lu pour vous numéro 79

Détails

« Lu pour vous » n°79*

Sommaire:

  • Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp
  • Science-cosmos : la sonde « Rosetta » en orbite autour de la comète « Tschuri »,
  • Actualité-analyse : alors que la plateforme américaine Khan Academy arrive en France, start-up, ministère de l'Education nationale et collectivités locales lancent, chacun de leur côté, des outils pédagogiques sur mobile et Internet
  • Les 15 villes ou il fait bon travailler
  • High-Tech : pharmacologie-innovation
  • La micro fluidique accélère la création de médicaments
  • Science-futur : cette tour solaire peut produire autant qu'un réacteur nucléaire
  • Sciences-énergies : une île inaugure l'autonomie totale en énergie
  • Science-futur : la lévitation à grande vitesse va desservir la ville
  • Science : les taxis des astronautes, la nouvelle flotte de la Nasa

Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp

lpv791Deux ans après son atterrissage dans le cratère de Gale, Curiosity est enfin arrivé au pied du mont Sharp, une montagne de 5 500 mètres de hauteur formée de couches sédimentaires qui est l'objectif principal de sa mission.

Avant de commencer l'ascension proprement dite, le rover va commencer par analyser en détail un affleurement rocheux de couleur claire, appelé « Pahrump Hills » qui semble être la base de la montagne. Cet affleurement est le premier objectif, car on s'attend à y trouver ce qu'on recherche avec Curiosity, à savoir des roches hydratées, qui se sont formées en présence d'eau. Cette présence dans le lointain passé de Mars est en effet un paramètre crucial pour déterminer si la planète avait permis ou non à la vie d'exister.

Cette zone intéressante est à environ 200 mètres de la position actuelle du rover, qui devrait l'atteindre en quelques jours. Ce n'était pas la zone prévue au départ pour l'exploration du mont Sharp, mais les responsables ont décidé d'y aller quand ils se sont aperçus qu'elle était à la fois plus proche et plus prometteuse que celle initialement visée, Murray Butts. Ce raccourci est une bonne nouvelle pour la mission qui a eu une traversée plus difficile et plus longue que prévue pour arriver jusqu'aux contreforts de la montagne. Les terrains difficiles, très caillouteux et irréguliers, ont ralenti la progression, et ont surtout provoqué une très mauvaise surprise en endommageant très rapidement les 6 roues du rover. Comment des trous avaient pu être percés dans les roues d'aluminium, alors qu'elles avaient été conçues pour supporter les 900 kg du rover sur tous les types de terrain imaginables ? Avec un double du rover sur Terre, ils se sont aperçus que de tels dégâts pouvaient être provoqués par des passages répétés sur des cailloux très pointus et fixés solidement sur un sol rocheux.

Au début de la traversée du rover, il y avait déjà ce type de cailloux très pointus, mais ils étaient dispersés sur un sol assez sableux, dans lequel ils s'enfonçaient quand le rover roulait dessus. Ça s'est gâté quand on est arrivé sur des terrains plus durs où ces cailloux ne s'enfonçaient plus et endommageaient les roues. A partir de maintenant, le plus dur est passé, on arrive sur des terrains qui ont l'air beaucoup moins agressifs, précise Nicolas MANGOLD, géologue au CNRS (Université de Nantes). A la date du 11 septembre 2014, Curiosity avait parcouru une distance de 9 544 mètres à la surface de Mars depuis son atterrissage.

Source : Le Figaro on line Sciences du 12 septembre 2014, signé Cyrille VANLERBERGUE.

II faut se demander, derrière l'exploit prodigieux que constitue ce « rover », si la recherche de la « vie » dans un passé très lointain doit constituer un réel objectif autre qu'incident. Le véritable objectif est le futur, non ? Comment coloniser, voir transformer la planète pour la rendre habitable et envisager le futur de l'humanité ; la vie future.

Science-cosmos : la sonde « Rosetta » en orbite autour de la comète « Tschuri ».

