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lu pour vous numéro 90

Détails

" Lu pour vous " n° 90*

Sommaire :

  • Science futur : l'idée d'une ville sous-marine prend forme
  • Technologie : un drone moustique
  • Construire un monde durable : les projets industriels foisonnent
  • Stratégie : le blanchisseur Elis arrive impeccable en Bourse
  • Apprendre en ligne : 50 MOOCs qui comptent.
  • Vivre plus longtemps : le nouvel âge
  • High-Tech : aéronautique, Solar Impulse 2, un tour du monde au Soleil

Science futur : l'idée d'une ville sous-marine prend forme.

lpv902Une cité sous-marine pouvant loger 5 000 habitants, c'est le projet imaginé par le constructeur japonais Shimizu Corporation. Baptisé Océan Spiral, cette cité futuriste prend la forme d'une sphère transparente en béton de résine et Plexiglas (3 m d'épaisseur) de 500 mètres de diamètre. Elle abrite une structure de 75 étages qui comprend un centre d'affaires, des zones commerciales, des ensembles résidentiels et des hôtels. Cette sphère flotterait juste au-dessous du niveau de la mer et se prolongerait par une spirale de 15 km de longueur qui atteindrait le fond océanique, entre 3 000 et 4 000 m de profondeur. Là, serait implantée une usine qui exploiterait les minéraux du plancher marin. L'énergie nécessaire pourrait être produite par des micro-organismes qui convertiraient le dioxyde de carbone rejeté par les habitants en méthane, et par des machines thermiques qui exploiteraient l'écart de température entre les 2° C des abysses et les 20° C de la surface. L'eau potable serait, elle, produite sur place par dessalement de l'eau de mer, et la nourriture par aquaculture offshore.

En cas de tempête, la profondeur de la sphère pourrait être ajustée afin de l'immerger ou la faire émerger grâce à un système deballast remplis de sable et situé juste en-dessous.

Shimzu Corporation estime que les technologies nécessaires pour réaliser son projet seront disponibles d'ici à 2030.

Source : SCIENCE et VIE, n° 1170, mars 2015, signé E.L.

 

Technologie : un drone moustique.

lpv901Regardez de plus près la photo, ce n'est pas un moustique, c'est un drone !

C'est un drone moustique espion pour les régions urbaines, déjà en production, financé par le gouvernement américain.
Il est équipé d'une caméra, d'un micro et se contrôle pare distance. Il peut se poser sur vous, prendre un échantillon de votre ADN ou laisser sur votre peau des traces qui permettraient de vous dépister.

Ce petit dispositif peut se faufiler par une fenêtre ou une porte ouverte, ou encore demeurer accroché à vos vêtements et ainsi se retrouver dans votre maison.

Etant donné le nombre grandissant de demandes pour des drones de surveillance de taille macro, on peut facilement supposer que la police et l'armée se tourneront très bientôt vers ces petits gadgets.

Source : 01 net, février 2015

Construire un monde durable.

Les projets industriels à court et moyen terme, voire plus futuristes, foisonnent.
Ce sont autant de voies prometteuses pour réduire les émissions de gaz de serre , que ce soit en produisant de l'énergie à partir de vagues, du vent, de la houle ou du soleil, en développant des solutions de mobilité durable ou en réduisant les émissions d'applications industrielles. Exploration en images de pistes technologiques originales.

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Par Anaïs Joseph et Frédéric Woirgard.
Source : POUR la SCIENCE, n° 447, janvier 2015, supplément innovation.

Stratégie : le blanchisseur Elis arrive impeccable en Bourse.

Le blanchisseur industriel lève 700 millions pour se désendetter et accélérer sa croissance. Son modèle permet de maintenir une rentabilité très élevée.

Des draps humides surgissent du tunnel ou ils ont été lavés et essorés. Ils virevoltent à 20 mètres du sol, avant de s'engouffrer dans des presses géantes, dont ils ressortent séchés, repassés, pliés.
Cette usine ultramoderne d'Elis brasse 400 tonnes de linge plat (draps, nappes, torchons) et d'uniformes par semaine. De là, 30 camions partent chaque nuit livrer les clients d'Ile-de-France : palaces, petits hôtels, boucheries, restaurants, PME, grandes sociétés...

