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lu pour vous numéro 98

Détails

" Lu pour vous " n° 98*

Sommaire

  • lnfo flash : 621 millions d'Africains sans électricité / Les enfants numériques
  • Science-cosmos : après un silence de sept mois, le contact radio a repris avec l'atterrisseur Philae sur la comète Tchouri
  • Actualité - Science : une prothèse de main robotisée en impression 3D
  • La Terre inconnue : une genèse qui pose encore question
  • Science & Futur : des briques imprimées en 3D climatiseront les maisons
  • Science & Futur : ce cargo« à voile» intelligent promet d'optimiser le fret
  • Science & Futur : le train sous vide entre en phase de tests (Quay Valley, Californie),
  • Question aux experts : faut-il prendre des notes à la main ou à l'ordinateur ?

Info flash :
Environnement : 621 millions d’Africains sans électricité.

La fée électricité a été parcimonieuse avec le continent africain.

L’Africa Progress Panel, le think tank de Kofi Annan, vient de publier un rapport qui dresse un constat cruel et sans appel : aujourd’hui encore, 621 millions de personnes d’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, ne sont pas reliées à l’électricité. Il faut huit ans à un Tanzanien pour en consommer autant qu’un américain en un mois. Cette pénurie d’énergie freine la croissance de la région. 55 milliards de dollars par an seront nécessaires pour garantir l’accès au réseau électrique à tous les Africains d’ici 2030.

Source : Le Nouvel Observateur, n° 2040 du 11 au 17juin 2015.

Les enfants numériques :

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Source : Le Nouvel Observateur, n° 2040 du 11 au 17 juin 2015.

Science – cosmos : après un silence de sept mois, le contact radio a repris avec l’atterrisseur Philae sur la comète Tschouri.

lpv982Le 19 mai, la sonde a envoyé en une vingtaine de minutes 185 données d’actualités. Même interrompu plusieurs fois pendant la transmission, le contact a été néanmoins stable. Philae avait atterrit en novembre dernier sur Tchouri à un endroit bien à l’ombre et l’émission s’est arrêtée après à peine 56 heures. Actuellement, le faible rayonnement solaire pourrait s’avérer une aubaine, car même si Tschouri est plus proche du soleil, le faible rayonnement ne fait pas craindre une surchauffe de Philae.

Les scientifique espèrent que Philae pourrait travailler jusqu’en octobre, pourvu que le contact radio reste stable et que la sonde Rosetta, qui tourne autour d Tchouri, retransmet les données à la Terre.

Philae indique une température de fonctionnement de O° C, suffisante pour la batterie pour accumuler de l’énergie et pouvoir travaille même pendant la nuit sur la comète. Pendant les 12 heures que dure une journée de la comète, Philae reçoit du soleil pendant 3,5 heures.
Pour améliorer le contact radio, les chercheurs ont modifié ces derniers jours la trajectoire de Rosetta, avec succès, car la durée du transfert des données a bien été allongée.

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Source : Spiegel ONLINE du 19 juin 2015, signé hda.

Actualité – Science : une prothèse de main robotisée en impression 3D.

lpv984A 31 ans, Nicolas HUCHOT, jeune ingénieur du son, vient d’être élu par le prestigieux centre de recherche américain MTI « Innovateur social » français 2015 de moins de 35 ans.

Son projet ? BionicoHand, une prothèse de main robotisée, réalisée à bas coût grâce à des outils accessibles, comme une imprimante 3D, dont les plans de fabrication seront mis à la disposition de tous.

En 2012, arrivent sur le marché de nouvelles prothèses poly digitales, qui permettaient par exemple de faire des lacets parce que les doigts bougent indépendamment. Le modèle pris en charge par la Sécurité Sociale offre de l’autonomie, mais fonctionne comme une pince.
Une visite au fablab (atelier de fabrication ouvert au public) de Rennes, va jouer le rôle de déclic. « En passant devant une imprimante 3D, je me suis demandé s’il était possible de réaliser une main robotisée dont j’avais trouvé les plans en open source sur Internet. » Le concepteur de cette main robot (InMoov), Gaël LANGEVIN, accepte alors de le conseiller pour l’adapter en prothèse.

En cinq mois, un premier prototype est monté pour un coût de 300 euros, avec l’aide d’une vingtaine de bénévoles du fablab. Des capteurs placés sur les muscles de l’avant-bras transforment l’énergie de la contraction en signal électrique qui commande les mouvements des doigts. Le BionicoHand est né.

A l’occasion de la remise des prix du MIT, dans l’atelier BNP Paribas à Paris, Nicolas HUCHET ne porte pas sa main robot. « Le prototype actuel n’est pas suffisamment abouti pour un usage quotidien. Il a surtout valeur de preuve de concept. Nous travaillons à l’améliorer en tenant compte des besoins des usagers : un dispositif léger, rapide, robuste, fonctionnel, et esthétique. « Avec des difficultés inédites à la clé.
« D’ordinaire, la fabrication de prothèses robotisées relève du high-tech. Nous sommes dans la « low-tech », en cherchant à remplacer les éléments par des substituts moins chers trouvés dans des magasins de bricolage. On bidouille, explique Nicolas HUCHOT.

