lu pour vous numéro 139

Détails

" Lu pour vous " n° 139*

Sommaire

  • Tourisme - Courchevel : élégant, convivial et ultraconfortable, le premier hôtel à la montagne du groupe Barrière offre le service d'un palace, la décontraction en plus.
  • Stratégie : Airbus Helicopters résiste aux turbulences.
  • Actus : la naissance d'un nuage a été reproduite en laboratoire.
  • Découverte - Hyperloop : Objectif 1 000 km à l'heure.
  • Science & futur : un robot géant rend réel la fiction (Corée du Sud)
  • Science & techniques - aliments light : la science réinvente les produits allégés

Tourisme - Courchevel : élégant, convivial et ultraconfortable, le premier hôtel à la montagne du groupe Barrière offre le service d'un palace, la décontraction en plus.

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Un accès au pied des pistes. L’hôtel est au pied du plus grand domaine skiable du monde.
Des chambres au style d’inspiration savoyarde. Bois de mélèze au plafond, cachemire et fourrures, les chambres allient élégance et confort.

Source : Challenges n° 510, 23 février 2017, par Bertrand Fraysse.

Stratégie : Airbus Helicopters résiste aux turbulences.

Malgré la crise de ses clients pétroliers, le leader mondial de l'hélicoptère civil fait face. Une prouesse liée à sa gamme étendue, aux contrats militaires et aux débouchés chinois.

Eldorado chinois.

L'empire du milieu ne compte que 700 hélicoptères, contre 12 000 aux Etats-Unis et 10 000 en Europe !

Airbus a déjà mis le pied dans la porte en décrochant, en juin 2016, une commande d’un consortium chinois pour une centaine de bimoteurs H135 (700 millions d'euros) A l’image de celle de I'A320 à Tianjin, près de Pékin, le groupe va même ouvrir une ligne d'assemblement en Chine, qui sera opérationnelle dès 2018. « Cet investissement nous met en position idéale pour bénéficier de l'explosion du marché chinois : le pays aura besoin de 3 000 à 5 000 hélicoptères dans les vingt prochaines années », explique Guillaume Faury. En attendant, Airbus continue à moderniser sa gamme pour être prêt quand le marché redécollera.

Le groupe mène actuellement les essais en vol du tout nouveau H160, remplaçant du best-seller Dauphin, qui doit entrer en service l'année prochaine, et promet une consommation inférieure de 15 à 20% à celle des concurrents. Un pari à 1milliard d'euros.

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  • Ecureuil : avec 188 commandes en 2016, ces hélicoptères légers permettent d'amortir la crise sur le segment "lourds"
  • H175 : pour doper ses ventes, Airbus développe des versions SAR (recherche et sauvetage) et de transport VIP
  • H215 : avec cette version rustique du Super Puma assemblée en Roumanie, le groupe attaque les constructeurs russes.
  • H145 : ce bimoteur de 4 tonnes assemblé en Allemagne surfe sur la crise du secteur, il a dépassé les 100 livraisons en 2016.
  • H160 : cet appareil au look futuriste, prévu pour 2019, devra reprendre les parts de marché perdues du Dauphin.

Source : Challenges n° 510 du 23 février 2017, par Vincent Lamigeon.

Actus : la naissance d'un nuage a été reproduite en laboratoire.

lpv1399Sous l'œil de leur microscope électronique les membres du Pacific Northwest Laboratory (Etat de Washington) ont vu grossir, micromètre par micromètre, les grains de glace qui composent les cirrus, ces nuages qui zèbrent le ciel de leurs écharpes effilochées à près de 6 000 m d'altitude. Pour réussir cet exploit, les scientifiques ont reproduit, dans une cellule expérimentale, les conditions atmosphériques (température, pression et humidité) qui président à la formation de ces nuages, et y ont introduit des poussières, éléments indispensables à la formation des cristaux. Les images exceptionnelles qu'ils viennent de publier ne sont pas seulement belles, elles sont aussi très instructives. En effet, jusqu'ici, les c hercheurs étaient incapables de de prédire le nombre, la taille et la forme des cristaux de glace des cirrus. Or, ces nuages, en réfléchissant les rayons infrarouges vers la Terre, contribuent à l'effet de serres ? Comme l'atteste Guillaume Mioche, du Laboratoire de météorologie physique à Clermont-Ferrand, «dans la prévision du climat, l'une des grandes incertitudes vient du fait que la modélisation de ces nuages manquent encore de réalisme». Un réalisme désormais à portée de microscope.

Source : Science et Vie, n° 1 194, mars 2017, signé A.D.

Découverte- Hyperloop : Objectif 1 000 km à l'heure.

lpv13991Les projets de train à sustentation. Avec un tel engin, nous pourrions relier Toulouse à Montpellier en 20 minutes. Loin du fantasme, ce mode de transport va révolutionner notre façon de nous déplacer.