Pour la première fois dans l'histoire de l'exploration du cosmos, une sonde spatiale -«Rosetta « - va atterrir sur une comète. Depuis son lancement le 2 mars 2004 Rosetta a parcouru plus de six milliards de kilomètres. Son énergie est fournie par des cellules solaires. Depuis le 6 août la sonde tourne en orbite autour de Tschuri à environ 100 kilomètres, assez proche pour prendre des photos à haute résolution. Vue par rayons ultraviolets, Tschuri paraît encore plus noire que le charbon (annonce de la Nasa du 5 septembre). L'instrument de mesure de la Nasa « Alice » à bord de la sonde analyse depuis août la surface de la comète. Les scientifiques ont été surpris par la faible réflexion et le peu de surfaces de glace. Vu la distance éloignée du Soleil, les chercheurs s'attendaient à plus de glace. Dans l'atmosphère de la comète, l'instrument Alice de quatre kilos a trouvé également de l'hydrogène et de l'oxygène. L'atterrissage sur la comète est prévu pour mi-novembre.

Source : Der Spiegel on line du 5 septembre 2014, signé JME/DPA.

Actualité- analyse : alors que la plateforme américaine Khan Academy arrive en France, start-up, ministère de l'Education nationale et collectivités locales lancent, chacun de leur côté, des outils pédagogiques sur mobile ou Internet.

Le 2 septembre, la version française de Khan Academy est lancée par l'équipe de Salman KHAN et celle de Bibliothèques sans frontières (BSF), partenaire du projet. Cette plateforme d'apprentissage en ligne, entièrement gratuite, est soutenue par la Fondation Bill&Melissa Gates aux Etats-Unis. Elle compte déjà 10 millions d'utilisateurs par mois. Une offre éducative révolutionnaire, qui vise à réinventer l'art d'enseigner : la théorie s'acquiert chez soi par ordinateur ; les exercices pratiques, en classe avec l'aide du professeur.

Exercices interactifs. Au menu de la version française, plus de 2 000 séquences vidéo : de courtes leçons animées qui n'excèdent pas dix minutes pour apprendre les math du CP à la terminale, mais aussi la biologie, la physique et la chimie. Sur un tableau dynamique, les règles de la soustraction ou la division, cellulaire prennent sens de façon ludique. Le portail met aussi en ligne des milliers d'exercices interactifs et un outil de suivi personnalisé des élèves. Chaque notion est découpée en briques de savoir élémentaire. Il faut la valider avec des exercices pour passer à la suivante. L'éducation nationale se tient à distance. Chacun des services du ministère aux collectivités locales, préfèrent développer son propre projet. Canopi propose 129 films et 122 fiches pédagogiques sur les savoirs fondamentaux. Un service d'aide aux élèves en difficulté a été ouvert avec le Centre national d'éducation à distance (Cned). De son côté, le conseil général du Loiret annonce le lancement d'une application mobile, Mod'J, pour ses 34 000 collégiens, avec un accès à des sites d'aide aux devoirs.

Elèves ultra connectés. En Seine-Saint-Denis, le nouveau collège Pierre-Curie de Bondy, comme les onze autres collèges du département inaugurés mardi 2 septembre, est doté de classes informatisées à raison d'un poste pour deux élèves, d'ordinateurs portables, de tablettes numériques, de vidéoprojecteurs interactifs, et même d'une imprimante 3D pour la technologie. La France est très en retard alors que, dans les foyers, la conversion est faite. Selon l'étude Ipsos-Junior Connect, les 13-19 ans passent onze heures et quarante-cinq minutes en moyenne par semaine sur Internet, et 90% d'entre eux utilisent des applications mobiles. DigiSchool, le leader français de l'éducation en ligne gratuite avec 6,5 millions d'utilisateurs, l'a bien compris. Il mise à fond sur le mobile pour séduire les jeunes. Son application de révision du bac a été téléchargée 300 000 fois, soit par près d'un bachelier sur deux. Cette start-up lyonnaise propose quelque 300 000 leçons, exercices et vidéos. En échange, il demande aux internautes de créer un compte. En moyenne, ceux-ci restent dix minutes quand ils se connectent via une application. Quant à Acadomia , le leader de l'accompagnement scolaire, il développe une plateforme Internet baptisée Academia 365. L'élève peut suivre des cours avec un professeur avec une caméra Web ou participer à une classe virtuelle. Mais, contrairement à la Khan Academy, ici, l'offre est payante.

Source : CHALLENGES, N° 399 du 4 septembre 2014, signé Kira FANOFF.

