Lu pour vous numéro 95

Détails

" Lu pour vous " n° 95*

Sommaire

  • Science et technique - le projet « Locust » (sauterelle). La marine US veut envoyer des essaims de drones au combat
  • Stratégie : Valeo accélère sur la voiture propre et autonome
  • Science & techniques - énergie verte : plantes, elles devinrent des lampes
  • Science : dessalement de l'eau contre la sécheresse
  • Actualités - découverte de nouveaux cycles solaires
  • Science & Technique : Airbus fabrique 100 petits avions électrique
  • Actualités high-tech : un radar sait prévoir les nids-de-poule
  • Economie : cargo géant danois - majesté en acier
  • Science : technique de la Nasa, vue de radar à travers les débris

Science et Technique – Le projet « Locust » (sauterelle). La marine US veut envoyer des essaims de drones au combat.

La marine des Etats-Unis mise sur la technologie de l'essaim : des douzaines de mini-drones s'envolent simultanément pour combattre un ennemi.
L'objectif du projet Locust (Low-cost UAV Swarming Technology) : faire décoller des mini-drones en essaim pour écraser l'ennemi en complète autonomie, selon un rapport de l'Office of Naval Research (ONR).

La technologie a été testée avec succès au mois de mars. Des mini-drones du type « Coyote », équipés de différents détecteurs ont effectué en totale autonomie un vol en formation, niveau encore jamais atteint. L'année prochaine des tests seront effectués sur des navires. 30 petits drones décolleront en succession rapides et échangeront entre eux des informations. Ceci les qualifiera à coopérer en totale autonomie en missions offensives ou défensives.
Une vidéo du ONR montre comment les drones « Coyotte » jaillissent des tuyaux et déploient leurs ailes. Suit le vol en formation autonome et une simulation qui montre comment les petits drones identifient ensemble des cibles, qui seront ensuite bombardés.
Jusqu'à maintenant, les drones sont seulement équipés de divers détecteurs. Mais une version armée, comme le « Switchblade » drone pourrait entrer dans une formation.

Ce n'est pas certain qu'un tel essaim entrera vraiment en action. La charge de ces drones ne pourra être composée que d'un détecteur à infrarouge ou d'un détecteur optique. De plus, les corps volants ne pourront pas atterrir, ils sont donc conçus à usage unique. Ceci pourrait augmenter les coûts, même si des centaines de petits corps volants, autonome et sans pilote, coûtent moins qu'un seul avion tactique. L'US Navy reste optimiste. Les corps volants non habités, réutilisables et reconfigurables peuvent multiplier la force de combat et en même temps, diminuer le risque pour les combattants.

Source : Der Spiegel on line du n°15 avril 2015, signé Markus Becker.

Stratégie : Valeo accélère sur la voiture propre et autonome.

lpv951Leader du Stop&Start et de l'assistance à la conduite, l'équipementier automobile mise sur le high-tech depuis l'arrivée de Jacques Aschenbroich aux commandes.

La voiture qui s'arrête et redémarre automatiquement au feu rouge (Stop&Start) ? C'est Valeo.

Celle qui se gare sans le conducteur, qui lit les panneaux et qui, dans un proche avenir, circulera par elle-même ? Encore Valeo.

L'équipementier tricolore roule à fond pour la voiture autonome. « Il faut des voitures intuitives qui sachent circuler seules dans les bouchons, tout en utilisant moins d'énergie et en polluent moins », constate Guillaume Devanchelle, le directeur de la recherche et du développement.

Une voiture autonome sera en principe plus sûre, plus confortable, tout en étant capable de décélérer avant un feu, de calculer la bonne vitesse pour passer juste au moment où le feu se remettra au vert, économisant ainsi du carburant. Dès 2017 ou 2018, promet Valeo, des voitures autonomes circuleront sur le périphérique parisien. C'est ce pari qui résume la stratégie high-tech menée par Jacques Aschenbroich depuis son arrivée en 2009 comme directeur général à la tête de l'équipementier automobile.