Au milieu de l'aérodrome de Francazal, une start-up californienne s'apprête à tester un moyen de transport révolutionnaire : « l'Hyperloop », un train futuriste capable de propulser dans des tubes sous vide des passagers à 1 220 kilomètre-heure, une vitesse juste en-dessous du mur du son.

Avec un tel engin, nous pourrions relier Toulouse à Montpellier en vingt-quatre minutes, contre deux heures actuellement en TGV.

D'autres start-up travaillent déjà sur des projets similaires. Hyperloop One, une autre entreprise américaine, assure avoir réuni déjà 160 millions de dollars auprès d'investisseurs, dont la SNCF. Elle a même fait ses premiers tests en plein air dans le désert du Nevada au mois de mai 2016 et promet de commercialiser une ligne Hyperloop en 2021 !

Le canadien Transpod, piloté par le Français Sébastien Gendron, entend bien passer devant les rivaux à grands coups d'innovations technologiques. Enfin, l'entrepreneur Elon Musk n'a pas abandonné le concept dont il est à l'origine. En janvier, sa société Space X a fait concourir les ingénieurs des plus grandes universités afin d'améliorer l'aérodynamisme de sa capsule. Et elle prévoit un nouveau concours cet été.

lpv13992Les acteurs traditionnels du transport, comme Alstom, ne rient d'ailleurs plus du tout. Au-delà de 300 kilomètre-heure, les lignes de TGV ne sont plus rentables, car l'usure des freins et des rails fait grimper les coûts d'une manière exponentielle, confirme Sébastien Gendron.

Pour aller plus vite, il faut une rupture technologique ? Ce que propose le nouveau mode de propulsion à sustentation magnétique. « A terme, l'Hyperloop aura la vitesse d'un avion, le confort d’une voiture, la simplicité d'un ascenseur et le débit d'un système de métro », explique pompeusement un cadre d'Hyperloop One. Ses cabines pressurisées seront propulsées dans un tube à basse pression par un moteur à induction linéaire, une technologie déjà expérimentée au Japon avec le train Maglev. Des aimants maintiendront les capsules au-dessus des rails, en lévitation. Et comme le tube se trouvera presque entièrement vidé de son air, les frottements et le poids de l'appareil seront réduits au minimum.

Certes, il reste encore des problèmes majeurs à surmonter. D'une part l’accumulation de l'air sur le nez de l'appareil et, d'autre part, la température élevée dans le tube. Mais les experts ont déjà la solution : un compresseur aspirera l'air au-devant du train et des composants chimiques absorberont la chaleur du tube, un peu comme des glaçons dans un verre. Il suffira de les changer entre chaque voyage.

« Toutes les technologies nécessaires mais le chantier n'en reste pas moins existent. Il nous faut simplement réussir à les imbriquer », confirme Sébastien Gendron. Le chantier n'en reste pas moins conséquent. Les questions posées par l'Hyperloop ne sont d'ailleurs pas uniquement techniques.

Comment intégrer un réseau de tubes de plusieurs centaines de kilomètres dans le paysage urbain ?

Comment convaincre les passagers de voyager dans ces tuyaux high-tech ? Comment faire sortir les passagers en cas de pépin. Comment assurer la rentabilité de ce nouveau moyen de transport ? Face à ces interrogations légitimes, les start-up déroulent un argumentaire bien rodé. « Nous travaillons énormément sur l'expérience voyageur. Celle-ci sera proche de ce que vivent les passagers dans un Jet privé », assurent les experts d’Hyperloop, One. En d'autres termes, pas de sensation d'écrasement à l'accélération, pas d'entassement des passagers ... « Nous devrions même pouvoir illuminer les cabines avec des puits de lumière artificiels au rendu bluffant », espère Sébastien Gendron. « Notre réseau deviendra rapidement rentable car il est entièrement automatique et produit plus d'énergie qu'il en consomme », renchérissent les dirigeants d'Hyperloop TI.