Les 15 villes où il fait bon travailler.

lpv792Le palmarès Challenges-lnsead AAF distingue les métropoles internationales offrant les meilleurs cadres de vie professionnelle et privée. Dubaï arrive en tête, Paris n'est que onzième. La méthode utilisée pour ce premier palmarès exclusif, établi à l'initiative de l'Insead AAF ( Alumni Association France), a consisté à interroger les anciens élèves pour sélectionner et noter des villes selon quatre appréciations retenues à partir d'une trentaine de critères permettant de couvrir la vie professionnelle et privée : l'attractivité globale (jeunes talents, accès aux technologies...), le dynamisme économique (qualité de la main-d'œuvre, accès au financement...), la qualité de vie (équipements sportifs et culturels, qualité de l'air...) et enfin , le coût de la vie (prix de l'immobilier, des restaurants ).

Un panel de 835 anciens élèves de l'Insead a accepté de se prêter à l'exercice en remplissant un questionnaire fourni, certains allants jusqu'à témoigner dans nos colonnes de leur expérience dans l'une ou l'autre des villes. Une moyenne arithmétique des quatre notations a ensuite permis d'établir un palmarès général. Dubaï, c'est la roulette russe : on peut tout perdre ou repartir avec une fortune (Marc BAUDRILLER) / Amsterdam : qualité de la vie, métropole la plus agréable au monde / Singapour met le paquet pour séduire les chercheurs. La cité-Etat - qui compte plus de 10 000 français installés, contre à peine 4 000 il y a 10 ans - est l'une des destinations qui font le plus rêver les scientifiques. Singapour a su organiser, au fil des années, une attractivité indéniable qui lui confère aujourd'hui le statut de « nouvelle frontière », certains évoquent même un eldorado, évoque Luc LE CALVEZ, directeur du bureau de représentation du CNRS pour l'Asie du Sud-est. On y trouve des équipements tout dernier cri et un bouillon d'interactions internationales donnant facilement l'envi de revenir... Les salaires sont près de deux fois plus élevés qu'en France.

L'agence gouvernementale pour la recherche, la National Research Foundation, dispose d'un budget quinquennal (2011-2015) évalué à plus de 5 milliards de dollars auxquelles s'ajoute plus de 10 milliards de fonds publiques spéciaux. Les objectifs sont ambitieux : la cité-Etat vise 3,5% du PIB pour la R&D d'ici à l'an prochain, contre 3% en 2011. (Pierre TIESSEN) / Madrid : la crise peut faire le bonheur. C'est désormais un territoire de sortie de la crise, il offre à la fois des conditions de vie abordables et des perspectives de business alléchantes. (Cécile THIBAUD, à Madrid) / Hong-Kong, prison dorée et hub mondial Milan, c'est l'Italie sans ses défauts (M.B.)

Source : CHALLENGES, N° 399 du 4 septembre 2014, du 4 septembre 2014, signé Pierre-Henri DE MENTHON.

High-Tech : pharmacologie-innovation. La micro fluidique accélère la création de médicaments.

La start-up Hifibio a développé une technique innovante pour isoler les meilleures molécules thérapeutiques. Au premier coup d'œil, la plaque, hérissée de minuscules tuyaux, semble parfaitement transparente. Mais quand Annabelle GÉRARD, chercheuse responsable des essais chez Hifibo, l'oriente vers la clarté d'une fenêtre et l'incline du bout des doigts dans un sens puis dans l'autre, le regard perçoit de petites « nervures » régulières sur la surface. Celles-ci dessinent des formes géométriques étranges, plus ou moins complexes.

Ces nervures sont en fait de minuscules canaux, d'un diamètre de l'ordre du micromètre (0,001 millimètre, 10 fois plus fin qu'un cheveu) qui, par endroits, cheminent entre une paire d'électrodes. Dans ce réseau microscopique dessiné avec précision, toutes sortes de fluides - comme de l'eau ou encore de l'huile - circulent habituellement, entrant et sortant par des petits tuyaux qui dépassent de la plaque. Ces fluides charrient cellules, bactéries, molécules et autres « bizarreries » de biologistes, encapsulées dans des gouttelettes. Quant aux électrodes, leurs décharges, parfaitement contrôlées, influencent le comportement des gouttelettes : elles les dévient vers un canal adjacent lorsqu'il faut les trier, elles les éclatent pour récupérer leur contenu, les fusionnent, etc. Tout devient possible.