Le groupe s'est recentré sur deux métiers complémentaires : le confort et l'aide à la conduite, d'une part ; les baisses de CO2 et des émissions polluantes de l'autre. Valeo est déjà le numéro un mondial dans l'assistance à la conduite, avant les Allemands. Et, côté réduction de CO2, il est aussi leader du Stop&Start, dont il a écoulé 8 millions d'exemplaires depuis 2010, il vise les 40 millions dans les cinq ans à venir. En attendant de devenir leader dans les technologies permettant de transformer l'électricité en... puissance, sujet au cœur des économies d'énergie. Valeo a ainsi obtenu une première commande auprès d'Audi : un compresseur qui remplace le sacro-saint turbo, pour donner plus de puissance mais sans inertie, ni temps de réponse. « Cela permettra de mettre des moteurs plus petits dans les voitures, qui consommeront moins et émettront moins de CO2 », argue Guillaume Devauchelle.

La technologie servira aux véhicules essence ou diesel, aux hybrides rechargeables, et bientôt aux modèles à pile à combustible. L'innovation arrivera sur le marché l'an prochain.

Et le directeur général de de dégainer son ambitieuse feuille de route pour 202 : une hausse de 6 % du chiffre d'affaires à plus de 20 milliards d'euros ; une marge opérationnelle dépassant les 8% ; un continent asiatique qui pèsera 35% des ventes du groupe. Valeo progresse à une cadence plus de deux fois supérieure à celle du marché automobile mondial (+3%). Les prises de commande représentent 1,6 fois le chiffre d'affaire.

Partenariats de R&D.

Pour croître il faut des moyens. Valeo a doublé ses dépenses de recherche et développement entre 2009 et 2014, soit 5,5% du chiffre d'affaires l'an dernier ( 450 millions d'euros). En même temps, les effectifs de la R&D ont grimpé de 60%, à 10 400 personnes. Ils passeront à 15 000 dans les années à venir. « Nous comptons au total 25 000 personnes de plus qu'en 2010, dit Jacques Aschenbroich. Et nous en aurons 30 000 supplémentaires en 2020. » L'an passé, avec 473 titres, Valeo était le cinquième dépositaire de brevets en France.

Pour aller plus vite, le groupe a aussi dû s'ouvrir aux autres. Aujourd'hui, il a noué des partenariats avec des universités, des laboratoires et d'autres entreprises. En moins d'un an, Valeo a conclu quatre partenariats de recherche avec des sociétés ultraspécialisées, comme l'allemand Peiker (télématique), l'israélien Mobileye (caméra frontales), le japonais Fujitsu Ten (électronique), le canadien Leddar Tech (télémétrie). Comme beaucoup d'industriels aujourd'hui, il s'offre aussi des PME innovantes, comme le norvégien Eltek (chargeurs embarqués). Depuis deux ans, il s'est allié à Safran. Le 27 mars, aux Invalides, à Paris, le tandem a présenté une voiture autonome alliant le meilleur de l'automobile et de l'aéronautique. Comme cette technologie de driver monitoring, une caméra intégré au tableau de bord qui reconnaît le conducteur, le surveille et s'assure qu'il ne s'endort pas. Ou encore cette clé virtuelle InBlue pouvant être partagée, et qui démarre la voiture dès que le mobile du conducteur est détecté.

« D'autres technologies de l'aéronautique et de la défense viendront dans les voitures, comme ma vision de nuit, la reconnaissance visuelle ... Mais il les faut à des coûts automobiles accepta bles », souligne Aschenbroich. l'innovation exige des moyens. Mais les marges sont supérieures. Ainsi Valeo a atteint l'année dernière une marge opérationnelle de 7,2% avec l'engagement d' un flux de trésorerie positif de 1,8 milliards d'euros sur la période 2011-2015. D'ici à 2020, le groupe anticipe une rentabilité des capitaux employés supérieure à 35% (31% en 2014). De quoi amplement financer la voiture du futur.

Source : Challenges, n° 431 du 30 avril 2015, signé Alain-Gabriel Verdevoye.

Science & techniques : énergie verte. Plantes, et elles devinrent des lampes

lpv952On va pouvoir s'éclairer aux ... plantes ! Des chercheurs sont en effet parvenus à explorer l'électricité que les végétaux produisent naturellement. Grâce à des piles à combustible microbiennes.

Repères.

Les piles à combustibles microbiennes reprennent le principe des piles à combustible a hydrogène. Une électrode libère des électrons, l'autre les récolte, produisant ainsi un courant. La première, l'anode, est placée au sein d'un compartiment contenant des bactéries et de quoi les nourrir, ce qui libère des électrons. L'autre, la cathode, est alimentée en oxygène par l'air ambiant, composant d'une réaction chimique absorbant des électrons.