Selon leurs prévisions, un tronçon de 600 kilomètres entre San Francisco et Los Angeles pourra ainsi être bénéficiaire en huit ans, avec un prix moyen du billet fixé à 30 dollars. A condition, bien sûr de truffer le réseau de panneaux solaires.
Imaginez-vous donc filer à 1 200 kilomètres heure dans une cabine grand luxe tout confort à l'abri de bouchons et des accidents, reliant Paris à Toulouse en à peine plus de ... quarante minutes ! Mais pas si vite. Ce n'est quand même pas pour tout de suite. « Rien que pour l'homologation de sécurité, il faudrait au moins deux à trois ans de simulation numérique et d'analyses des données. Puis, dans un premier temps, ce nouveau mode de transport embarquera du fret. L'Hyperloop pour les passagers deviendra une réalité en 2025 ou 2030, pas avant », prédit François Stephan, directeur général adjoint d'IRT SystemX, l'un des meilleurs spécialistes des transports.

lpv13993Il n'empêche, rien n'arrête l'hyperloopmania. Et le phénomène est mondial. Bratislava rêve de relier Vienne en huit minutes, au lieu d'une heure en voiture. Stockholm se voit déjà desservir Helsinki en trente minutes grâce à une ligne sous-marine. Le projet serait rentabilisé en dix ans assurent même ses promoteurs ! En Espagne, des chercheurs calculent le temps qu'il faudrait pour relier Toulouse à Madrid puis Tanger. A Dubaï, une étude récente fait miroiter un trajet de douze minutes pour rejoindre Abou Dhabi au lieu de deux heures par l'autoroute. Pour anticiper leur voyage les passagers disposeront même d'une application mobile affichant la disponibilité des capsules, dont certaines seraient réservées aux bagages ! En Inde aussi, l'Hyperloop fait tourner les têtes. Le pays se demande s'il doit s'engager dans un programme de ligne à grande vitesse classique ou s'il vaut mieux effectuer directement un bond technologique.

Ce qui est certain, c’est que de nombreuses innovations sortiront de ces travaux et feront progresser le monde du transport », estime Carole Desnost, directrice de l’innovation à la SNCF. Aujourd'hui, plusieurs centaines d'ingénieurs planchent activement sur l'Hyperloop. Et la simple analogie avec le métro parisien à la fin du XIXe siècle pourrait bien convaincre les sceptiques. Lors de sa construction, faire voyager beaucoup de monde sous terre semblait impensable. « Les parisiens ne sont pas des rats », entendait-on. Aujourd’hui, ils sont pourtant des millions à utiliser le métro quotidiennement. Nombre d'entre eux seraient même prêt à faire le grand saut de l'Hyperloop. Pour regagner leur logement marseillais et prendre le temps d'un café sur le Vieux-Port ?

Source : L’Express n° 3 426 du 1er au 7 mars 2017, par Sébastien Julian.

Science & futur ; Un robot géant rend réelle la fiction, Guinpo (Corée du Sud).

lpv13994Voici Mhod-2.

Ce mastodonte de 1,6 t et 4,2 m de hauteur vient de faire ses premiers pas. Logé dans le torse de son squelette d'acier, un pilote le dirige de manière intuitive, à l'aide de bras articulés et de pédales qui restituent ses mouvements. Sa mission, selon ses concepteurs chez Hankook Mirae Technology : intervenir après des catastrophes (séismes explosions...) dans des opérations de sauvetage ou l'homme ne peut se rendre sans protection. Apte à soulever de lourdes charges, par exemple pour dégager des victimes ensevelies sous des décombres, Method-2 peut également être autopiloté. Les connaisseurs reconnaîtront ici la main de son concepteur, Vitaly Bulgarov, à l'origine jusqu'ici de robots immatériels, évoluant dans des films de science­ fiction : RoboCop, Transformers, Ghost in the shell... Bien réel, son dernier bambin s'inspire de « mechas », les robots de mangas, et devrait être commercialisé l'année prochaine. Coût de son développement : 191 millions d'euros.

Source : Science et Vie n° 1 194, mars 2017, signé F.G.

Science & techniques - aliments light.

La science réinvente les produits allégés.

Ces dernières années les industriels se sont associés à des chercheurs en chimie alimentaire pour mettre au point des produits allégés d'un nouveau genre.... « scientifiquement » allégés.

Moins de sel, moins de gras et moins de sucre.... Mais autant de goût. Dans les labos, chercheurs et industriels imaginent ensemble de nouvelles façons de manger light. Leur ingrédient «miracle» : la chimie.

Simon Devos a sélectionné les recettes les plus surprenantes.

« C'est une science très empirique, commente Claire Rossi, responsable de la filière Innovation Aliments Agro ressources à l'université de Compiègne. Il est nécessaire de bien saisir le rôle de chaque molécule présente dans un produit et son intérêt pour la santé. Une fois le bilan nutritionnel réalisé, il faut regarder les ingrédients sur lesquels on peut jouer, et tenter les replacer par d'autres ayant de meilleures propriétés nutritives. Par exemple, nous avons montré qu'il est possible d'utiliser de l'amidon de tapioca dans certains mets pour mimer l'onctuosité apportée par le gras.

Cela permet d'enlever 15 à 20% de matière grasse dans un aliment transformé. »

Gomme de kanjoc, une plante originaire d'Asie, à la place des œufs. Les pistes sont nombreuses, mais il n’y a pas de recette miracle.

