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lu pour vous numéro 132

Détails

" Lu pour vous " n° 132*

Sommaire

  • Science - climat : coup de chaleur sur les glaces de l'Arctique
  • Stratégie : Décathlon suit un régime pleinement équilibré. Innovation de rupture, marques propres, prix agressifs, salariés jeunes : grâce à ces quatre ingrédients, le géant français du sport, cette année quadragénaire, ne s'est jamais aussi bien porté.
  • Rêves d'espace : voir enfin les exo planètes. Trois télescopes spatiaux géants permettront de détecter des exo planètes comparables à celles du système solaire et même d'y rechercher des signes de vie
  • Actualités : la microscopie électronique passe à la couleur. La structure fine des cellules devient ainsi plus accessible aux chercheurs

Science - climat : coup de chaleur sur les glaces de l'Arctique

lpv1321A la mi-novembre, les températures au-dessus du pôle Nord ont dépassé les moyennes de 20°c, un record très inhabituel.

La saison avait plutôt bien démarré pour la formation de la banquise. Tout l'été, le mercure avait oscillé autour de 0°C. A la mi-septembre, alors que l'Arctique se tournait vers l'hiver, les températures ont doucement amorcé leur descente dans le négatif. Début octobre, la glace de mer commençait è se reconstituer.

Et puis tout s'est emballé, dans le mauvais sens. Au point d'avoir des températures de 20°c supérieures à la normale.

« En cette saison, le thermomètre devrait descendre assez rapidement à -25°c ou -30°C, or, il y a deux semaines le 16 novembre pour être précis, il indiquait -4°C. », raconte Matthieu Chavallier, climatologue au Centre de recherche de Météo-France. « C'est un record remarquable. Il peut être lié aussi à l'aléa de la météo, mais c'est le type de choses auxquelles on s'attend de toute façon dans le climat qui se réchauffe », raconte à I'AFP la climatologue Valérie Masson-Del motte.

Si l'été avait été relativement classique en matière de températures, il a néanmoins été marqué par la troisième étendue la plus faible en matière de glace de mer. « A la mi-septembre, la banquise recouvrait un peu moins de 4,7 millions de km2 selon NSIDC (centre américain de la glace et de la neige). Une superficie qu'il faut comparer aux 7 millions de km2 qui correspondent à la normale, et aux 3,6 millions de km2 de la plus petite surface de glace jamais enregistrée en été. Depuis le record du 16 novembre, l’écart s'est en partie comblé, mais en partie seulement. « Actuellement, on enregistre des températures de -15°C ou -l6°C, soit encore un fossé de 10°C par rapport à la moyenne », poursuit-il. Du jamais vu dans ces régions polaires, surtout sur une aussi longue période.
« C'est le type de choses auxquelles on s'attend de toute façon dans un climat qui se réchauffe », Valérie Masson-Delmotte, climatologue.

lpv1322Quant à savoir pourquoi de tels phénomènes se produisent : les chercheurs ont au moins deux explications en lien direct avec le réchauffement climatique. Le fait qu'il y ait des mers avec peu de glace est le facteur le plus important. Plus les étendues de glace de couleur blanches sont importantes, plus la lumière du soleil est réfléchie. A contrario, plus l’eau, de couleur sombre est libre de glace, plus le rayonnement solaire est absorbé dans l'océan.

« Quand le soleil disparaît l'hiver, l’océan libère petit à petit toute la chaleur emmagasinée durant l'été avant de pouvoir refaire de la glace ». Une chaleur qui a tendance à stagner au-dessus de l'océan avant de se dissiper. Or cette année, les anomalies de température de l'eau enregistrées dans la mer de Barents (au nord de la Norvège) étaient de 3°C à 4°C au-dessus de la normale.
Plus la mer stocke cette chaleur plus elle met de temps à la relarguer dans l'atmosphère, ce qui retarde d'autant le retour de la glace.
La deuxième mécanique qui permet d'expliquer ces situations anormales dans le Grand Nord correspond également à l'arrivée des masses d'air chaudes qui se faufilent au-dessus du pôle.