Dans l'est des Pays-Bas, entre Ede et Wageningen, c'est un parterre long de 100 m2 garni de plantes aquatiques entre lesquelles courent électrodes et câbles électriques qui longe la route, alimentant les lampes de la rampe de protection. A Zaandam, c'est le même dispositif ou presque : il s'agit de 400 «piles » végétales reliés entre elles pour éclairer le ciel.

Il y a de la magie dans l'air ce soir-là, car les lampes utilisées sont ordinaires (de simples LED), la source qui les alimentent l'est beaucoup moins ! Pour la première fois, ce 5 novembre 2014, des dispositifs d'éclairage électrique, conçus par une start-up néerlandaise, Plant-e, sont directement alimentés en électricité par une série de plantes vivantes. Les piles à combustible microbiennes sortent enfin des laboratoires !

Les piles à combustible microbiennes ? L'idée aura fait un long chemin. Jusqu'en 2009, ou un foisonnement de travaux a abouti au lancement de Plantpower, un projet européen mené par l'université de Wageningen, dont est directement issue la jeune pousse Plant-e.

Le principe : il est analogue à celui des piles à combustible au sein desquelles une réaction chimique produit un courant électrique. Mais alors que celles-ci utilisent l'oxydation de l'hydrogène, les piles microbiennes utilisent, elles, les réactions chimiques naturelles des micro-organismes (bactéries) pour produire de l'électricité.

Une source renouvelable.

lpv953« L'idée neuve consiste ici à profiter de la photosynthèse des plantes pour fournir le carburant in situ aux bactéries : les exsudats de matières organiques issus des racines et le produit de leur décomposition », explique Frédéric Barrière, qui a participé au projet PlantPower.
A la clé, non seulement la production la production d'une électricité « vert », puisque la réaction chimique qui produit le courant dégage la même quantité de CO2 que celle qui est naturellement absorbée. Mais aussi, font valoir les chercheurs, une source électrique renouvelable à l'envie et presque inépuisable, tout au long de la vie de la plante.

Les rendements énergétiques varient néanmoins, comme dans le cas des énergies solaires ou éoliennes, en fonction du climat, qui influence le métabolisme des plantes. Le système cesse par exemple de produire de l'électricité dès que le sol gèle. « Mais ce sont des piles quasiment indestructibles, insiste Frédéric Barrière, car les réactions chimiques se font dans un milieu vivant : le biofilm bactérien présent à la surface de l'anode ».

Pour obtenir des courants suffisamment importants pour éclairer des séries de LED, l'équipe Plant-e, menée par la chercheuse Marjolein Helder, a utilisé des plantes qui aiment vivre les pieds dans l'eau. Leur croissance assurent les chercheurs, s'accommodent très bien de la présence d'électrodes.
En pratique, les plantes grandissent d'abord sous serres avant d'être installées sur site, dans des récipients en plastique d'un peu plus de 60 cm2 équipés d'électrodes.

En tout, ce sont, sur 100 m2, quelques 400 modules qui ont été installés sur les deux sites néerlandais.

Quid des rendements ? Ils restent assez faibles. Comptez une moyenne de 0,2 W de puissance pour 1 m2, soit à peine de quoi alimenter une LED. C'est pourquoi les piles sont connectées entre elles afin de produire suffisamment d'électricité. Pas de quoi, en tous cas dans l'immédiat, faire nique aux sources d'énergie actuelles, renouvelables ou pas.

C'est d'ailleurs l'une des principales limites à cette technologie. Même si on peut très bien imaginer améliorer ces rendements, cela restera toujours de la basse puissance (Frédéric Barrière). Une limitation liée notamment au phénomène électrique d'inversion de polarité, qui implique que les courants produits n'augmentent pas aussi vite que le nombre de « piles » végétales connectées ensemble. Un problème commun à tous les systèmes présentant des piles en série ou parallèles, explique le chercheur. Et le paramètre biologique complique les choses. Difficile en effet d'avoir ici des performances exactement identiques pour chaque pile, comme c'est le cas avec des piles à combustible classiques, plus facilement contrôlables. »

Des limites qui ne semblent pas pour autant effrayer l'équipe de Plant-e. Elle estime en effet pouvoir diffuser très largement sa technologie, car même avec les faibles rendements actuels, que pourrait améliorer le choix d'autres plantes, bactéries ou matériaux constituant les électrodes, 400 m2 de plantes connectées suffisent à répondre à 20% des besoins d'un foyer moyen au Pays-Bas (qui consomme 3500 kw d'électricité par an). Mais encore faut-il disposer d'une telle surface...