Et cette technologie pourrait bien révolutionner l'industrie pharmaceutique et la recherche de nouveaux médicaments. Ce petit monde de manipulations microscopiques est celui de la « micro fluidique », la spécialité de Hifibo. Cette start-up a été fondée il y a tout juste un an au sein de l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI Paris Tech). Certes, des techniques robotisées dites de screening à haut débit permettent déjà d'effectuer des milliers de tests quotidiens afin de débusquer de nouveaux médicaments parmi les millions de molécules conservées dans les chimio thèques des laboratoires, et pour la plupart extraites du monde vivant.

Mais le savoir-faire d'Hifibo promet de le faire changer de vitesse. « Avec notre approche, nous pouvons tester des dizaines de milliers de molécules candidates en quelques heures contre des milliers par jour avec les technique actuelles », explique Annabelle GÉRARD. « Nous sommes à peu près 10 000 fois plus rapides... et 10 000 fois moins chères », poursuit Jérôme BIBETTE, physicien à l'ESPCI et cofondateur de Hifibo avec Andrew GRIFFITH. Grâce à sa maîtrise fluidique, Hifibo est la seule entreprise au monde à réaliser ces tests à l'échelle d'une cellule unique. L'intérêt : sélectionner la meilleure, celle qui produira par exemple l'arme la plus efficace contre un virus, une bactérie ou une tumeur. Pour comprendre, prenons un cas concret : un industriel cherche une molécule capable de neutraliser un virus.

lpv793Première étape : iI inocule le virus à un lapin. Les cellules du système immunitaire de l'animal -les lymphocytes B - réagissent en produisant des anticorps. Ceux-ci se combinent alors à des molécules spécifiques du virus présentent à sa surface, appelées antigènes. Par la suite, le virus sera aussitôt reconnu par les anticorps grâce à ses antigènes pour être neutralisés voire détruits par l'organisme. Mais certains lymphocytes B, ayant une plus grande affinité avec les antigènes, produisent de meilleurs anticorps. Et c'est justement cette » élite » qu'Hifibo est capable d'identifier.

Après l'infection d'un lapin, les scientifiques de la petite entreprise française lui prélèvent du sang pour récupérer les lymphocytes B. Ils placent les cellules dans une solution nutritive puis les envoient dans un canal de la plaque micro fluidique. Ce canal va en croiser un autre dans lequel circule une huile avec un débit contrôlé. Les deux fluides ne pouvant se mélanger, l'huile va alors former une pellicule encapsulant une cellule unique avec un peu de son liquide nutritif. Par cette manipulation, chaque gouttelette devient un milieu d'essai avec son lymphocyte B qui produira ses propres anticorps après quelques jours d'incubation. Il ne reste plus aux chercheurs qu'à introduire les antigènes du virus cible et à détecter, au moyen d'un système optique, le lymphocyte B qui produit les anticorps les plus efficaces. Ils peuvent alors séquencer le gène à l'origine de cet anticorps idéal et produire ainsi en masse cette précieuse molécule thérapeutique.

Tout le procédé est bien sûr automatisé et exécuté à très grande vitesse à travers les canaux des petites plaques de micro fluidique. Il permet de sélectionner ce que produit de mieux un individu (un lapin, une souris, un homme) pour se défendre contre un agent pathogène en peu de temps. Mais, en étendant le procédé à toute une population, il est aussi possible de sélectionner de la même manière l'individu dont les cellules produisent le meilleur anticorps. Ainsi, pour prendre l'exemple du sida, on sait que certaines personnes sont naturellement résistantes au virus. En sélectionnant celles qui le sont le plus, les chercheurs pourraient espérer trouver parmi elles la ou les cellules qui produisent les meilleures armes pour combattre le virus. A condition, bien sûr, de connaître la cause de cette résistance. Pour Jérôme BIBETTE, le principe est finalement assez simple : « La nature dispose d'à peu près toutes les solutions à tous les problèmes ! » A nous de trouver ces solutions.

Source : SCIENCE et AVENIR, N° 810, Août 2014, signé Olivier HERTEL

Science-futur : cette tour solaire peut produire autant qu'une centrale nucléaire.

lpv794Cette installation en béton de 585 m de hauteur est la Solar Wind Energy Tower. Elle doit voir le jour à San Luis (Nouveau Mexique) en 2018, pour quelque 1,1 milliard d'euros. Objectif : produire jusqu'à 435 MW d'électricité par jour grâce à de l'eau acheminée au sommet via des pompes, puis injectée en brouillard qui s'évaporera en créant un courant d'air descendant qui s'engouffrera dans des dizaines de turbines situées à la base de la tour. Bémol : cette tour doit être érigée dans une zone sèche, pour produire des courants d'air, mais a besoin d'eau - même si celle-ci sera en partie remise en circulation grâce aux pompes.