De tels phénomènes renforcent les inquiétudes des spécialistes du climat ? On sait que la hausse des températures constatée dans l'Arctique est plus importante que partout ailleurs dans le monde. Ce réchauffement « spectaculaire et sans précédent entraine une élévation du niveau de la mer qui se répercute sur les régimes météorologiques du monde entier et est susceptible d'avoir des incidences encore plus nombreuses sur le système climatique.», rappelait l'OMN (Organisation de la météorologie mondiale).

Pendant longtemps la glace résistait bien pendant l'été car il s'agissait de glace pluriannuelle, moins salée et très dure. Maintenant la glace de mer est essentiellement composée d'une glace jeune, beaucoup plus fragile. « Elle a complétement changé de nature », résume le scientifique. Sans compter son épaisseur qui a diminué de près de 50% depuis les années 1970. L'épaisseur de la glace de mer qui était en hiver d'environ 3,60 m au début des années 1990 est passée à une moyenne d'environ 1,90 m en 2008. Pour l'été, les chiffres sont respectivement de 2,70 m contre1,50 m en 2008.

Source : Le Figaro on line, sciences, du 25 novembre 2016, par Marie Court

Stratégie : Décathlon suit un régime pleinement équilibré. Innovation de rupture, marques propres, prix agressifs, salariés jeunes : grâce à ces quatre ingrédients, le géant français du sport, cette année quadragénaire, ne s'est jamais aussi bien porté.

lpv1323C'est une table de ping-pong...mais tout en carton ! Démontable, déplaçable et stockable dans une chambre, cette mini-table ultralégère avec raquette en carton s'annonce comme le prochain must de Décathlon. A moins de 20 euros, elle pourrait faire un malheur, comme la « tente deux secondes », la cage à foot ultra légère, ou plus récemment, le masque de plongée grande vision. Testée actuellement dans le laboratoire de Décathlon à Villeneuve d’Ascq, elle pourrait être commercialisée dès 2017. L'innovation est dans les gènes de l'enseigne, et c'est une des clés de son succès en France et dans le monde.

D'année en année, Décathlon franchit de nouveaux records. Jamais ce géant du sport, qui appartient à la galaxie Mulliez (Auchan, Kiabi, Leroy-Merlin...), ne s'est aussi bien porté. « Ce sont les meilleurs résultats depuis plus de dix ans », confirme Bertrand Gabin, auteur de « la face cachée de l'empire Mulliez ». En 2015, ses ventes ont dépassé 9 milliards d'euros, soit 1milliard de plus qu'en 2014. Mieux, son résultat net s'est envolé de 31% !

Volume avant valeur.

Gérée au cordeau, l'enseigne affiche une rentabilité équivalente à celle de LVMH.

Grâce à sa kyrielle de marques propres (Quechua, Kipsta, Nabaiji), l'entreprise est à la fois concepteur et distributeur. Elle maîtrise toute la chaîne de valeur et peut baisser chaque année certains prix. L'année dernière, le prix moyen d'un article était de 14,51 euros et de 68 centimes de moins qu'en 2014.

Ensuite, les couts de marketing et de publicité sont très faibles. Elle en consacre 0,7% de son chiffre d'affaires, quand Nike en dépense 15%. C'est autant d'économies sur le prix de vente.

« Chaque année nous faisons la chasse aux coûts sur chaque article en éliminant le superficiel pour ne maintenir que l'essentiel », résume Harrold, le patron de l'innovation.

Le sac à dos Quechua 10 litres a ainsi vu son prix passer de 6 à 4,98 euros, puis à 2,99. Des efforts qui finissent par payer. L’an dernier, le nombre de passages en caisse a ainsi augmenté de quelque 15 600 clients par magasin (+7%), ce qui a permis de vendre près de 18 millions d'articles supplémentaires.

Recherche mise en commun.