En attendant de futures améliorations, les premiers usages envisagés se satisfont de moins de 100 m2, pour des appareils requérant peu de puissance (éclairage par LED, alimentation des points d'accès Wi-Fi, recharge des téléphones portables). Les « jardins électriques » de plus grande surface ont, eux, les meilleures chances d'être installés sur les toits. En effet, les plantes équipées de leurs électrodes, outre un appoint de fourniture électrique aux immeubles de bureau, assureront alors aussi des fonctions classiques des toits végétales : isolation thermique, stockage de l'eau, embellissement.

La suite ? « Produire une énergie verte à grande échelle dans les zones naturelles humides : tourbières mangroves, rizières..., » annonce Marjolein Helder. Plant-e compte pour cela placer des tubes horizontaux équipés de d'électrodes sous la surface de l'eau afin d'utiliser la décomposition des plantes aquatiques déjà présentes dans ces milieux naturels.

Prometteur. Le premier prototype extérieur est attendu d'ici à, la fin de l'année.

Source : Science et Vie n° 1172, mai 2015, signé Etienne Thierry-Aymé.

Science – dessalement de l'eau contre la sécheresse : la Californie veut boire de l'eau de l'océan Pacifique.

Depuis des années, la Californie souffre de la sécheresse. Mais c'est seulement depuis peu de temps que tout le monde s'est rendu compte qu'il y a eu un changement radical dans la situation. La semaine dernière, le gouverneur Jerry Brown a décrété une économie drastique de l'eau.

Le problème de la Californie ainsi que tout le sud-ouest des Etats-Unis se résume en quatre points :

  • la sécheresse dure depuis des années et aucune fin est en vue.
  • les sources d'eau sont épuisées et les images des satellites ont montré également une baisse massive du niveau des nappes souterraines.
  • les études du climat de la région prouvent que la sécheresse actuelle n'est pas une exception, mais plutôt un retour à un état normal.
  • la population croît en permanence, ce que réduit les gains en efficacité à la consommation de l'eau.

Pour lutter contre la pénurie d'eau, différentes communes de Californie recourent à une vieille technologie : le dessalement de l'eau de mer. A San Diego, la plus grande installation de dessalement de l'eau de mer est en cours d'achèvement.

Le projet « Carlsbad Desalination Project » d'un million de dollars produira avant la fin de l'année

Presque 200 millions de litres d'eau potable par jour. Mais ce qui peut paraître une quantité énorme, couvrira à peine 7% des besoins de la région de San Diego. Et les 3,2 millions d'habitants ne représentent qu'un dixième de la population de toute la Californie.

Contre le projet jouent les coûts, tant financiers que sur l'environnement. La nouvelle installation utilise le procédé de l'osmose inversé. L'eau de mer est pressé à travers des orifices minuscules, retenant les molécules de sel (et les autres composants inorganiques), laissant passer l'eau. Mais ceci nécessite une grande pression et beaucoup d'énergie.

L'installation de Carlsbad sera plus efficace que les usines actuelles. Néanmoins, la Société Poseidon Water(le fournisseur) estime qu'il faudrait 2,8 kw/h uniquement pour le dessalement de 1 m3 d'eau. En plus, l'énergie nécessaire pour pomper l'eau de l'installation jusqu'aux consommateurs.

Suivant un rapport paru dans la revue « Technology Review », le coût de l'installation de Carlsbad totalisera 35 MW pour alimenter 30 000 ménages. Au final, 1 m3 d'eau dessalée reviendra à 1,60 dollar, 80% de plus que l'eau provenant d'autres sources.

Dans l'avenir, la valeur de l'eau augmentera, mais les coûts de l'énergie également, on ne voit donc pas de percée au niveau du dessalement.

Considérations sur l'environnement.

Pour obtenir un litre d'eau potable, l'installation des Carlsbad utilisera deux litres d'eau de mer, incluant des millions d'œufs de poissons et d'organisme vivants microscopiques. De plus, la lessive alcaline résultant de l'osmose, sera retourné dans l'océan. Plus salée que l'eau de mer, elle aura des effets durables pour l'environnement proche des côtes.

