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lu pour vous numéro 38

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"Lu pour vous" numéro 38*

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

Sommaire

  • Si, en 2036 le ciel nous tombe sur la tête !
  • Révolution dans l'emballage : nouveau matériau rigide « Emabio »
  • Science- technologie : les militaires US avaient projeté des soucoupes volantes
  • Gastronomie : le business des grands chefs cuisiniers
  • Technologie : caméras ultra-rapides
  • Energie : la Russie incapable de s'adapter à une hausse de la production mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL)
  • Technologie : Taiwan, une île taillée pour la technologie et le commerce

Si, en 2036 le ciel nous tombe sur la tête !

L'astrophysicien Jean-Pierre LUMINET envisage très sérieusement le risque qu'un astéroïde percute la Terre cette année -là. Il liste six solutions afin d'éviter le cataclysme.

En 2004, une équipe scientifique découvre l'existence d'Apophis, un astéroïde de 300 mètres de diamètre, qui pourrait entrer en collision avec la Terre, très exactement le 13 avril 2029. Une chance sur 37 que la catastrophe advienne, selon les calculs de l'époque, soit un niveau de risque jamais atteint jusqu'alors.

Fort heureusement, quelques semaines plus tard, les spécialistes ont affiné leurs prévisions et leurs calculs indiquent désormais qu'Apophis devrait, si tout se passe bien, passer à 42 000 kilomètres de notre planète.

lpv381Une bonne nouvelle, car l'impact d'un astéroïde de cette taille serait dévastateur. Rien de comparable avec les 200 débris de quelques mètres qui tombent chaque année sur la Terre. Le choc dégagerait une énergie 34 000 fois supérieure à celle qui frappa Hiroshima. Une paille !

Qu'il percute une zone habitée, et il anéantit un pays grand comme la France, provoquant au passage un hiver de plusieurs mois dans l'hémisphère concerné.

Qu'il plonge dans un océan, et il en résulte une vague de 170 mètres de hauteur -les simulations numériques sont précises - .

Apophis va croiser à nouveau l'orbite de la Terre en 2036. Et, tôt ou tard, lui ou un autre menacera notre planète.

Dans son dernier livre Jean- Pierre LUMINET, astrophysicien à l'Observatoire de Meudon, en région parisienne, explore les solutions possibles pour éviter le pire :

Astéroïdes : la Terre en danger (le Cherche Midi), sorti le 13 octobre, se lit comme un roman. De science-fiction ou d'anticipation ?

Solution n° 1 : recourir à l'arme nucléaire

A priori, le remède idéal. Celui -ci consiste à bombarder l'astéroïde avec une charge nucléaire adaptée – plusieurs mégatonnes tout de même – pour le réduire en morceaux. Mais ce qui semble simple sur le papier, l'est infiniment moins dans la réalité.

Il faut, au préalable, définir la puissance idoine. Puis fabriquer les dizaines de bombes nécessaires. On pourrait imposer un moratoire international et stocker ces explosifs dans un endroit sûr ? Quitte à ne les employer que des années plus tard.

Cette solution n'est pourtant pas exempte de risques : trop faible, la charge risquerait de réduire la cible en débris assez gros pour résister à l'entrée dans l'atmosphère. On imagine les dégâts de quelques kilos de roches hautement radioactives s'écrasant sur une mégalopole.

Solution n°2 : dévier le danger

L'idée est de faire exploser une charge à proximité de l'astéroïde et, ainsi, créer une onde de choc capable de modifier sa trajectoire. En principe, quelques dizaines de centimètres d'écart suffiraient pour que la Terre soit épargnée.

Problème : une fois déterminé ou et à quelle distance provoquer l'explosion - quelques millions de kilomètres« environ » - le délai d'intervention se compte en mois, voire en années. Pas sûr que les astronomes en soient capables ni que l'astéroïde leur en laisse le temps.

Solution n° 3 : « écorcher « l'astéroïde

Le principe est assez voisin du précédent, il s'agit d'enlever de la masse, donc de la matière, à l'astéroïde. Pour cela, il suffirait de provoquer une explosion en surface, avec une bombe à neutrons, par exemple, moins puissante qu'une arme nucléaire.