Le nouveau tandem à la tête de Décathlon a décidé de mettre le paquet sur la création de de nouvelles marques propres, comme Cabesto, Terres et Eaux, et Atos. Décathlon commercialise actuellement 25 marques maison et devrait ainsi rapidement monter à une trentaine. Désormais il cherche à travailler davantage ensemble, surtout pour la recherche. L'idée : sortir plus d'une dizaine d'innovations de rupture chaque année, contre quatre ou cinq seulement aujourd’hui, et réduire également le temps de développement. Un exemple ? La nouvelle valve de gonflage ultrarapide du matelas de camping pourra ainsi être exploitée pour le « stand up paddle gonflable », illustre le patron de l'innovation. Si Décathlon peut pratiquer des prix très bas et financer une armée de 50 chercheurs dans son Sports Lab, c'est aussi parce que l'exploitation des magasins est peu coûteuse.. A commencer par les frais de personnel. Les vendeurs à Décathlon sont sportifs et jeunes. Donc pas chers. Le revers de la médaille, les temps partiels à Décathlon France explosent à 50% parmi les CDI, et le turnover a atteint des records à 20% en France. Cela n'empêche pas l'enseigne d'être cette année numéro un des « Entreprises préférées des Français » pour la distribution, celle où ils rêvent de travailler.

Un succès sans frontières.

Décathlon fait partie avec Carrefour et Auchan des distributeurs français les plus implantés à l'international.

Aujourd'hui, les ventes à l'international pèsent pour 65% du total. Elles croissent beaucoup plus vite qu'en France, où il n'y a pas eu de nouveau point de vente ouvert en 2015, contre 140 ouvertures nettes à l'étranger. C'est donc hors des frontières que Décathlon porte tous ses efforts. Rien qu'en Chine, l'an dernier, Décathlon a inauguré pas moins de 51 magasins et en comptait 166 fin 2015. Ce marché, où l'industrie des loisirs est en plein boom, devrait représenter 25% du chiffre d'affaires d’ici à 2020.
Il n'y a qu'en Amérique du Nord que Décathlon n'arrive pas à poser ses valises. Cependant, après avoir ouvert au Mexique cette année, le groupe pourrait inaugurer un nouveau point de vente au Canada en 2017.
Une étape intermédiaire avant les Etats-Unis.

Source : Challenges, n°498, novembre 2016, signé Thiébault Dromard.

Rêves d'espace : voir enfin les exo planètes.

lpv1324Les télescopes E-ELT (ESA), GMT et TMT (partenariat) entre 2022 et 2024

Actuellement en construction au Chili et àHawaï, ces trois télescopes géants permettront de photographier enfin les exo planètes depuis la Terre

JWST (Nasda/Esa), WFirst (Nasa) et DST (Nasa)/Esa), 2018,2024 et 2030.

Ces futurs télescopes spatiaux seront capables de détecter des exo planètes comparables à celles du système solaire et même d'y chercher des signes de vie.

Le télescope spatial miroir virtuel EEI, pas avant 2040..

Constitué de milliers de télescopes spatiaux, cet instrument imaginé par l'astronome Antoine Labeyrie permettrait de voir en détail les exo planètes.

La toute première exo planète (planète tournant autour d'une autre étoile que le soleil) 51Pegasi b, a été découverte en 1995 à l'observatoire de Haute-Provence par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz. Depuis, le nombre d'exo planètes découvertes croît à une vitesse exponentielle : 100 en 2002, 1 000 en 2013, presque 3 000 aujourd'hui, 10 000 probablement avant 2020.

Il y en aurait mille milliards dans notre galaxie ! Comme dans notre système solaire, les mondes sont rocheux ou gazeux, petits ou géants... mais, à plus de 99% invisibles. Aussi, les méthodes d'observation pour les étudier sont indirectes : les scientifiques enregistrent les mini-éclipses ou les perturbations gravitationnelles qu'ils exercent sur leur étoile. Mais maintenant on veut les voir !
Dans dix ans, des centaines apparaîtrons comme des pixels colorés, et dans un quart de siècle, les astronomes pourront, peut -être, avec un hyper télescope, observer des milliers d'autres mondes en détail.

Entre 2022 et 2014, mieux les étudier depuis la Terre.

lpv1325Ces astres sont un million de fois plus lointaines que ceux du système solaire, mais en plus, ils sont situés dans le halo aveuglant des étoiles qui les éclairent.

Comment voir un astre jusqu'à dix milliards de fois moins brillant que son étoile ? Leurs présences était détectée de manière indirecte, par l'influence gravitationnelle qu'elles exerçaient sur leurs étoiles ou par l'infime affaiblissement de la lumière de celles-ci lorsqu'elles passaient devant elles.