Le dessalement de l'eau de mer devrait être le dernier recours, a déclaré Sean Bothwell de l'organisation California Coastkeeper Alliance au « New York Times ». Il faut d'abord utiliser toutes les ressources existantes, possibles.

Quelques communes de Californie ont stoppé des projets de peur des dégâts possibles. Santa Cruz, par exemple, a baissé la consommation journalière par tête d'habitants à 235 litres par jour, la valeur la plus faible en Californie, mais toujours 115 litres de plus qu'en Allemagne. Mais le potentiel d'économie pourrait aussi s'puiser également bientôt.

Et beaucoup de régions au monde sont déjà à la limite des ressources d'eau renouvelables. A ceci s'ajoute le changement climatique qui contribuera à rendre des régions plus chaudes et plus arides. Au final, la valeur de la technologie du dessalement augmentera et se rependra. L'avenir tranchera !

Source : Der Spiegel on line-sciences- du 12 avril 2015, signé Markus Becker.

Actualités- découverte de nouveaux cycles solaires : des phases courtes de 11 mois seraient l'un des principaux moteurs des éruptions qui agitent notre étoile.

lpv954Fluctuante, l'activité du Soleil ne suivrait pas seulement des cycles longs de 11 ans, mais aussi des phases courtes de 11 mois ! Ces « saisons » solaires seraient même l'un des principaux moteurs des éruptions qui agitent notre étoile, ces événements violents capables de perturber les systèmes GPS, les réseaux électriques et les communications radio.

Elles ont été repérées grâce à l'étude de « bandes magnétiques » qui parcourent l'astre en permanence, comme des vagues progressant lentement sur chaque hémisphère depuis les hautes latitudes jusqu'à l'équateur. Elles sont issues de l' »effet dynamo » produit par des turbulences survenant dans les profondeurs du Soleil, à plusieurs centaine de milliers de kilomètres sous sa surface. Lorsqu'elles se rencontrent, elles créent des interférences plus ou moins fortes qui diminuent ou accroissent l'activité de l'astre.

Cette découverte devrait permettre de mieux prévoir ma météorologie solaire. Reste désormais à comprendre l'origine exacte de ces bandes magnétiques.

Source : Science et Avenir, n° 819, mai 2015, signé A.B.

Science & Technique – aéronautique : Airbus fabrique 100 petits avions électriques.

lpv955Il ne volera qu'à 160 km/h, mais silencieux et sans gaz d'échappement. Airbus travaille déjà sur son successeur.
Depuis longtemps, les ingénieurs rêvent d'avions silencieux, sans gaz d'échappement et sans entretien. Airbus va passer à l'acte ; il a annoncé la production de 100 exemplaires de l'avion électrique E-Fan 2.0.

D'une longueur d'à peine 7 mètres, il ne pèsera que 500 kilos, une fraction d'un engin normal de cette dimension. Et les deux moteurs de 20kw, ne pèsent ensemble qu'un quarantième du poids. Il décolle déjà à 100 km/h, démontré aux vols des prototypes, testés depuis un peu plus d'un an.
Le plus gros problème de cette technologie est le faible rayon d'action. Les batteries doivent être dimensionnées petites, pour ne pas augmenter la masse au décollage ? Ainsi, le E-Fan 2.0 doit atterrir au bout de trois quarts d'heure, le courant étant consommé. Il pourrait servir comme transporteur sur des îles.
Airbus teste déjà son successeur, avec un chargeur alimenté par un petit moteur, qui pourrait recharger les batteries en cours de vol et ainsi augmenter son rayon d'action jusqu'à plus de trois heures de vol. Le E-Fan 4.0 doit pouvoir transporter un pilote et trois passagers.
Une autre possibilité d'accroître le rayon d'action sont les cellules solaires, qui équipent actuellement l'avion Solar Impulse, actuellement en vol autour du monde.

Source : Der Spiegel on line du 7 mai 2015, signé boj.

Actualités high-tech : un radar sait prévoir les nids-de-poule.

lpv956Un véhicule bardé de capteurs analyse en temps réel la chaussée pour détecter les défauts.

