER, directeur de recherche à l'INRA. Le projet, fruit d'une collaboration avec l'INSA de Rennes ,l'ESIA et l'université de Rennes-I, sera présenté la semaine prochaine à Toronto à l'occasion de la conférence VRST sur les nouvelles technologies et logiciels de réalité virtuelle.

Source : Le Figaro, Sciences du 04/12/2012,signé Tristan Vey,Sylvain Chatelain

Actualité – Sciences : des microbes vivent sous la glace de l'Antarctique

lpv391Des chercheurs américains viennent d'annoncer la découverte de bactéries vivant sans lumière ni oxygène sous la glace d'un lac salé, situé dans le vallées sèches de McMurdo, à l'est du continent antarctique. Ce lac, appelé Vida, présente également de très fortes concentrations en ammoniaque, en azote, en hydrogène, en soufre, en nitrate et en oxyde d'azote.

Les micro-organismes ont été retrouvés sous une couche de 20 mètres de glace, dans une eau dont le taux de salinité dépasse les 20% (contre 2 à 4 pour l'eau de mer) et dont la température frise les moins 13°C. Le tout dans un environnement isolé de toute influence extérieure, et notamment d'apport énergétique, depuis près de 3000 ans.

Un modèle pour des formes de vie extraterrestre

La découverte de cet écosystème nous donne des indices sur d'autres environnements glacés et isolés sur la Terre ,mais aussi potentiellement un modèle pour des formes de vie sur d'autres planètes recouvertes de glace qui peuvent abriter des dépôts salins et des océans ,comme par exemple Europe, une lune de Jupiter ,explique Nathaniel OSTROM, zoologiste à l'université du Michigan et coauteur de ces travaux parus dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datées du 26 novembre de cette année.

Depuis son survol par la sonde américaine Galileo, au milieu des année 1990, les exobiologistes pensent que des formes de vie primitives pourraient exister sous l'épaisse couche de glace (plusieurs dizaines de kilomètres) qui recouvre la totalité de la surface d'Europe. Même chose pour Ganymède, un autre satellite jovien. Pour en savoir plus, l'Agence spatiale européenne, en collaboration avec les Russes, projettent d'envoyer en 2022, une mission d'exploration baptisée Juice (Jupiter ICy moon Explorer).

Des réactions entre l'eau salée et des roches riches en fer

Comment des bactéries peuvent-elles survivre dans un environnement si hostile ? Les concentrations élevées en hydrogène et en oxyde d'azote fournissent probablement la source d'énergie nécessaire aux réactions biochimiques. Ces gaz proviendraient de réactions chimiques entre l'eau très salée et les roches environnantes riches en fer. Voilà pourquoi cet environnement, froid, obscur et abominablement salé abrite une flore bactérienne abondante et diversifié (pas moins de huit groupes phylogéniques) capable de survivre sans l'énergie du Soleil.

Pa question pour autant d'en faire une généralité. Les recherches menées sous le lac Vostok , situé lui aussi en Antarctique mais à plus de 35 m sous la glace, n'a toujours rien donné. Les bactéries détectées lors d'un forage proviennent en réalité de contaminations extérieures.

En revanche, d'autres écosystèmes extrêmes, incluant des bactéries mais aussi de méduses, des crustacés (crabes, crevettes) et des poissons, se sont développés près de sources hydrothermales chaudes au fond des abysses océaniques. Là aussi sans lumière et sous des pressions phénoménales.

Source : le Figaro sciences, du 27 novembre 2012, signé Marc MENESSIER

Technologie : un appareil photo avec une résolution sans égale.

lpv398Une photographie dans laquelle on peut zoomer jusqu'à ce que surgissent les plus infimes détails. Elle a été prise par David BRADY, ingénieur à l'université Duke, en Caroline du Nord (Etats-Unis). En groupant 98 micro-caméras de 14 mégapixels chacune derrière un assemblage de lentilles sphériques, le chercheur et son équipe viennent de concevoir un appareil photo qui prend des clichés de 1 milliard de pixels, soit dix fois plus que le plus précis des appareils photos actuellement sur le marché. Cette résolution est comparable à celle d'un télescope (David Brady). Le Panoramic Survey Telescope d'HAWAI,est capable de faire des images de 1,4 giga pixel... mais il utilise des miroirs de près de 2 mètres et chacun de ses clichés ne couvre que 3° carrés du ciel. Il doit donc multiplier les prises de vue pour fournir un plan large.

