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lu pour vous numéro 21

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"Lu pour vous" numéro 21*

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d’information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l’expression d’une prise de position de l’UDISS ou d’un jugement de valeur. 

Sommaire :

  • Stratégie : l’Oréal veut doubler sa clientèle d’ici 2020 d’un milliard de consommateurs en plus.
  • Science : stockage de l’énergie solaire, la Corse innove
  • Science : plus de planètes que d’étoiles dans le ciel.
  • Chasseurs de planètes : des chercheurs trouvent deux planètes de la dimension de la  Terre.
  • Technique génétique : des bactéries transforment des algues en biocarburant.

Stratégie : l’Oréal veut doubler sa clientèle d’ici à 2020 :un milliard de consommateurs de plus.

Sur le milliard de consommateurs additionnels attendus, 80 % proviendront des marchés émergents. La Chine doit contribuer  à elle seule à la conquête de 350 millions de clients. Même si l’Oréal est toujours devancé par Procter § Gamble, l’écart resserre. En un an, la part de marché du français passe de 11,4 % à 13 % en 2010, quand celle de l’américain a chuté de 19 à 17 % et son chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros.

La clé ? Une meilleure compréhension des attentes de nos clients. Dernier succès, l’adaptation de la BB Cream de Maybelline, rendue moins épaisse et plus hydratante ; un tube écoulé toutes les trois secondes.

Les enjeux : il reste à conquérir de nouveaux adeptes dans les 600 villes secondaires du pays.

Ensuite, le marché des soins de la peau et du maquillage devrait doubler de 100 à 200 millions de consommateurs réguliers, au cours des trois prochaines années .Pour séduire les chinois, très méfiants, l’Oréal dispose d’un outil imparable : sa propre marque chinoise, Yue-Sai, appelée à s’exporter  
Colossal Kajal, la dernière trouvaille de la filiale indienne : un crayon qui répond à une habitude des femmes indiennes, et même des hommes, qui se maquillent les yeux .Un produit ultra classique, mais qui résiste au moins six heures à l’humidité indienne (68 % en moyenne). Ce détail lui a permis de faire la différence avec ses concurrents et de se placer en tête des ventes l’année dernière.

L’entreprise a déjà revu ses formats en proposant des dosettes de shampooing de 150 millilitres à usage unique au prix de 1,5 roupie, correspondant  plus au niveau de vie local. Malgré ces efforts, le groupe dépasse tout juste les 200 millions d’euros en 2011, avec moins  de 10 % de part de marché, derrière Unilever, qui en rafle 31 %. ; mais sa croissance annuelle est de 30 %.

En 2010, la filiale américaine est repartie à la hausse avec une croissance de 6 %. D’ici 2020 l’Oréal veut doubler sa part de marché à 26%, en convainquant 70 millions de nouveaux consommateurs. 

Mais tous les pays sont mis à contribution : un allemand sur trois ne consomme pas encore de produits l’Oréal. En Afrique, le groupe a ouvert deux filiales : au Nigéria et au Kenya.

Source : Challenges n° 283, du 12 au 18 janvier 2012, signé Thiebault  DROMARD

Sciences : Stockage  de l’énergie solaire, la Corse innove.

L’électricité  est conservée sous forme d’hydrogène afin de resservir à la demande quand le soleil ne brille plus.

A quelques kilomètres d’Ajaccio, au pied de collines sauvages et face à la Méditerranée, se cache une installation de stockage de l’énergie solaire  unique en Europe. Après deux années et demie de travail, un large champ de panneaux  photovoltaïques  a été couplé à un système innovant de production et de stockage de d’hydrogène qui permet de compenser l’intermittence inévitable liée à la production d’électricité à partir du soleil à une échelle préindustrielle.lpv21

Cette plate-forme appelée Myrte a été inaugurée le 9 janvier 2012 par l’université de Corse, Hélion, filiale d’Areva spécialisée dans les technologies de l’hydrogène et le CEA

Pour des régions insulaires non raccordées à des réseaux électriques comme la Corse, l’intermittence de la production d’électricité fournie par les énergies renouvelables, solaires ou éoliennes, est l’un des principaux freins à leur implantation à grande échelle.