L'autre possibilité s'inspire de l'initiative de défense «stratégique (IDS)-ou « guerre des étoiles»- chère à Ronald Reagan, du temps où il était président. Le procédé consisterai t à utiliser un laser hyperpuissant, couplé avec un réflecteur de 800 mètres de diamètre positionné à quelques kilomètres de la cible, qui boosterait l'effet du laser. La surface de l'astéroïde s'échaufferait alors à environ 100 degrés et se mettrait à fondre. Les panaches de vapeur qui en résulteraient suffiraient à lui donner une poussée qui dévierait sa trajectoire.

Solution n° 4 : lui donner des ailes

C'est l'idée la plus poétique. Son principe ? Utiliser le «vent solaire », ce souffle -très faible-dû à la radiation émise par l'étoile qui régit notre système. Il s'agirait de fabriquer une voile ad hoc, de 200 000 mètre s carrés, par exemple, pour un astéroïde de 500 mètres environ. Puis de le transporter, de la déployer et de l'arrimer. Encore faudrait-il que la voile en question soit assez légère pour être véhiculée, et composée d'un matériau suffisamment fin et opaque.

Solution n° 5 : le peindre en blanc

Ce concept très sérieux repose sur un mécanisme physique appelé « effet Yarkovsky », du nom de l'ingénieur russe mort en 1902, qui a démontré qu'en modifiant la surface d'un objet, on modifiait également la réflexion de la lumière solaire. Et, donc, sa vitesse. Une couche de poussière de 1 centimètre suffirait, en blanc (du talc) ou en noir (de la suie) par exemple. Reste-le problème de la technique du transport de 250 000 tonnes de matériau nécessaires. En outre, on n'est toujours pas d'accord sur le choix de la couleur.

Solution n° 6 : le remorquer

La proposition la plus plausible, récemment avancée par Edward Lu et Stanley Love, deux astronautes de la Nasa. L'idée est d'envoyer dans l'espace un vaisseau spatial d'une tonne environ, et de le placer en orbite de l'astéroïde. A elle seule, la force d'attraction entre les deux « objets « suffirait à faire dévier l' »ennemi » de quelques centaines de mètres.

Techniquement on sait faire : en 2010, les américains ont placé en orbite leur sonde Near à proximité de l'astéroïde Eros, avant qu'elle n'aille se poser sur place. Ce dispositif pourrait être testé lors du prochain passage d'Apophys, prévu en 2029. Une sorte de répétition générale avant 2036.

Source : l ' Express, n° 3 200 du 31 octobre 2012, signé Vincent OLIVIER ; illustration : Ernesto NOVO : ldé

Révolution dans l'emballage : nouveau matériau rigide « Emabio »

Après quatre ans de recherche, la technopole Alimentec a conçu un nouveau matériau rigide nommé Emabio. Fabriqué à base de farine de maïs broyé, il répond aux attentes de la plasturgie, de l'agroalimentaire et de l'agriculture.

Emabio se distingue des autres matériaux de synthèse. Il est biodégradable ; les coûts de fabrication sont aussi considérablement diminués, les différents process de transformation sont d'emblée éliminés. Cette matière offre différents atouts pour la conservation des aliments. Elle permet de faire barrière à l'oxygène et possède des propriétés antimicrobiennes et des applications multiples. Les industriels de l'emballage, de la plasturgie et de l'agroalimentaire pourraient être séduits par les différentes applications potentielles de ce matériau au coût attractif et à l'impact environnemental faible. Les plasturgistes pourraient l'intégrer dans leurs formulations, ce qui leur permettrait de créer des emballages« sur- mesure » répondant précisément aux exigences de l'industrie alimentaire.

Source : Le magazine du Conseil Général de l'Ain, n°18, septembre 2012-11-18

Science -technologie : les militaires us avaient projeté des soucoupes volantes.