Au cours des années 2 000, quelques exo planètes ont cependant étés vues directement, les astronomes parvenant à les photographier grâce au plus puissant des télescopes actuels, ceux équipés de miroirs de 88 m à 10 m de diamètre. Ces rares exo planètes visibles, moins de 1% des exo planètes connues, sont de véritables « monstres ».

Des planètes géantes, situées à très grande distance de leur étoile, et surprises dans leur prime jeunesse. Ces mondes gazeux géants et brûlants (comme Beta Pictoris b, par exemple dans la constellation du Peintre, qui est deux fois plus grande, huit fois plus massive que Jupiter et chauffée à 1 400°C) sont bien visibles en infrarouge, où ils brillent presque autant que leur étoile.

Mais voir des Jupiter, des Saturne, des Mars et, rêve absolu, de nouvelles Terres, c'est une autre affaire.
Un défi impossible ? Non. La prochaine génération de télescopes géants installés à Hawaï et dans la cordillère des Andes chilienne, le révélera, c'est désormais certain. Les trois monstres technologiques ont été prévus pour « voir » enfin les exo planètes. Ces machines géantes, à 1milliards d’euros pièce perceront, comme jamais jusqu'ici, le ciel entre 2022 et 2024.

A la distance extraordinaire des exo planètes (des millions de milliards de kilomètres), celles-ci ne présenteront qu'un pixel coloré sur les caméras électroniques. C'est tout ! Et c'est pourtant fantastique ! Car la lumière de l'exo planète, accumulée pendant des heures et disséquée par le spectrographe du télescope géant, offrira aux astronomes une quantité prodigieuse e d'informations sur ce monde lointain : notamment la température de sa surface, sa vitesse de rotation, la nature de son sol ou de son atmosphère, les éléments chimiques qui la composent.

En revanche, cette future génération de télescopes géants ne pourra déceler aucune trace de vie sur ces autres mondes. Pour cela, il serait nécessaire d'envoyer des sondes dans le noir et le froid de l'espace...
A partir de 2018 : Y trouver des traces de vie.

Trois futurs télescopes spatiaux permettront de photographier et d'étudier directement des centaines d'exo planètes ! Et pas seulement des monstres massifs et brûlants, mais aussi des planètes comparables à celles tournant autour du Soleil.

Planètes rocheuses trois fois plus grande que la Terre et couverte de lave, ou comparables à la Terre mais dix fois plus massives, qu'elle, planètes-océans entièrement recouvertes d'eau...Tout ou presque est possible et peut être imaginé.

lpv1326Les astronomes pourront commencer à dresser une véritable encyclopédie galactique, dont un échantillon statistique permettra de connaître les familles planétaires et leurs caractéristiques. Surtout, ils sauront enfin exactement combien il existe de planètes aux caractéristiques physiques et météorologiques semblables à celle de la Terre, seule planète vivante connue dans l'Univers.

Pourront-t-ils nous dire si ces cœurs et ces cousines de la Terre sont, comme elle, vivantes ? Non. Ni le JWST ni le WFIRST ne détecteront de mondes habités ! la sensibilité et la précision exigées pour étudier des Terres dans le cosmos seront encore hors de portée pour cette génération technoscientifique.

Un super-super Hubble.

Ce n'est qu'en 2030 que l'une des grandes questions posées à l'humanité, « sommes-nous seuls dans l'Univers ? », pourrait trouver une réponse. Les astronomes ont déjà défini l'outil dont ils ont besoin pour cette quête : un télescope spatial à 10 milliards de dollars, l'un des plus coûteux instruments scientifiques jamais construits :

Le HOST (High-Definition Space Telescope), probablement international, est un super Hubble. Doté d'un miroir de 12 m de diamètre, ce géant sera environ 100 fois plus lumineux que Hubble !