Source : SCIENCE&VIE, n° 1164, septembre 2014, signé F.C.

Sciences-énergie : une île inaugure l'autonomie totale électricité propre.

lpv795Dès la fin de cette année, l'île espagnole d'EI Hiero (Canaries) deviendra totalement autonome en électricité grâce à sa centrale hydro-éolienne. Cette « station de transfert d'énergie potentielle » utilise l'excédent d'électricité produite par ses cinq éoliennes pour remplir, grâce à un système de pompage, un bassin de 500 000 m3 situé à 700 m d'altitude. En l'absence de vent, les eaux stockées sont déversées dans un bassin inférieur, alimentant une centrale hydroélectrique de 11,5 MW. Ce qui permet de couvrir, quel que soit le temps, les besoins des habitants et de l'usine de dessalement d'eau de mer. El Hiero économisera ainsi 40 000 barils de pétrole par an, et rejettera 18 700 tonnes de C02 en moins.

Source : SCIENCE et Vie, n° 1154, septembre 2014, signé D.H.

 

Science-futur : la lévitation à grande vitesse va desservir la ville.

lpv796Comment limiter les embouteillages au cœur des villes ? En faisant circuler une partie de la population en hauteur ! En partant de cette idée, Jerry SANDERS, un chercheur américain, a développé avec la Nasa un nouveau moyen de déplacement aérien. Baptisé Sky-tran, ce réseau d'un nouveau genre est en train d'être déployé à Tel Aviv, en Israël. Le principe ? Des mini-téléphériques pour deux personnes glissent les uns derrière les autres, sous un rail, par lévitation magnétique. « Notre technologie de propulsion est unique et brevetée. Et, elle a l'avantage d'être très économe en énergie », annonce Jerry SANDERS qui ne donne pas plus de détails techniques. Les cabines de Skytran circuleront à 5 mètres au-dessus du sol, dans le même sens, et pourront atteindre une vitesse de 240 km/h. Pour y accéder, les usagers emprunteront des ascenseurs ou rejoindrons le sommet des immeubles où des plateformes seront aménagées. « Le site est prêt, nous prévoyons de commencer le déploiement de la structure dans les toutes prochaines semaines, annonce Jerry Sanders qui espère terminer ce premier réseau de 200 km d'ici à 2016 (moyennant 58 millions d'euros). Ensuite, nous envisageons de construire Skytran en Inde, en Asie du Sud-est et en France, où nous sommes notamment en pourparlers avec Bordeaux, Toulouse et Strasbourg. »

Source : SCIENCE et VIE, N° 1164, septembre 2014, signé M.V.sz

Science : les taxis des astronautes, la nouvelle flotte de la Nasa.

lpv797La Nasa a accordé sept milliards de dollars à deux groupes privés pour la production commerciale des navettes spatiales. Pour la Nasa c'est un pas important, car l'Amérique est de retour, affranchie du rival russe, auquel elle était obligée de faire appel depuis l'arrêt du vol de ses propres navettes vers la station internationale ISS en 2011. Cette dépendance était aussi très chère, environ 50 millions d'euros pour un vol dans une navette russe Sojus, sans parler du « bobo » de l'ego de la Nasa. Les contrats avec Boeing (4,2 milliards de dollars) et la société SpaceX (2,6 milliards), fondée en 2011, prévoient pour chaque entreprise son propre projet de navettes spatiales.

Boeing CST-100 : les deux entreprises ont été mandatées d'abord pour réaliser de deux à six vols. Vu des » designs », elles ressemblent plus aux capsules de années soixante et soixante-dix qu'aux navettes spatiales ultérieures.

La CST-100 est une navette pour sept astronautes, plus que les trois d'une Sojus. Si toutes les places ne sont pas occupées, la navette peut emporter d'autres charges. La navette n'est qu'une partie du projet, la fusée qui l'emportera est aussi importante. Boeing veut utiliser le modèle « Atlas V », produit en commun avec Lockheed. En juin 2014, Boeing a présenté une navette complètement équipée avec parachutes et airbags en dessous. Boeing a annoncé le montage de trois CST-100 dans son usine Kennedy Space Center en Floride. Divers tests sont prévus en 2016, un vol non habité début 2017. Des astronautes en prendront place pour la première fois au milieu de 2017.