« Nous nous sommes rendu compte que remplacer un ingrédient par un autre ne suffit pas toujours à améliorer les qualités nutritionnelles d'un produit. Dans certains cas, c'est tout le processus de fabrication qu'il a fallu modifier », souligne Christian Salle, directeur de recherche lnra à l'université de Bourgogne, à la tête du projet européen TeRiFiQ. Lancé en 2012, ce programme avait pour vocation à faire collaborer scientifiques et entreprises européennes sur la mise au point d'aliments light. Il a présenté ses résultats en 2015.

Aujourd’hui, les premiers de ces aliments arrivent dans nos supermarchés. « A l'avenir, ce type de démarche devrait se généraliser, précise Claire Rossi. Des produits industriels pourraient même assez facilement renfermer des quantités plus faibles d'éléments mauvais pour la santé que certaines recettes maison !

Pour s'en convaincre, voici un premier menu sélectionné par Science et Vie. Garanti 100% allégé par la science.

Des saucisses sèches au potassium.

« Nous avons commencé par remplacer le chlorure de sodium (sel de table) par du chlorure de potassium extrait de levure, moins nocif pour la santé, explique Christian Salle, du programme TeRiFiQ de l'lnra, qui a travaillé sur le cas de la saucisse sèche avec la société Boadas, spécialisée dans la charcuterie espagnole. La graisse de porc normalement utilisée pour l'émulsion a par ailleurs été remplacée par de l'huile de tournesol. »

Les huiles végétales seraient en effet plus efficaces pour réaliser l'émulsion nécessaire à la préparation de ce type de charcuterie. Les chercheurs ont également utilisé des viandes plus maigres. Au final, les saucisses avaient perdus 35% de sodium et près de 70% de matières grasses

A l'aveugle avec le nouveau et l'ancien produit.

Résultat, les consommateurs ont montré une préférence pour le mets le moins gras, et se sont même dits prêts à payer un peu plus cher pour se le procurer ! », assure Christian Salle

Des fromages à la saumure moins salée.

Sel et fromage sont souvent indissociables. « Pour la plupart des fromages, la présence de sel tient au processus même de fabrication, indique Christian Salles, qui a collaboré avec la fromagerie belge d'Orvalk. La saumure, qui consiste à tremper le produit dans l'eau salée, notamment pour favoriser la formation de la croûte, augmente la concentration de sel ». Pour les fromages à pâte dure, les temps de saumurage ont été réduits et la composition de la saumure modifiée, ce qui a permis de diminuer de 36% la quantité de sodium. L'entreprise a décidé de commercialiser une version à -20% de sel. Testé auprès des consommateurs, ce produit a suscité des réactions positives. En revanche, les recherches sur les fromages à pâte molle n'ont pas abouties.

Des frites à l'infrarouge.

Faire des frites avec moins d'huile... Le défi était de taille. «La friture repose sur la capacité de l'huile bouillante à assécher très rapidement un aliment, décrypte Kevi Keener (université d'Etat de l'Iowa). L'humidité migre vers l'extérieur pour former la structure croustillante, et l'huile pénètre à l'intérieur.» Sa solution : un puissant rayonnement infrarouge, «qui permet de recréer le croustillant de la frite tout en réduisant d'environ 50% sa teneur en huile». Le procédé est à l'étude.

Une mayonnaise à la spiruline.

Avec l'huile comme ingrédient principal, une bonne mayonnaise se retrouve fatalement classée parmi les produits gras.

L'idée de remplacer en partie cette huile par un autre élément est née dans une start-up française, spécialisée dans les micros algues. Ces algues microscopiques qui prennent souvent la forme d'une vase verdâtre, présentent en effet de nombreux avantages pour la santé puisqu'elles sont bourrées de vitamines, de minéraux et de protéines.

Parmi elle, la spiruline, une cyanobactérie présente dans les eaux chaudes peu profondes et saumâtres de la ceinture intertropicale, a été utilisée pour préparer une mayonnaise que la société s'apprête à commercialiser. « La réussite de la texture d'une mayonnaise repose sur l'émulsion, ce mélange entre les microbulles d'huile et d'eau qui utilise les œufs comme catalyseur, explique Mathieu Gonçalves, cofondateur du projet. En utilisant de la farine de spiruline, nous avons réussi à reproduire cette texture tout en réduisant de plus de 50% le taux de matière grasse dans notre mayonnaise, et en nous passant complètement des œufs ! »

Selon Algama, qui a réalisé plusieurs tests auprès de consommateurs avant de lancer son produit, les retours sont très satisfaisants. Au point que l'entreprise prévoit déjà de développer d'autres sauces sur le même modèle.

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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