Les 3700m2 de panneaux solaires implantées sur le site ont une puissance maximum de 560 KW d’électricité et son d’une technologie tout à fait courante.

L a partie réellement innovante se cache dans un petit bâtiment discret. C’est là que se trouvent les instruments fournis par  Hélion, dont l’un produit de l’hydrogène à partir de l’électricité solaire tandis qu’un autre le  recombine avec l’oxygène dans une pile à combustible pour produire de l’électricité à la demande. Entre les deux, l’hydrogène  et l’oxygène sont stockés dans de grandes cuves blanches pressurisées à 35 bars. La production de gaz s’effectue par simple électrolyse de l’eau, en faisant passer un courant qui sépare l’eau en ses deux composants de base, H2 e O2. Ces deux gaz sont stockés en toute sécurité en attendant d’être  ré utilisés  pour produire de l’eau par un procédé inverse, qui émet du courant en recombinant O2 et H2.

Ce procédé a l’avantage d’être absolument propre, et contrairement aux batteries, ne nécessite aucun élément polluant pour être produit comme le cadmium ou le lithium.

Les rendements sont un peu plus faibles qu’avec des accumulateurs chimiques, de l’ordre de 35 à 45 % sur l’ensemble de la chaîne de l’hydrogène. Les quatre piles à combustible déjà installées produisent un total de 100 KW d’électricité, capacité  qui sera doublée  d’ici quelques mois avec l’installation par Hélion d’un bloc  innovant, combinant dans un même boîtier la production de l’hydrogène et celle d’électricité.

Avec ce système on peut par exemple produire de l’hydrogène avec le solaire pendant l’après-midi, quand la demande d’électricité est plus faible, avant de faire fonctionner les piles à combustible en soirée, pour renvoyer du courant sur le réseau lors du pic quotidien de consommation.

Source : Le Figaro on line,  Science du 10/01/2012, signé Cyrille VANLERBERGHE
 
Science : plus de planètes que d’étoiles dans le ciel.

Depuis la découverte de la première exo planète  (tournant autour d’une étoile autre que le Soleil), en 1995, on savait que les huit  planètes de notre système solaire ne sont pas des exceptions. Mais l’abondance des planètes dans l’Univers restait un mystère.

Michel MAYOR, de l’observatoire de Genève, a présenté le bilan de huit ans d’observation de plus de 800 étoiles comparables au Soleil. Les résultats, étendus    à l’ensemble de notre galaxie, plus de 50 % des étoiles du type solaire posséderaient une exo planète, tournant autour de son étoile en moins de 100 jours. Et près de 20 % ont une super terre en orbite.

Suivant une étude de l’équipe internationale autour d’Arnaud CASSAN de l’Institut d’Astrophysique de Paris, notre galaxie se compose d’environ 300 milliards d’étoiles et 10 milliards auraient une planète dans la zone habitable, à une distance de l’étoile à laquelle pourrait exister de l’eau liquide, et donc  la vie.
Les  précédentes  estimations statistiques étaient déjà optimistes, mais handicapées par les techniques d’observations utilisées .Les deux plus courantes, dites  des vitesses radiales et des transits, ne sont efficaces que pour les corps qui orbitent très près de leur étoile.

La technique mise en place par A.CASSAN prend en compte des orbites bien plus grandes, entre 0,5 et 10 fois la distance Terre-Soleil .Elle utilise un phénomène d’amplification de la lumière qui se produit quand deux étoiles de la galaxie se retrouvent par hasard parfaitement alignées avec la terre, un phénomène  très rare.
Par un effet de la relativité, la masse de l’étoile la plus proche courbe les rayons lumineux émis par l’étoile la plus lointaine, et produit un effet de loupe qui fait temporairement apparaître cette dernière comme beaucoup brillante qu’elle n’est vraiment. Cet effet, dit de la microlentille gravitationnelle, est également sensible à la masse d’éventuelles planètes qui orbitent autour de la planète la plus proche.