Spaxex « Dragon V2 » : pendant que Boeing est encore en plein développement de son projet, SpaceX avec son transporteur « Dragon » a ravitaillé déjà les astronautes de la station spatiale ISS depuis 2012, mais ne peut pas transporter les hommes. Pour le décollage, SpaceX utilise des fusées à deux étages du type « Falcon 9 » développées par la société. SpaceX veut maintenant transformer son transporteur non habitable en navette habitable « Dragon V2». DragonV2 offre également sept places, une rangée de quatre et derrière trois autres sièges. La pointe de la navette peut se rabattre. En dessous se trouve le module d'arrimage à la ISS. La navette pourra être réutilisée plusieurs fois et pourra servir aussi pour des vols vers la lune.

Source : DER SPIEGEL on line du 19 septembre 2014, signé Holger DAMBECK.

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

 

Sommaire

Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp

Science-cosmos : la sonde « Rosetta » en orbite autour de la comète « Tschuri »,

Actualité-analyse : alors que la plateforme américaine Khan Academy arrive en France, start-up, ministère de l'Education nationale et collectivités locales lancent, chacun de leur côté, des outils pédagogiques sur mobile et Internet

Les 15 villes ou il fait bon travailler

High-Tech : pharmacologie-innovation

La microfluidique accélère la création de médicaments

Science-futur : cette tour solaire peut produire autant qu'un réacteur nucléaire

Sciences-énergies : une île inaugure l'autonomie totale en énergie

Science-futur : la lévitation à grande vitesse va desservir la ville

Science : les taxis des astronautes, la nouvelle flotte de la Nasa

 

Sciences-astronomie : Mars, Curiosity arrive au pied du mont Sharp

Decrx ans apïêTson^EtëTrissage dans le cratère de Gale, Curiosity est enfin arrivé au pied du mont Sharp, une montagne de 5500 mètres de hauteur formée de couches sédimentaires qui est l'objectif principal de sa mission.

Avant de commencer l'ascension proprement dite, le rover va commencer par analyser en détail un affleurement rocheux de couleur claire, appelé « Pahrump Hills » qui semble être la base de la montagne. Cet affleurement est le premier objectif, car on s'attend à y trouver ce qu'on recherche avec Curiosity, à savoir des roches hydratées, qui se sont formées en présence d'eau. Cette présence dans le lointain passé de Mars est en effet un paramètre crucial pour déterminer si la planète avait permis ou non à la vie d'exister.

Cette zone intéressante est à environ 200 mètres de la position actuelle du rover, qui devrait l'atteindre en quelques jours. Ce n'était pas la zone prévue au départ pour l'exploration du mont Sharp, mais les responsables ont décidé d'y aller quand ils se sont aperçus qu'elle était à la fois plus proche et plus prometteuse que celle initialement visée, Murray Butts. Ce raccourci est une bonne nouvelle pour la mission, qui a eu une traversée plus difficile et plus longue que prévue pour arriver jusqu'aux contreforts de la montagne. Les terrains difficiles, très caillouteux et irréguliers, ont ralenti la progression, et on surtout provoqué une très mauvaise surprise en endommageant très rapidement les 6 roues du rover. Comment des trous avaient pu être percés dans les roues d'aluminium, alors qu'elles avait été conçues pour supporter les 900 kg du rover sur tous les types de terrain imaginables ? Avec un double du rover sur Terre, ils se sont aperçus que de tels dégâts pouvaient être provoqués par des passage répétés sur des cailloux très pointus et fixés solidement sur un sol rocheux.

 

Au début de la traversée du rover, il y avait déjà ce type de cailloux très pointus, mais ils étaient dispersés sur un sol assez sableux, dans lequel ils s'enfonçaient quand Ir rover roulait dessus. Ça s'est gâté quand on est arrivé sur des terrains plus durs, ou ces cailloux ne s'enfonçaient plus et endommageaient les roues. A partir de maintenant, le plus dur est passé, on arrive sur des terrains qui ont l'air beaucoup moins agressifs, précise Nicolas Mangold, géologue 5 CNRS/ Université de Nantes).

A la date du 11 septembre 2014, Curiosity avait parcouru une distance de 9544 mètres à la surface de Mars depuis son atterrissage.