L’enthousiasme suscité par BionicoHand ouvre de nouvelles perspectives à l’association « My Human Kit », crée pour l’occasion, qui envisage un développement commercial à moyen terme. Elle va élargir son champ d’action au handicap en général avec cinq projets, dont un fauteuil roulant, une prothèse auditive et des lèvres bioniques. Tous seront faisables en open source, mais des modèles achevés seront également commercialisés. La BionicoHand dans sa version finale serait ainsi vendue entre 1 000 et 1 500 euros, contre 11 000 euros en moyenne pour les modèles d’entrée de gamme.

Source : Le Figaro online, actualité-santé du 20 juin 2015, un article du Figaro, par Pauline FREOUR

La Terre cette inconnue : une genèse qui pose encore question.

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Comment la vie a t-elle surgit ?

Il y a environ 2,5 milliards d'années, l'atmosphère de la Terre s'est chargé d'oxygène dont l'origine ne peut-être que l'activité de micro-organismes déjà très évolués. « Ce qui indique que la vie a dû apparaître bien plutôt», analyse Robert PASCAL, du laboratoire Dynamique des systèmes biomoléculaires complexes, à Montpellier. Par ailleurs, les plus vieux minéraux terrestres formés en présence d'eau liquide, les zircons de la région de Yilgarn, en Australie, affichent l'âge vénérable de 4,4 milliards d'années, signe que l'environnement terrestre était déjà favorable à l'émergence de la vie.

Des découvertes permettent de réduire l'intervalle temporel ou la vie est apparue. En 2008, une équipe internationale a montré que les stromatolithes (roches silicifiées en forme de chou-fleur) australiens vieux de 2,7 milliards d'années contiennent des nano cristaux d'aragonite qui sont nécessairement l'œuvre de colonies de micro-organismes. D'autres chercheurs interprètent, eux, les proportions d'isotopes des composés soufrés des roches australiennes datées de 3,5 milliards d'années comme le signe de l'activité de bactéries se nourrissant de soufre. Enfin, certains voient la signature d'une activité biologique dans l'appauvrissement en carbone 13 de roches du Groenland vieilles de 3,8 milliards d'années.

Mais il est probable que le secret de l'apparition de la vie sur Terre persiste. Car personne ne sait quel environnement a permis cette émergence des fumeurs noirs au fond des océans, des mares en bordure de continents, l'atmosphère chimiquement active de la Terre primordiale.

Si bien que cet événement, qui a bouleversé la physionomie de notre planète, risque de demeurer à jamais le plus grand mystère de l'histoire de notre planète.

Source : SCIENCE et VIE, hors-série, n° 271, juin 2015, par Mathieu GROUSSON, illustrations Grégoire CIRADE.

Science & Futur.

Des briques imprimées en 3D climatiseront naturellement les maisons.

C’est en s’inspirant des anciens systèmes d’évaporation de l’eau, utilisés bien avant l’invention de la climatisation, que l’agence de design américaine Emerging Objects a conçu le Cool Brick. Fabriquée grâce à une imprimante 3D, elle permet de construire des murs qui refroidissent de manière passive les maisons dans les pays chauds. Le principe : ses trous aux motifs géométriques assurent l’aération, tandis que la céramique microporeuse absorbe de l’eau qui, au contact de l’air chaud extérieur, s’évapore en le refroidissant. L’efficacité de ce prototype dépend bien sûr de la taille du mur et de la quantité d’eau introduite.

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Source : Science et Vie, n° 1173, juin, signé L.B. (Oakland (Etats-Unis).

Ce cargo « à voile » intelligent promet d’optimiser le fret.

lpv9894Le transport maritime rejette un milliard de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année.

Autant dire que les économies d’énergie sont une question centrale pour ce secteur. Afin de trouver un équilibre entre économie et écologie, le cabiner néerlandais d’architectes navals Dykatra a conçu Ecoliner, un cargo hybride associant à ses moteurs diesel quelque 4 000 m2 de voiles. Long de 138 m, ce quatre- mâts est capable de déplacer plus de 8 000 tonnes de fret à 18 nœuds. Il peut optimiser la force du vent en orientant ses mâts et en déroulant automatiquement la surface de voile adéquate pour économiser du carburant. Mieux encore, à l’aide d’un système de localisation par satellite et d’un suivi météo, il empruntera le parcours le plus approprié en fonction des vents et des courants. A la clé, des économies de temps et de carburant pouvant aller jusqu’9 50ù ; En attendant de trouver un amateur, les voiles sont testées sur le Faucon maltais, un yacht de luxe.

Source : Science et Vie, n° 1 173, juin 2015, signé M.S.

Le train sous vide entre en phase de tests (Quay Valley, Californie).

lpv9895Le premier prototype d'HYPERLOOP verra bien le jour en 2016. li s'agit du nouveau mode de transport collectif à très grande vitesse, à mi-chemin entre l'avion et le train, imaginé par l'entrepreneur à succès Elon Musk (Tesla, SpaceX ... ). Ses« wagons» en forme de capsules
aérodynamiques circulent sur des rails dans des tubes sous basse pression qui limitent les frictions.