Ici, rien de tel : les chercheurs ont misé sur les composants et les logiciels plutôt que sur l'optique, dotant chacune des micro-caméras de son propre autofocus et d'un algorithme pour gérer l'exposition. Selon eux , les principaux défis ont été de mettre au point des logiciels capables de traiter les monceaux de données collectées par les caméras et de concevoir un système capable de refroidir les circuits. Pour l'instant, le nouvel appareil photo, baptisé Aware-2, fait la taille d'un lave -linge, mais David BRADY est déjà en train de travailler à miniaturiser les composants et les circuits électroniques. Seuls 3% du volume de l'appareil sont dus à l'optique.

En attendant, les chercheurs planchent sur une version en couleurs d'Aware-2, qui devrait être prête d'ici à la fin de l'année.

Source : Science et Vie, n° 1140,septembre 2012,signéM.F.

Infographie : comment la 4G permet-elle de booster le transfert des données ?

Pour les équipements mobiles, les réseaux actuels ont du mal à grimper en débit. La solution : la 4G. Basée sur une transmission de données au standard IP, la 4G met à contribution de nouvelles fréquences et un nouveau type de codage de la transmission. Dans un premier temps, elle devrait proposer des débits de 30 à 100 mégabits/seconde, soit déjà 3 à 10 fois mieux que l'ADSL. A terme, c'est le gigabit/seconde qui devrait être atteint.(Henry-Pierre PENEL)

Zone de couverture.

Afin de limiter le nombre de communications acheminées par une antenne en même temps, la taille des cellules (la zone de couverture de chaque antenne) varie selon la densité de population (zone urbaine, périurbaine, zone rurale). En zone très urbanisée, plusieurs antennes- relais peuvent acheminer conjointement la communication - une possibilité qui n'existait pas en 3G ; elles fonctionnent alors en mode di MIMO (Multiple-Input Multiple-Output) et forment une sorte de mini-réseau local.

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Energie : biocarburants, la piste du champignon de Paris.

« Agaricus bisporus «, sans rival pour dégrader la matière organique, pourrait devenir un allié des chercheurs pour créer de l'éthanol. Le génome du champignon de Paris a été décrypté. Ce ne sont pas ses qualités gustatives qui ont motivé les auteurs de ce séquençage, mais ses particularités évolutives : il se trouve que le champignon de Paris est un as de la dégradation de la matière organique. Il est ainsi parfaitement adapté à une niche écologique qui lui fait remplir un rôle unique dans la nature : Agaricus nisporus se nourrit en dégradant l'humus de la litière forestière, ce que les champignons de l'ordre des agaricales sont les seuls à savoir faire.

En champignonnière, on imite ce substrat en préparant un compost de paille de blé, de gypse et de fumier de cheval pour l'apport azoté. Ce milieu riche est délicat à dégrader car composé d'acides humiques et de tannins, qui sont des grosses molécules (Francis MARTIN, directeur à l'INRA et coauteur de l'étude). Elles résultent de la longue décomposition du bois par les pourritures blanches et brunes, autres champignons capables d'attaquer la cellulose et la lignine du bois quand l'arbre meurt.

Composé de 30 millions de paires de bases, ce génome n'est pas exceptionnel par sa taille au regard de celui des autres champignons. En revanche, il possède un arsenal complet d'enzymes de dégradation performantes. Alors que les champignons dégradant le bois n'en ont que deux ou trois, Agaricus est riche de cellulases, de polysaccharide-lyases et de pas moins de 24 formes d'une peroxydase spécifique, permettant l'oxydation de la matière par le biais de la production d'eau oxygénée.

Et pourtant, avec tout cet arsenal génétique, le champignon de Paris est incapable de pousser sur le bois mort. Ce qui montre que si le contexte écologique ne s'y prête pas, les gènes ne s'expriment pas (Fr. MARTIN).

Mais si le champignon ne se sert pas de toute sa richesse enzymatique, l'homme, lui, pourrait bien en tirer profit. Les enzymes découvertes vont intégrer les bases de données dans lesquelles les chercheurs puisent pour créer des cocktails facilitant la transformation de la biomasse en carburants de seconde génération. En effet, la lignocellulose, qui est le composé organique le plus abondant sur Terre, pourrait devenir un biocarburant. A condition de savoir dégrader le bois pour permettre à des bactéries et des levures de fermenter les sucres contenus dans la cellulose et fabriquer ainsi de l'éthanol. Et les enzymes du champignon de Paris pourraient bien faire ce travail.