Dans les années 1950-1960, l'US Air Force et le constructeur canadien Avro Aircraft ont projeté un genre de soucoupe volante sous le nom de<< USAF Project 1794 ». Les documents et les plans de construction- secrets jusqu'à présent-ont été récemment déclassés (partiellement). La soucoupe volante devait atteindre de trois à quatre fois la vitesse du son et pouvoir parcourir jusqu'à 2000 kilomètres à des altitudes jusqu'à 30 kilomètres. Comme les US National Archives (archives officielles) n'ont publié que quelques pages du volumineux dossier on ne sait pas encore si un ou plusieurs prototypes ont été testés. Si oui, l'apparition des « objets volants non identifiés -UFO (unidentified flying objects) » à une certaine époque trouverait une explication, au moins en partie.

Source : Der Spiegel magazine, n° 42/2012, non signé 

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Gastronomie : le business des grands chefs cuisiniers.

Maîtres dans l'art de changer la soupe en or, les grands cuisiniers sont également des sacrés chefs d'entreprises.

Alain DUCASSE a créé sous son nom un royaume culinaire conquérant aux multiples ramifications ,de Paris à New-York ,de Tokyo à Londres : une collection de 27 restaurants auberges et bistrots, totalisant dix-neuf étoiles dans sept pays, une chaîne d'hôtels ,des écoles de cuisine ,des livres, une activité de conseil...Au total un volume d'affaires de 120 millions d'euros ,dont 70 millions pour le groupe Alain Ducasse Entreprises(ADE),qui fait travailler 800 salariés. Les profits de ADE sont totalement réinvestis ,sans jamais toucher de dividendes.

Pour diversifier ses activités, il investit le moins de capitaux possible. Ainsi, pour les restaurants de palaces, c'est l'hôtelier qui paie les salaires, le matériel, les travaux d'entretien. Et DUCASSE apporte talent, savoir-faire, célébrité.

Alain Ducasse est puissant. Ne serait-ce que grâce à sa chaîne Châteaux & Hôtels de France, achetée en 1999 pour moins de 2 millions. A l'époque, elle comptait 385 établissements, des pires aux meilleurs. Rebaptisée Châteaux & Hôtels Collection, la voilà aujourd'hui forte de plus de 700 hôtels. Pour détecter les meilleurs, ADE investit sur la formation. Les 7 millions de chiffres d'affaires de ses écoles avec des stages facturés entre 1 360 et 3 640 euros pour « acquérir une méthodologie des restaurants de Ducasse à travers le monde ».

Les livres publiés par Alain Ducasse Edition lui rapportent environ 3 millions. Le plus gros livre de cuisine, réservé aux professionnels, de 1200 pages, vendu plus de 200 euros sur souscription est un succès inattendu.

Le Dieu BOCUSE.

En soixante ans de carrière, le doyen des étoilés a bâti un empire de la gastronomie, une vingtaine de restaurants des brasseries et une résidence hôtelière. Le pape de la cuisine française, 86 ans, est toujours souriant et disponible dans son restaurant, triplement étoilé depuis quarante-sept ans. A l'heure du déjeuner, la salle est comble, l'auberge est une sorte de conservatoire de la haute gastronomie. Avec 40 000 couverts annuels au prix moyen de 210 euros, l'Auberge tourne bien.

Génie des fourneaux et de la communication, Paul BOCUSE apparaît toujours avec sa toque de chef, rehaussée de vingt centimètres pour être le plus grand sur les photos.

Il est autant décoré comme un maréchal soviétique, mais c'est son titre de Président des Meilleurs Ouvriers de France qui fait sa fierté. Il n'en parle pas, mais il est également titulaire de la Croix de guerre (engagé volontaire en 1944, il a été blessé par balle en Alsace) et commandeur de la Légion d'honneur.

Les tops chefs :

Nom                                                   Chiffre d'affaires (en millions d'euros)                 Restaurants                     Etoiles

Alain DUCASSE                                                          120                                                     27                               19

Joël ROBUCHON                                                          75                                                     16                                28

Paul BOCUSE                                                              53                                                      21                                  3

Georges BLANC                                                          26                                                        8                                  3

Groupe Bernard LOISEAU                                          9,8                                                        4                                  3

Source : Challenges, n° 320, du 8 au 14 novembre 2012, signé Francine RIVAUD et J.-F.A.

Technologie : caméras ultra rapides.

