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lu pour vous Numéro 33

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 "Lu pour vous", numéro 33*

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

Sommaire :

  • Automobile : voitures sans pilote
  • Curiosity, sept minutes de descente sur Mars

  • «Solar Impulse », l’avion solaire
  • Drones : nouvelle génération
  • Chimie : le matériau le plus léger au monde

 

Automobile : voitures sans pilote :

Après avoir été homologuées sur les routes du Nevada, des membres de l’équipe de développement de la voiture sans pilote de Google vont bientôt être autorisés à utiliser le véhicule pour être raccompagnés automatiquement chez eux. Même s’ils sont fatigués, la voiture les ramènera  à bon port.

Jusqu’à présent, il y avait toujours eu deux personnes à bord : une à la place du conducteur et un ingénieur à sa droite pour contrôler l’ordinateur qui gérait la conduite. Une telle confiance des équipes de Google dans leur voiture automatique montre à quel point elle est sûre. L’entreprise a d’ailleurs annoncé avoir parcouru plus de 480 000 kilomètres sans accident avec ses douze voitures sans pilote (des Toyota Prius, des Audi TT et des Lexus RX450h) ;

Cela signifie que la date de commercialisation de ces voitures  se rapproche de plus en plus. Mais comme le rappelle un des responsables du projet : il reste encore un long chemin à parcourir.

Source : 01 net, Actualités techno, du 13/08/2012, signé Alexandre SALGUE

Espace : Curiosity, sept minutes de descente sur Mars

lpv332 Après un voyage interplanétaire de 570 millions de kilomètres depuis son décollage le 26 novembre de la base du cap Canaveral, le robot martien Curiosity, de 699kg , dont 80 kg d’instruments, a amorcé sa descente effrénée vers le sol de la planète rouge, à partir de sa vitesse de 21 240 km/h au sommet de l’atmosphère martienne jusqu’à sa pose en douceur sur le sol martien, en sept minutes.

Puisque les signaux électromagnétiques envoyés par le rover mettent 14 minutes à parcourir les 100 millions de kilomètres qui le séparent de la Terre, la procédure d’atterrissage  est donc totalement automatisée.

lpv331

Une fois tous ses instruments vérifiés (dont des modules français), Curiosity doit lentement

 

s’acheminer vers des zones argileuses, à environ 1000 m d’altitude. Elles sont nées voilà 4 milliards d’années, quand la planète était chaude et humide. Y trouvera-t-il les fameux CHNOPS, ces molécules constituées de chaînes de carbone sur lesquelles sont attachés des atomes comme l’hydrogène(H), l’azote(N), l’oxygène(O), le phosphore(P), le soufre(S), caractéristiques du vivant ?

Si elles se trouvent bien dans les roches, Curiosity, avec son laser, son bras manipulateur et son analyseur, devrait être capable de les détecter. Ce qu’il ne pourra pas voir, en revanche, c’est une bactérie bien vivante. Parce qu’elle ne pourra pas survivre en surface, tuée par certains composés chimiques et les rayons cosmiques, et que Curiosity ne peut rien perforer au-delà de 2 centimètres. Après Curiosity,il faudrait  envisager de creuser jusqu’à un mètre de profondeur pour éventuellement trouver un organisme vivant.

Source : Le Figaro, Sciences, du03/08/2012, signé Tristan VEY et Science et Avenir, n° 787 ; septembre 2012, signé Dominique LEGLU 


Aviation : «Solar Impulse », l’avion solaire

 6000 kilomètres au dessus de deux continents et sans une goutte de kérosène.

Après un voyage de deux mois, l’avion solaire est rentré à son aéroport de Payerne, en Suisse. Le dernier vol de Toulouse  a duré 13 heures et 29 minutes.

Sur Internet on pouvait suivre en live le vol et le travail dans le centre de contrôle. Des caméras dans le cockpit montrait le pilote Bertrand Picard manger et donner des interviews pendant le vol. En outre, on indiquait la position, la hauteur de vol et la vitesse.

Pendant le voyage, il fallait souvent retarder les décollages à cause de vents contraires ou de  fortes turbulences, parfois il devait retourner au point de départ à cause de la mauvaise météo.

L’avion est propulsé par quatre électromoteurs utilisant l’électricité provenant des 12 000 cellules solaires. Il vole de jour et de nuit sans kérosène, à une hauteur moyenne  de 3 500 mètres et une vitesse de 70 km/h, mais peut atteindre 8 500 mètres. La voilure a une envergure de 63,40 mètres, voisine de celle d’un gros avion à réaction. Mais, avec sa construction ultralégère, il ne pèse que 1,6 tonnes, le poids d’une voiture.

Solar  Impulse, n’est pas le premier avion utilisant l’énergie solaire, mais il peut voler également pendant la nuit .Pour cela, il monte très haut pendant la journée, au début de l’obscurité il descend en quatre à cinq heures à 1000 mètres, vole pendant quelques heures avec le courant fourni par les accumulateurs et à l’aide de l’énergie solaire, peut remonter le matin à la hauteur de croisière.

Un tour du monde à l’énergie solaire est en projet dans deux ans.

Source : Der Spiegel on line, du 25/07/2012, signé irb/dpa


Drones : nouvelle génération, indétectable  au radar et équipée de réacteurs.

 Malgré leur efficacité, les drones du type Predator ou Reaper, seront  de plus en plus vulnérables, car détectables et très lents.

Un  nouveau modèle, le 47B , sera pratiquement indétectable par les radars et équipé de réacteurs. Lors d’un premier essai, il a atteint une hauteur de 2 300mètres et une vitesse de 330km/h. Néanmoins, il pourra emporter jusqu’à deux tonnes d’armes.

Pendant un premier essai sur une base aérienne dans le Maryland (Etats-Unis) il a pu communiquer avec une version stationnée sur terre d’un système de commande d’un porte-avion. Le but est de pouvoir faire atterrit le plus précisément possible le drone sur le pont d’un porte -avion.

La marine USA prévoit pouvoir opérer en 2013 un drone à partir d’un porte-avion et en 2014 essayer une alimentation de carburant en vol.

Source : Spiegel on line du 03/08/2012, signé mbe


Chimie des matériaux : le matériau le plus léger au monde

lpv333L’aérographite  est le matériau le plus léger au monde, 0,2 mg/cm2, soit quatre fois moins dense que l’aérogel qui détenait la palme jusque-là.

Il a été conçu par deux équipes, l’une de l’Institut des polymères et composites de Hambourg, l’autre de l’Institut des sciences des matériaux de Kiel (Allemagne).

 C’est  sont des nanotubes de carbone enlacés en trois dimensions sur le plan nano et micro .Il est constitué à 99,999% d’air. Il est très résistant, très hydrophobe, et il est bon conducteur d’électricité.

 

 

   
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