Comme il est impossible d'envoyer dans l'espace un miroir aussi grand, Le HOST bénéficiera de la technique novatrice choisie pour le JWST : le miroir mosaïque repliable. Un challenge technique très risqué, que les astronomes espèrent voir relevé par le JWST quand il sera déployé en orbite en 2018...

lpv1327De fait, la mosaïque du JWST est composée de 18 petits miroirs de 1,3 m de largeur, pour un total de 6,5 m. Celle du HOST en comportera 54. Son objectif est précis : découvrir et étudier quelques dizaines (environ 50, selon les spécialistes) d'exo planètes se situant dans la zone habitable de leur étoile, c'est-à-dire là où de l'eau peut se maintenir à l'état liquide à leur surface, comme c'est le cas sur Terre. Ensuite, les analyser, définir leurs caractéristiques avant d'y tenter de découvrir des biomarqueurs, des composants atmosphériques qui pourraient être d'origine biologique. Ainsi, de la vapeur d'eau indiquerait la présence possible d'étendues d'eau liquide de l'oxygène, une possible forme de vie, car cet élément, sur Terre, est surtout produit par photosynthèse

Bien sûr, il faudrait étudier durant de nombreuses années ces candidates planètes vivantes, car le risque est grand de détecter de faux positifs, c'est-à-dire des planètes dont les biomarqueurs seraient d'origine chimique. Le méthane par exemple, pourrait être dû, non pas à la présence d'être vivants, mais à l'oxydation de composées ferreux, l'oxygène pourrait aussi pourrait être produit de façon abiotique, par le contact d'oxyde de titane avec de l'eau... N’empêche !

lpv1328En 2030, le HDSDT devrait photographier ces exo planètes habitables ou habités. Mais comme tous ses prédécesseurs, il n'obtiendra de ces mondes que des images de de 1pixel ! Jaune pour une planète-désert, bleu pour une planète-océan et vert pour une planète...vivante.

Seule l'observation d'un monde habité permettra de voir le jour (rêve technico-scientifique à 20 milliards d'euros).

Véritable pionnier, Antoine Labeyrie, astronome et opticien français propose d’installer en effet dans l'espace un gigantesque télescope modulaire, appelé Exo-Earth lmager'(EEI), constitué de dizaines, puis de de centaines, puis de milliers de petits télescopes individuels de la taille du télescope spatial HUBBLE. Cette flottille de télescopes formerait un interféromètre, c'est-à-dire un télescope virtuel, dont le diamètre équivaut à la distance maximale entre les petits télescopes. Chaque télescope représentera un morceau du miroir virtuel géant. Le miroir dilué de Labeyrie aura la même précision qu'un miroir réel de même taille, mais pas sa sensibilité, la surface optique du télescope virtuel étant bien moindre que celle d'un miroir réel. Mais cette limitation n'est pas importante pour observer des exo planètes : des photographies pourront être prises en une heure de temps de pose seulement.

Des interféromètres existent déjà dans les domaines optiques, infrarouge et radio. En optique et infrarouge, qui intéressent l'observation des exo planètes, ces instruments comptent aujourd'hui six à huit petits télescopes, dessinant un miroir virtuel de 100 à 400 m de diamètre. De là à installer une constellation de dizaines, voire de centaines ou même de milliers de télescopes du type Hubble tous reliés entre eux... On mesure ici l'abîme technologique à combler pour réaliser le rêve d'Antoine Labeyrie. Peut-être dans la décennie 2040 à 2050.

Source : SCIENCE et VIE, hors-série, n° 276, septembre 2016, par Serge Brunier.

Actualités : la microscopie électronique passe à la couleur. La structure fines des cellules devient ainsi plus accessible aux chercheurs.

lpv1329Imagerie. Depuis son invention, il y a plus de 80 ans, la microscopie électronique ne permettait d'obtenir que des clichés en noir et blanc des cellules, ou il est difficile d'identifier des structures différentes mais en étroit contact. Cette limitation vient d'être levée par une équipe de chercheurs de l'université de Californie avec un procédé fondé sur le dépôt de deux métaux pouvant être discriminés par un même faisceau d'électrons. Ce marquage différent a ainsi permis de différencier la présence d'un type de protéine dans des vésicules digestives de la cellule. Les deux métaux utilisés n'absorbent pas la même quantité d'énergie électronique. Une couleur, rouge ou vert, est associée au signal distinct de chaque métal, et leurs images reconstituées sont superposées à celle de la microscopie électronique classique. La structure fine de la cellule devient davantage accessible aux chercheurs, ce qui peut compléter l'apport des images obtenues par la microscopie de fluorescence à super-résolution.

Source : Science et Avenir, n° 838, décembre 2016, signé P.K.

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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