Equipement

Fin mars, à Beverly, près de Boston, aux Etats-Unis, un drôle de véhicule a inspecté en quatre jours 240 kilomètres de rues pour déceler la formation de nids-de poule. D'habitude, il faut une année entière pour abattre un tel travail. Mais des chercheurs de la Northwestern University de Boston ont équipé une camionnette d'une technologie appelée VOTERS. Concrètement, des capteurs détectent les changements de pression d'air dans les pneus occasionnés par les creux, tandis que des microphones enregistrent les sons produits par les cahots de la route. De plus, un radar scanne le revêtement entre les roues, traquant jusqu'à un mètre de profondeur les poches d'eau ou d'air. Enfin, un appareil photo placé à l'arrière du véhicule cadre une vue plus large de la route pour corroborer les données des capteurs et visualiser les défauts et les hiérarchiser.

Source : Science et Avenir, n° 819, mai 2015, signé A.D.

Economie : Cargo géant danois- majesté en acier.

lpv957Le cargo « Majestic Maersk » de l'armement danois Maersk est un tel géant : 400 mètres de longueur avec une capacité de plus de 18 000 containers standard. L'équipage ne comprend que 22 membres. Comme ils n'ont pas une minute de libre, l'accès de passagers est, en général, interdit.
Le photographe danois Gregers Heering a eu néanmoins la possibilité en février 2014 de suivre le cargo pendant 32 jours, de Hongkong à travers l'océan indien et le Canal de Suez jusqu'à Algciras, en Espagne. La route standard de la globalisation.

Heering a maintenant publié ses photos : elles témoignent d'un monde qui reste fermé au plus grand nombre d'entre nous, veillée en solitaire, exploit logistique maximal du commerce mondial, sans aucun temps d'arrêt. Parfois, pendant le voyage, il se sentait comme dans un film de science-fiction.
L'ensemble des photos sont encore visibles jusqu'au 23 mai 2015 dans le hall d'exposition « The Gallery », à Copenhague.

Source : SPIEGEL online du 4 mai 2015, signé msk.

Science : Technique de la Nasa : vue de radar à travers les débris.

Avec un radar portable, la Nasa cherche des victimes ensevelies à la suite d'une catastrophe. Un premier essai, de cette technique de l'astronautique, après le tremblement catastrophique au Népal, s'est avéré un succès.

Avec l'aide d'un nouveau radar mobile, des équipes de recherche ont localisé et libéré quatre personnes dans la ville de Chautara au Népal central. L'appareil du nom de « Finder » (Finding Individuals for Disaster and Emergency Response) est un appareil de mesure portable pour la recherche de personnes ensevelies. Il peut enregistrer le battement du cœur et la respiration d'une personne sur trente mètres à travers l'air et entre sept et vingt mètres à travers des obstacles comme des massifs de béton, de la boue ou des décombres.

L'appareil se trouve dans un petit coffre de la taille de ceux qu'on peut emporter dans la cabine d'un avion et un détecteur. Le rayonnement de micro-ondes du radar est réfléchi par les objets et mesuré par le détecteur. Dans le modèle du signal réfléchi, on découvre le rythme montant et descendant de la cage thoracique d'un survivant.

L'appareil mobile est un des premiers exemplaires de la combinaison d'un rayonnement électro -magnétique d'ondes longues avec un radar à rayon d'action court.
L'origine de cette technique radar de sauvetage se trouve dans les voyages cosmiques. Le Jet Propulsion Laboratory (JPL) actionne pour la Nasa le « Deep Space Network », un réseau mondial de grandes antennes et télescopes, qui commandent et contrôlent les satellites et les sondes spatiales.. Pour mesurer les modifications minimales de la position d'une sonde en orbite autour d'une planète ou piloter un engin dans le cosmos, les chercheurs mesurent avec des rayons radars les plus petites modifications de position à des distances de milliards de kilomètres. Avec ces signaux radars on peut également mesurer des modifications minimales d'une hauteur sur la surface de la terre.

Les chercheurs admettent que, pour l'instant, on ne peut pas reconnaître la position exacte d'une personne sous les décombres et que les mesures durent encore (quelques minutes) plus longtemps que ce qui est désirable. Les chercheurs espèrent pouvoir établi bientôt un équipement standard en cas de catastrophes. Il devrait arriver sur le marché pour moins de 10 000 dollars et remplacer la recherche avec chiens et appareils acoustiques et optiques.

Source : SPIEGEL online du 8 mai 2015, signé Philipp Hummer

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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