En 1883, les Grandes Blanchisseries de Pantin, rebaptisées Elis (Europe Linge Service) livraient déjà. En voiture à cheval. A la fin des années 1960, l'entreprise s'est muée en société de location-entretien. Un système malin, qui évite aux clients d'investir dans l'achat de linge et de machines.

Le 11 février, Elis, 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires et environ 1,5 milliard de valorisation, est entrée en Bourse. Son actionnaire à 83%, Eurazeo, compte lever 700 millions pour réduire la dette (2 milliards) et accélérer la croissance. L'offre a été souscrite en quelques jours.

28% du chiffre d'affaires en 2014 à l'international (Brésil, Portugal, Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas).

La stratégie d'Elis est nette. D'abord, elle augmente son effort commercial dans ses dix marchés. En période de crise, les vendeurs ont un argument imparable : la location permet au client de réduire ses coûts fixes, puisque seul le linge consommé est payé.
Ensuite, en France comme ailleurs, Elis rachète des blanchisseries. « En six ans, l'entreprise a réalisé 45 acquisitions, dont une opération structurante au Brésil », souligne Marc Frappier. En février 2014, le français s'est ainsi emparé d'Atmosfera (90 millions d'euros de chiffre d'affaires), leader brésilien sur ce marché de 200 millions d'habitants.
Partout, Elis cherche à améliorer sa productivité. Le groupe réduit chaque année sa consommation d'eau, de détergent, d'énergie. Rallonge la durée de vie des uniformes grâce à ses ateliers de couture. Traque les trous et les taches à l'aide de caméras. Cette obsession lui permet de maintenir sa rentabilité, malgré la hausse des coûts de main-d'œuvre : depuis 2006, la marge opérationnelle (Ebitda) est restée entre 31 et 33%.
Services annexes.

Enfin, Elis poursuit sa diversification. Un coup d'œil dans ses camions suffit pour comprendre : pour rentabiliser la tournée de ses 1900 chauffeurs, tous en chemise blanche et cravate, Elis loue aussi des machines à café, du matériel sanitaire des bonbonnes d'eau, des tapis...Depuis 2013, il propose même un service de dératisation. Aujourd'hui, ces diversifications assurent 27% du chiffre d'affaires.

Source : CHALLENGES, n° 420, 12 février 2015, signé Delphine Déchaux.

Apprendre en ligne : 50 MOOCs qui comptent.

Bien adaptés à l'enseignement professionnel, plus faciles d'accès que les formations classiques, les cours en ligne ouverts à tous répondent de plus en plus aux besoins des individus. Et des entreprises.

Bien adaptés à l'enseignement professionnel, plus facile d'accès que les formations classiques, les cours en ligne ouverts à tous répondent de plus en plus aux besoins des individus. Et des entreprises.

La révolution est née en 2005 dans une province (Manitoba) dans l'Ouest du Canada. Deux professeurs proposent à leurs élèves une expérience dans le cadre d'un cours au nom un peu obscur : CCKO8, Connectivism and connective knowledge : basculer leur cours sur Internet, puis observer. Au bout de quinze jours, 2 300 nouveaux élèves sont venus du monde entier enrichir le cours. Le MOOC (pour massive online open course, cours en ligne ouvert à tous) était né.

Comme au Canada ou aux Etats-Unis, les MOOCs français attirent des dizaines de milliers d'apprenants. Souvent surdiplômés. Le MOOC « Gestion de projet » de Centrale Lille a ainsi accueilli 45 000 élèves, celui sur la philosophie et le management de Centrale Paris, 50 000. Premier à vous proposer en 2014 un choix des meilleurs MOOCs, Challenges a sélectionné dans ce dossier les 50 MOOCs francophones et anglo-saxons à ne pas rater sur le management, la création d'entreprises ou la finance, dont les sessions démarrent dans les semaines à venir.

Cécile Dejoux, maître de conférences au Cnam débute en février une nouvelle session de son cours « Du manager au leader 2.0 ». Il y a un an, le cours avait attiré 36 615 apprentis issus de 55 pays. Tout est prêt à l'école pour les 50 000 nouveaux apprenants qui se sont inscrits cette année.