Ils pourront être propulsés jusqu'à 1220 km/h par un champ magnétique produit par des moteurs à induction. Mais c'est un prototype moins rapide qui sera d'abord testé en Californie, sur seulement 5 km ce qui lui permet de monter jusqu'à 320 km/h, soit l'équivalent du TGV Est. De quoi, tout de même, pour Hyperloop Transportation Technologies, optimiser l'ergonomie des capsules, des tubes et des stations d'embarquement.

A terme, au mieux d'ici dix ans, l'ambition de rallier Los Angeles à San Francisco ( 600 km) en une demi-heure ... soit moitié moins qu'en avion actuellement.

Source: Science et Vie, n° 1173, juin 2015, signé E.T-A.

Question aux experts : Faut-il prendre des notes à la main ou à l’ordinateur ?

A la main. Des études indiquent qu’ainsi la mémorisation des informations et leur compréhension sont favorisées.

Les étudiants écrivent bien plus vite au clavier qu’à la main. Dès lors, ceux qui utilisent des ordinateurs portables en classe ont tendance à prendre plus de notes, reproduisant parfois mot pour mot le discours du professeur. Mais est-ce vraiment un avantage ?

En 2014, Pam MUELLER, de l’Université de Princeton, et Daniel OPPENHEIMER, de l’Université de Californie à Los Angeles, ont mené plusieurs expériences pour le déterminer. Ils ont demandé à des étudiants de prendre des notes pendant une conférence, puis ont évalué leur mémorisation des données factuelles, leur compréhension des concepts et leur capacité de synthétiser et généraliser les informations. La moitié des étudiants devaient écrire avec un ordinateur portable, et l’autre moitié à la main. Les chercheurs ont trouvé que les seconds avaient une meilleure compréhension conceptuelle et exploitaient mieux les données que les premiers.

Les chercheurs l’expliquent par les différents traitements cognitifs impliqués par les deux modes de prises de notes. La lenteur de l’écriture à la main force les étudiants à digérer et résumer l’information, dont ils ne peuvent transcrire que l’essentiel.
Ces efforts favorisent la compréhension et l’apprentissage. A l’inverse, taper à l’ordinateur permet de noter toutes les paroles du professeur sans en traiter le sens.

Peut-on améliorer les performances des utilisateurs d’ordinateurs en leur demandant explicitement de réfléchir aux informations et de les retranscrire dans leurs propres mots ? C’est ce qu’ont tenté P. MUELLER et D. OPPENHEIMER, mais sans succès. Les étudiants ont continué de faire du mot à mot et n’ont pas mieux synthétisé les informations.

Plus efficace même longtemps après.

La plupart des études comparant la prise de notes à la main et au clavier ont testé les souvenirs peu de temps (généralement moins d’une heure) après la session d’apprentissage. En situation réelle, cependant, les étudiants sont souvent évalués des jours, voire des semaines, après le cours.

Les informations supplémentaires retranscrites par ceux qui écrivent à l’ordinateur les avantagent lorsqu’ils révisent leur leçon après un long délai ?

Non, à nouveau. Dans l’une des expériences, P. MUELLER et D. OPPENHEIMER ont évalué les deux groupes de participants une semaine après le cours. Là encore, ceux qui avaient pris des notes à la main ont obtenu les meilleures performances. Ces notes, qui incluent les propres mots et l’écriture des étudiants, semblent rappeler plus efficacement les souvenirs, en récréant aussi bien le contexte (les processus de pensée, les émotions, les conclusions) que le continu (notamment les données factuelles) de la session d’apprentissage.
Ces résultats ont des implications importantes pour les étudiants qui se fondent sur du contenu mis en ligne par les enseignants. Quand ils ne prennent aucune note, ils n’organisent pas les informations et ne les synthétisent pas dans leurs propres mots. Ainsi, ils ne s’engagent pas dans le travail mental qui favorise l’apprentissage.

Outre leur impact sur les processus cognitifs, les ordinateurs posent d’autres problèmes dans la salle de cors. Un accès Internet y est souvent disponible, avec son lot de distractions associées : messageries, jeux en ligne... Des études suggèrent que lorsque les étudiants utilisent des ordinateurs portables, ils passent 40% du cours sur de telles distractions et son finalement moins satisfaits de l’enseignement. En 2011, Jeff SOVEN, de l’Université de Saint John, à New-York, a montré que dans une faculté de droit, près de 90% des utilisateurs d’ordinateurs portables pratiquaient des activités en ligne sans lien avec le cours pendant au moins cinq minutes.

Les innovations techniques peuvent façonner les expériences éducatives, souvent de manière positive. Cependant, les travaux de Pam MUELLER et Daniel OPPENHEIMER rappellent qu’aller plus vite ne favorise pas toujours l’apprentissage, et que nous devons encourager les processus cognitifs, exigeants en termes d’efforts, qui le sous-tendent.

Source : Pour la Science, n° 448, février 2015, signé Cynthia May, professeur de psychologie à l’Université de Charleston (Etats-Unis).

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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