Grâce à des télescopes d’environ un mètre de diamètre installés au Chili, en Afrique du Sud et en Australie, les astronomes ont scruté suffisamment d’étoiles pour établir des statistiques sur l’abondance de ces corps à l’échelle de la galaxie. Les planètes les plus abondantes semblent être les «super –terres«, des corps rocheux faisant de 5 à 10 fois la masse de la Terre, présentent en moyenne autour des deux tiers des étoiles ; les «géantes glacées »  (de 10 à 30 fois la masse de la terre) qui, comme Neptune et Uranus, ont des noyaux solides entourés de très épaisses atmosphères se trouvent autour de la moitié des astres .Les plus rares sont les planètes géantes entièrement gazeuses, de 30 à 3000 fois la masse terrestre (à l’instar de Saturne ou Jupiter) qui orbitent autour d’une étoile sur six.

Sources : Le Figaro on line, Science, du 13/01/2012, signé Cyrille VANLERBERHE / Spiegel on line, du 12/01/2012, signé Markus BECKER / La Recherche n° 460, février 2012 :des super terres  à perte de vue, signé Jean-François HAIT.

Chasseurs de planètes : des chercheurs trouvent deux planètes de la dimension de la terre.

A l’aide du télescope spatial «Kepler« des chercheurs ont découvert les deux plus petites planètes connues à ce jour, avec des diamètres de 0,87 et 1,03 de celui de la terre. La plus petite exo planète connue avait un diamètre de 1,42 de celui de la terre (Kepler 20 e et Kepler 20 f).

Pour la vie, il fait néanmoins trop chaud : elles tournent autour de leur étoile –semblable à notre Soleil – en six,  respectivement  20 jours. La température moyenne calculée par les astronomes serait autour de 400 et 850 °C.

Récemment, le télescope Kepler avait découvert une planète d’un diamètre de 2,4 fois celui de la terre (Kepler 22b), dans la zone habitable d’une étoile, avec une température moyenne de 22 °C, avec peut-être de l’eau liquide et une forme de vie possible.

Source / Spiegel on line, du 21/12/2011 mbe /dpa

Technique génétique : des bactéries transforment des algues brunes (varech) en biocarburant.

Les algues ont quelques avantages comme base pour un biocarburant : elles existent en grande quantité, n’ont pas besoin d’engrais,  ne sont pas en concurrence avec des aliments pour les surfaces agricoles et contiennent beaucoup d’hydrates de carbone.

Jusqu’à ce jour manquait la technique pour transformer ces hydrates de carbone. Les chercheurs du Bio Architecture Lab. (BAL) et de l’université de Washington se son rapproché de la solution de ce problème
Dans la revue «Science«  ils présentent une forme génétiquement modifiée de la bactérie «Escherichia Coli «, capable  de transformer les hydrates de carbone des algues en éthanol.  

Suivant les indications de BAL, 60 % de la masse sèche du varech est formé d’hydrates de carbone. Les chercheurs ont introduit des  gènes d’autres microorganismes dans ces bactéries, qui peuvent ainsi transformer plus de 80% des hydrates de carbone en éthanol. Les gènes pro viennent du Vibrio splendidus bactérie connue comme parasite des  élevages d’huitres.

Suivant les chercheurs, une surface d’un hectare pourrait livrée 19 000 litres de carburant par an. Le rendement est le double de celui pour la canne à sucre (sur la même surface) et cinq fois supérieure au maïs.
Plusieurs brevets ont été déposés. BAL travaille en commun avec le norvégien Statoil et avec Du Pont ;

Source : Spiegel, on line du 20/01/2012, wbr/dpa (dpa – Deutsche Pressagentur)

   
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