Cet engouement collectif impose aux universités et aux grandes écoles des choix stratégiques et économiques. Un MOOC coûte cher à réaliser, 50 000 euros en moyenne.

Un marché émergent.

Les entreprises s'interrogent aussi sur la façon de valoriser les « MOOCeurs » qui affichent leurs certificats de suivi avec succès sur leur CV, mais aussi sur l'utilisation des MOOCs pour former leurs salariés alors qu'elles sont en pleine transformation digitale. De la SNCF qui réfléchit à un cours en ligne sur le thème « comment conduire une locomotive ? » à EDF qui sensibilise personnel et clients à la gestion des compteurs, toutes entrouvrent la porte à la variante professionnelle des MOOCs : les SPOCs, ou small private online courses.

Jean-Marc Tassetto, ancien patron de Google France a créé une « communauté de 200 000 apprenants payants ». Ses clients ? Société Générale, SFR, Pernod Ricard, GDF Suez, Schneider Electric ou la Fédération française de football. Orange a donné naissance à une plateforme dédiée à l'apprentissage social, tout au long de la vie. Le premier, « le digital, vivons-le ensemble », a attiré 5 000 personnes, dont 2 500 salariés d'Orange. L'Oréal vient d'intégrer le MOOC de Cécile Dejoux « du manager au leader 2.0 » dans son portail de formation international.

Des diplômes reconnus.

La reconnaissance des compétences acquises sera déterminante pour la suite. Les établissements d'enseignement supérieur ouvrent déjà la voie. « ABC de la gestion de projet » (Centrale Lille) ou « Effectuation : l'entrepreneuriat pour tous « (EM Lyon) délivrent déjà des crédits ECTS, l'unité de valeur commune aux universités européennes. A Lyon, Christophe Batier a lancé « E-learn au carré », un MOOC pour apprendre à faire de MOOCs, soit 200 heures de cours suivis par 300 participants. Pour avoir un diplôme, 30 d'entre eux ont payé 1 500 euros ». La prochaine session d'octobre est déjà saturée.

Source : CHALLENGES, n° 420, 12 février 2015, dossier réalisé par Anne Tézenas avec Franck Bertot.

Ce que vous apporte les MOOCs.

Peu reconnus sur un CV, les cours en ligne ouverts à tous peuvent apporter un sérieux coup de pouce à l'évolution professionnelle : des connaissances pour être plus opérationnel dans son travail, un impact sur le recrutement, de nouvelles vocations dans le sillage de la révolution des MOOCs.

Les valeurs sûres :

Management : gestion de projet (Centrale Lille), Economie ludique (Université de Pennsylvanie), Marketing (HEC Montréal), Pensée managériale (Centrale Paris), Merchandising marques (Université East Anglia).

Finance :

Ingénierie financière et risk management (Université Columbia), Initiation, finance d'entreprise (HEC), Marchés financiers (Université Yale), Introduction à la finance (Université de Michigan), Financer son entreprise (Open classrooms, France),

Création d'entreprises :

Business model (MIT, Etats-Unis), Entrepreneuriat (EM Lyon), Start-up (Open classrooms France), Compétence, Découvrez le monde des start-ups.

Divers :

Géopolitique (Science-Po), Mondialisation (ESE, Espagne), Eloquence (Université de Washington), Informatique (Harvard), Recherche

Internet (Centrale Nantes).

Des cours en self-service : le marché s'étoffe, entre plateformes à la demande et formations en entreprise.

Vivre plus longtemps : le nouvel âge.

Tout le monde veut vivre plus longtemps et la science commence à y arriver. Mais le vrai « challenge » » est de vivre mieux.

La vie moyenne d'une souris est de 2,3 ans, mais la souris UT2598 est toujours en pleine forme à 3 ans. Vu de l'extérieur ; elle n'a pas l'air différent de ses congénères plus jeunes. Sa fourrure est d'un noir brillant, elle est maigre et d'une activité surprenante quand elle explore, renifle et tourne autour de sa cage au Centre scientifique de la Santé de l'université du Texas, à San Antonio.
Ce qui donne à la souris UT2598 cette facilité est un composé appelé « rapamycine » qui paraît ralentir le vieillissement et les dégâts qu'il peut provoquer, au moins à certaines cellules. Foie et cœur fonctionnent comme s'ils étaient beaucoup plus jeunes et ses tendons ont plus de ressort et de flexibilité qu'ils devaient être à son âge. Il y a aussi moins d'évidence de tumeurs, comme normales, dans ses organes. A côté d'autres souris au même âge, le contraste est manifeste.