Visualiser le déroulement d'un phénomène dans ce qu'il a de plus imperceptible : tel est l'exploit que réalisent les caméras ultra- rapides, capables d'enregistrer jusqu'à plusieurs millions d'images par seconde. A la clé : la révélation de la violence cachée des choses.

Que se passe-t-il lorsqu'une goutte d'eau tombe dans un liquide, provoquant une gerbe ?

lpv384Grâce aux caméras ultra- rapides, les physiciens ont découvert comment l'explosion d'une simple goutte peut engendrer une majestueuse couronne d'éclaboussures qui se métamorphose elle-même en une toile de filaments liquides ?

Et quelles forces sont responsables de ce mystérieux jet qui naît du trou laissé par une goutte tombée dans un liquide ? Dans ces phénomènes se dissimule l'essence même des lois de la physique, le moyen de tester l'influence des forces de gravité dans des conditions extrêmes, de comprendre la dynamique intime des liquides .Il fallait juste pouvoir les observer.

A 6000 images par seconde, lorsqu'elle pénètre dans l'eau, une goutte donne naissance à des minuscules tourbillons qui se forment en deux temps : les premiers se déclenchent sous l'effet du mouvement du bas de la goutte et les seconds naissent lorsque la goutte se détache de la surface.

A 200 000 images par seconde : abandonnée dans un bain d'eau, une goutte de liquide visqueux donne naissance à deux splash : une première gerbe d'eau s'élève ,puis une seconde, visqueuse. Les gouttes d'eau nées du premier splash retombent alors sur le second, engendrant autant de petits trous....et un spectaculaire réseau dentelé.

Source : Science et Vie, n° 1143, décembre 2012, signé Mathilde FONTE

Energie : la Russie incapable de s'adapter à une hausse de la production mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL).

Les revenus de la Russie liés aux exportations de gaz se réduiront, car GAZPROM a sous-estimé la « révolution des gaz de schiste » aux Etats-Unis et n'a pas suffisamment diversifié ses marchés d'écoulement. Il y a seulement cinq ans, il ne pouvait être question d'une concurrence au gaz russe en Europe (gazoduc en mer Baltique).

Les prix du gaz dans les différents coins de la planète divergent fortement, les acheteurs et les vendeurs peuvent l'utiliser avec profit. Actuellement, le gaz le moins cher est vendu aux Etats-Unis, ou grâce aux nouvelles technologies, le gaz de schiste a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Grâce à l'offre excédentaire de gaz, il évince le charbon. Au, premier semestre 2012, l'émission de dioxyde de carbone des entreprises énergétiques américaines s'est réduite au minimum depuis ces vingt dernières années. Les américains songent à la possibilité d'exporter leur gaz. Beaucoup de compagnies américaines se penchent déjà sur cette question et commenceront prochainement à construire des terminaux pour l'envoi de gaz liquéfié destiné aux exportations .Ce gaz sera redirigé vers l'Asie du Sud-Est, et en partie en Europe. On assiste aussi à une redistribution du gaz en provenance du Qatar, qui, dans des conditions de surplus du marché américain, a commencé à conquérir activement le marché européen.

De cette manière, les vendeurs et les consommateurs de gaz à travers le monde étant donné la diversité et l'hétérogénéité du marché, cherchent dès à présent à minimiser les dépenses ou au contraire, à maximiser les revenus. Et seule la Russie, disposant d'une puissante industrie du gaz et des plus grandes quantités de production, est privée de marge de manœuvre car deux circonstances primordiales n'ont pas été prises en compte à l'époque, selon les experts de l'agence de notation RIA Rating.

Premièrement, pendant longtemps, GAZPROM n'a pas voulu reconnaître le facteur »gaz de schiste ». Il est évident que c'est ce facteur qui contraint directement ou indirectement la compagnie russe à réduire la production et les exportations. Au premier semestre, la production de gaz en Russie a été réduite de 3,1% (par rapport à 2011) et les ventes à l'étranger de 17,8%. Tous les consommateurs importants -à l'exception de la Turquie- on réduit leurs achats de gaz russe. Deuxièmement, GAZPROM n'a pas fait suffisamment d'efforts pour la diversification du marché d'écoulement .La compagnie a trop tardé pour focaliser son attention vers l'Orient et continue à accroître ses capacités en acheminement de gaz vers l'Occident.