Autre perspective, connaître les agaricales permettra de mieux décrire l'une des étapes du cycle du carbone : la dégradation de l'humus. Ce travail de décomposition des champignons est crucial pour recycler le carbone dans les sols. On connaîtra mieux ainsi le rôle clé des forêts dans la séquestration du carbone et leur importance dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Climatologie : le cycle de l'eau s'accélère

Le rythme auquel l'eau s'évapore et retombe sur la surface du globe s'est accru de 4% depuis 1950. Une conséquence attendue du réchauffement global, car un air plus chaud contient plus de vapeur d'eau.

Mais la perturbation du cycle de l'eau restait jusqu'ici difficile à prouver. Pour contrer la rareté des relevés de pluie au niveau des océans, qui couvrent les deux tiers de la planète, Paul DURACK, chercheur australien au CSIRO, s'est appuyé sur les mesures de la salinité des mers. Plus il y a de précipitations au-dessus de l'océan, moins sa surface est salée : plus il y a d'évaporation, plus elle est salée. La salinité joue donc un rôle d'empreinte du cycle de l'eau terrestre et en relève les mécanismes. En analysant 50 ans de données, DURACK a pu identifier une intensification des flux d'évaporation et de précipitation. Un phénomène qui a aussi pour effet d'amplifier les contrastes géographiques. Les régions arides se sont de plus en plus asséchées, tandis que les régions humides le sont devenues davantage.

Pour l'instant modérée, la perturbation du cycle de l'eau sera plus marquée avec la hausse des températures : chaque degré supplémentaire devrait s'accompagner d'une accélération d'environ 8%.

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Source : Science e Vie, n° 1140, septembre 2012, signé Pa. G.

Médecine : parasitologie, nouveau médicament contre la toxoplasmose en vue.

L'infection par le toxoplasme se produit le plus souvent après consommation de viande peu cuite d'animaux infectés. Elle passe généralement inaperçue sauf lorsque la personne infectée est immunodéprimée ou chez la femme enceinte. Elle peut provoquer des lésions aux yeux ou dans le cerveau du malade ou du fœtus, et entrainer une fausse couche si la mère n'est pas immunisée.

Le parasite de la toxoplasmose, probablement le plus répandu sur Terre, pourrait être médicalement combattu.

Des chercheurs de l'université de l'OREGON, aux Etats-Unis, ont en effet mis au point une nouvelle substance qui élimine Toxoplasma gondii chez les souris infectés. Et ce, même au sein du cerveau, ou, dans une forme dormante de la maladie, ou ce parasite se réfugie.

Le produit, baptisé ELQ271, agit en bloquant spécifiquement la respiration cellulaire de T.gondii. Les chercheurs annoncent dans la revue PNAS (Compte rendus de l'Académie des sciences américaines) qu'il est peu toxique chez l'animal et actif par voie orale, deux critères importants pour un futur médicament.

Source : Science et Avenir, n° 789, novembre 2012, signé P.K.

Actualités : comment les objets connectés vont changer nos vies.

Une nouvelle génération d'objets connectés arrive sur le marché. Plus besoin de rentrer des informations sur un terminal, ces objets intelligents s'en charge pour vous.

Les objets connectés ont déjà envahi notre quotidien. Comme le nouveau bloc-notes papier intelligent de MOLESKIN. On met un sticker sur sa liste papier, on prend en photo la page. Et elle est uploadée et classée automatiquement dans l'application EVERNOTE. C'est encore le cas avec PAYPARK, une solution déjà utilisée aux Etats-Unis qui permet de payer son stationnement à partir de son smartphone.

Mais la révolution est ailleurs. Ainsi le thermostat NEST enregistre vos habitudes et se programme ensuite tout seul. Mais le plus spectaculaire, c'est le podomètre FIT BIT qui capte, enregistre et analyse votre activité jour et nuit pour fixer ensuite des objectifs de remise en forme. L'homme n'aura donc plus besoin de rentrer des informations lui-même sur un terminal. Les nouveaux objets intelligents se chargeront de le faire pour lui.

Source : 01net du 06/12/2012, signé Amélie CHARNAY et Pascal SAMAMA

 

   
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