Les expériences avec la souris UT2598 et la » rapamycine » sont juste un exemple du type de recherches sur le vieillissement qui trouvent chaque jour du nouveau. Dans les laboratoires les chercheurs testent toutes sortes d'agents, dont quelques-uns existent déjà comme remède pour traiter les humains (la « rapamycine » est prescrite aux patients après une greffe pour prévenir le rejet), d'autres sont encore en expérimentation. Les scientifiques manipulent également les gènes et essayent de remplacer les vieilles cellules, tout dans une course pour trouver la voie d'allonger la vie jusqu'à ses limites extrêmes.

Personne ne parle de vie éternelle, mais le vieillissement est le plus important facteur dans les maladies comme le cancer, les troubles cardiaques, désordres immunitaires et dégénérescence cérébrale (Alzheimer) pour raccourcir notre vie.
Un élixir anti-âge.

En 1964, lors d'une expédition dans l'est de l'Islande, des échantillons de terre collectés sont devenus la base du développement d'un nouvel antibiotique, dénommé « rapamycine ».

Les chercheurs ont remarqué que les souris traitées avec la rapamycine vivaient environ 20% plus longtemps que les souris qui n'avaient pas reçues l'antibiotique.

Rapamycine est active, même si elle est utilisée tard dans la vie. Même chez les premières souris traitées à l'âge de 20 mois, l'équivalent d'un humain de 60 ans, leur vieillissement était ralenti.

Si la recherche sera validée pour un traitement humain, la rapamycine pourrait faire bénéficier les personnes de 60-70 ans de la même façon que pour une souris âgée.

Il s'avère que la rapamycine interrompe la fonction d'un gène nommé mTOR, qu'on trouve dans une souris et chez l'homme et lequel actionne comme un signal ( traffic signal) commandant comment une cellule absorbe et utilise l'énergie. S'il y a à manger, le gène donne le feu vert aux cellules pour absorber les aliments et croître. Si il n'y a pas de nourriture, le gène reste calme et arrête la croissance de la cellule jusqu'à la prochaine alimentation. mTOR peut expliquer en partie le phénomène de restriction calorique et son habilité de prolonger la vie, mais on le retrouve également sur d'autres sentiers, toujours en relation avec l'énergie, pour allonger la vie.

Les patients humains traités avec l'antibiotique après une greffe de rein, ont eu peut-être, comme les souris, plus de chance pour développer un diabète ou une cataracte ; il faut donc continuer les études avant d'obtenir son utilisation comme anti-âge efficace. Mais les chercheurs sont optimistes pour arriver à la bonne dose pour accroître la longévité en minimisant les risques.

Simple et étrange.

Il pourrait y avoir une façon plus rapide de défier le vieillissement en exploitant la force du jeune sang. Amy Wagers au Harvard Stem Cell Institute a trouvé quelque chose dans le sang de jeunes souris qui pourrait rajeunir un animal vieillissant. Des souris plus vieilles accouplées aux plus jeunes ont montré une plus grand de nouvelles cellules nerveuses, dans leurs cerveaux, leurs muscles éraient plus fermes, une partie de l'hypertrophie du cœur dû à l'âge n'a pas eu lieu. Leurs tissus fonctionnent comme des tissus plus jeunes.
Il paraît qu'il y a un ingrédient secret, une protéine GD11, abondante dans le jeune sang, mais rare dans le plus âgé. Wagers mène des études avec des animaux et des hommes pour voir si les gens plus agés ont des taux de GD11 plus élevés ou si des personnes avec un taux bas de GD11 sont plus vulnérables aux maladies liées à l'âge (problèmes cardiaques, atrophie musculaire, déclin cognitif).