Dans les conditions actuelles, la Russie a besoin de changer sa politique de marketing, mais elle pourrait manquer de temps. La question de la construction d'un gazoduc entre la Russie et la Chine n'est toujours pas éclaircie, et par conséquent, on ignore quand le gaz russe pourrait arriver sur ce marché.

La Russie ne fait pas suffisamment preuve de dynamisme dans la mise en œuvre de nouvelles capacités de production de gaz liquéfié. Le marché gazier asiatique est principalement représenté par le GNL, d'autant qu'en Europe, on prévoit un renversement de la tendance dans ce sens, tandis qu'une seule usine de production de GNL (Sakhaline) existe en Russie.

Dès 2014, on assistera dans le monde à une hausse significative des capacités de production de GNL et de son transport. Cela profitera à l'Australie, au Qatar et aux pays d'Afrique. Quant à la Russie, elle n'est pas prête techniquement, mais elle devrait au moins s'y préparer car les revenus de l'un de ses plus important produits qu'elle exporte se réduiront.

Source : RIA Novosil, Vladimir FEDORENKO, 21/08/2012

Technologie : Taiwan, une île taillée pour la technologie et le commerce.

La République de Chine, autrement dit Taiwan, est située au sud-est de son ombrageuse voisine la République populaire de Chine. La petite île ne fait que quatre fois la surface de la Corse, mais compte 75 fois plus d'habitants. Séparée de l'Empire du milieu depuis 1949, cette minuscule république développe à grande vitesse son industrie pour s'imposer aujourd'hui comme l'un des centres mondiaux des nouvelles technologies, qui maintenait encore une croissance de 4,5% en 2011.

Plus concrètement, Taiwan est responsable de la production de 94% des ordinateurs portables disponibles sur le marché mondial, 69% des moniteurs LCD, ou encore 94% des cartes mères(le composant principal d'un ordinateur). Les entreprises de l'île fournissent aussi 66% de toutes les puces électroniques distribués dans le monde (notamment grâce au fondeur TSMC). Les grands noms du matériel informatique sont suivis d'un développeur de logiciel, Trend Micro( 1,36 milliard de dollars), mais aussi par une marque d'un genre très différent : Master Kong qui pèse 1,31 milliard de dollars sur le marché des nourritures et boissons. On y trouve même deux grandes marques de vélo : Giant en 7e position et Merida en 12e place.

L'économie de Taiwan n'est donc pas exclusivement technologique, mais attention, les entreprises taïwanaises ont aujourd'hui déplacées la majorité de leurs usines en Chine. L'île est donc beaucoup moins centrée sur la production : le « made in Taiwan « est remplacé par le « made by Taiwan ». Les entreprises du pays mettent désormais le paquet sur la conception, le design, et la recherche.

L'île comptait en 2009 presque 12 chercheurs sur 1000 emplois, au troisième rang mondial derrière la Finlande (17 sur 1000) et le Danemark (12,3 sur 1000). Et ça marche : les entreprises taïwanaises ne récoltaient que cinq récompenses en 2003 lors des célèbres concours allemands iF Design Awards. Elles en ont raflé 206 en 2010 et 187 en 2011.

La force de Taiwan n'est pas seulement dans les quelques marques citées , mais surtout dans les énormes conglomérats, concepteurs et sous-traitants incontournables de tous les grands groupes informatiques mondiaux ( Apple ,Dell, HP ). On connaît Foxconn, mais il faut aussi citer Quanta, Compal, Inventec ,Wistron , Pegatron, ainsi que les grands fabricants de dalles LCD comme AUO, CMO, au niveau de Samsung LCD. C'est justement dans ces groupes « invisibles « que réside la force de Taiwan qui contrôle presque toute la chaîne de valeur du matériel informatique.

Source : TRAITA, Interbrand, Department of Statistics, MOEA 2011,CIA The World Fact book IDB Taiwan 2011,paru sur o1net, le 22/11/2012.

   
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