GD11 n'est pas seul à monter une telle promesse. A l'université de Californie, à San Francisco, Denis Dubal étudie une hormone appelé klotho. Augmentant le niveau de klotho chez des souris, aide les animaux à vivre 30% plus longtemps, et une personne sur cinq porte une version du gène klotho qui augmente son niveau. En moyenne, ces individus vivent de trois à quatre ans de plus. Ce n'est pas l'immortalité, mais un début. La manipulation avec klotho, GD11 ou d'autres gènes de longévité peut impliquer quelques interventions invasives et de hautes technologies, incluant la thérapie génique et les greffes d'organes.

Mais si cela serait plus simple d'enlever carrément les vieilles cellules ? C'est ce que poursuit Dr. Jan Van Deuren et son équipe à la Clinique Mayo. En cherchant et enlevant des cellules en train de mourir dans le muscle, la graisse et l'œil d'une souris, ils les aident à vivre plus longtemps que les animaux de contrôle. On enlève ainsi un type de cellule inexistant à votre naissance, qui s'accumule dans le temps et dont vous n'avez pas besoin pour survivre.

Il est le premier à admettre qu'il y a encore beaucoup dans cette stratégie que les scientifiques ne comprennent pas. Par exemple : est-ce-que les souris nourries à la rapamycine vivent plus longtemps par ce que leurs cellules fonctionnent comme des plus jeunes, ou simplement par ce qu'elles retardent les conditions du vieillissement, les maladies (cancer, cardiaques etc...) ? Est-ce que les souris âgées avec infusion de sang jeune réellement à nouveau jeunes ou leurs cellules rajeunies actionnent seulement temporairement comme plus jeunes ?

C'est par ce que se passe dans les laboratoires ce n'est pas une extension indéfinie de la vie, mais plutôt augmenter une vie saine un peu plus longtemps. Et les chercheurs sont réellement optimistes qu'une percée arrivera dans leur vie.

Source : TIME, volume 185, N° 6-7,du 23 février au 2 mars 2015, double spécial issue : Health (édition spéciale double : Santé).The new age of longer age, by Laura l. Carstensen
Living longer: age disrupters, by Alice Park

High-Tech : Aéronautique, Solar Impulse 2, un tour du monde au Soleil.

lpv9091Avec ses quatre hélices alimentées par des cellules photovoltaïques, l'avion a déjà fait ses preuves en traversant les Etats-Unis. Il s'apprête à décoller en mars pour parcourir le globe.

Soixante-douze mètres d'envergure et une cabine de pilotage étroite de moins de 4 m3. L'étrange avion qu'est Solar Impulse attend son heure dans un hangar de l'aéroport d'Abu Dhabi. Acheminé dans le Golfe Persique en pièces détachées depuis Payerne, en Suisse, ou il a été conçu, l'appareil doit décoller début mars. Pour faire définitivement la preuve de la viabilité du concept technologique, il se lancera dans un tour du monde entièrement à l'énergie solaire, captée par plus de 17 000 cellules photovoltaïques couvrant le dessus des ailes et stockée dans des batteries pour permettre le vol de nuit. Une aventure de six mois en 11 étapes avant le retour à Abu Dhabi, incluant une seule halte dans le Pacifique (Hawaii) et la traversée d'une traite de l'Atlantique depuis New-York.

Après la création d'un premier prototype en 2010, la deuxième version du Solar Impulse a déjà réussi, en juin 2012, à relier Payerne à Rabat, au Maroc, et à traverser les Etats-Unis en 2013. Ce projet est un savant mélange de sciences des matériaux et de mathématiques. La société d'ingénierie

Altran a mené une longue analyse de complexité permettant de déterminer les grands équilibres qui ont présidé à la conception de l'avion mais aussi les itinéraires et les diverses alternatives possibles.

L'aéronef.

  • Vitesse maximale 140 km/h
  • poids 2 300kg
  • alimentation 1 248 cellules solaires
  • structure : en fibre de carbone de 25 g/m2 ( trois fois moins dense que le papier)
  • moteurs ( x 4) ; 17,4 chevaux chacun avec des batteries au lithium polymère.

Source : SCIENCE et AVENIR, n° 817, mars 2015, signé A.D. et O.H.

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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