Source : Le Figaro on line Sciences du 12 septembre 2014, signé Cyrille Vanlerbergue

II faut se demander, derrière l'exploit prodigieux que constitue ce « rover », si la recherche de la « vie » dans un passé très lointain doit constituer un réel objectif autre qu'incident.

Le véritable objectif est le futur, non ? Comment coloniser, voir transformer la planète pour la rendre habitable et envisager le futur de l'humanité ; la vie future.

Science-cosmos : la sonde « Rosetta » en orbite autour de la comète « Tschuri ».

Pour la première fois dans l'histoire de l'exploration du cosmos, une sonde spatiale -«Rosetta « - va atterrir sur une comète.

Depuis son lancement le 2 mars 2004 Rosetta a parcouru plus de six milliards de kilomètres. Son énergie est fournie par de cellules solaires.

Depuis le 6 août la sonde tourne en orbite autour de Tschuri à environ 100 kilomètres, assez proche pour prendre des photos à haute résolution.

Vue par rayons ultraviolets, Tschuri paraît encore plus noire que le charbon (annonce de la Nasa du 5 septembre). L'instrument de mesure de la Nasa « Alice » à bord de la sonde analyse depuis août la surface de la comète. Les scientifiques ont été surpris par la faible réflexion et le peu de surfaces de glace. Vu la distance éloignée du Soleil, les chercheurs s'attendaient à plus déglace.

Dans l'atmosphère de la comète, l'instrument Alice de quatre kilos a trouvé également de l'hydrogène et de l'oxygène. L'atterrissage sur la comète est prévue pour mi-novembre.

Source : Der Spiegel on line du 5 septembre 2014, signé jme/dpa.

Actualité- analyse : alors que la plateforme américaine Khan Academy arrive en France, start-up, ministère de l'Education nationale et collectivités locales lancent, chacun de leur côté, des outils pédagogiques sur mobile ou Internet.

Le 2 septembre, la version française de Khan Academy est lancée par l'équipe de Salman Khan et celle de Bibliothèques sans frontières (BSF), partenaire du projet. Cette plateforme d'apprentissage en ligne, entièrement gratuite, est soutenue par la Fondation Bill&Melissa Gates aux Etats-Unis.Elle compte déjà 10 millions d'utilisateurs par mois. Une offre éducative révolutionnaire, qui vise à

réinventer l'art d'enseigner : la théorie s'acquiert chez soi par ordinateur ; les exercices pratiques, en classe avec l'aide du professeur.

Exercices interactifs.

Au menu de la version française, plus de 2000 séquences vidéo : de courtes leçons animées qui n'excèdent pas dix minutes pour apprendre les math du CP à la terminale, mais aussi la biologie, la physique et la chimie. Sur un tableau dynamique, les règles de la soustraction ou la division, cellulaire prennent sens de façon ludique. Le portail met aussi en ligne des milliers d'exercices interactifs et un outil de suivi personnalisé des élèves. Chaque notion est découpée en briques de savoir élémentaire. Il faut la valider avec des exercices pour passer à la suivante. L'éducation nationale se tient à distance. Chacun des services du ministère aux collectivités locales, préfèrent développer son propre projet. Canopi propose 129 films et 122 fiches pédagogiques sur les savoirs fondamentaux. Un service d'aide aux élèves en difficulté a été ouvert avec le Centre national d'éducation à distance ( Cned). De son côté, le conseil général du Loiret annonce le lancement d'une application mobile, Mod'J, pour ses 34 000 collégiens, avec un accès à de sites d'aide aux devoirs.

Elèves ultraconnectés.

En Seine-Saint-Denis, le nouveau collège Pierre-Curie de Bondy, comme les onze autres collèges du département inaugurés mardi 2 septembre, est doté de classes informatisées à raison d'un poste pour deux élèves, d'ordinateurs portables, de tablettes numériques, de vidéoprojecteurs interactifs, et même d'une imprimante 3D pour la technologie. La France est très en retard ,alors que dans les foyers la conversion est faite. Selon l'étude Ipsos-Junior Connect, les 13-19 ans passent onze heures et quarante-cinq minutes en moyenne par semaine sur Internet, et 90% d'entre eux utilisent des applications mobiles.

DigiSchool, le leader français de l'éducation en ligne gratuite avec 6,5 millions d'utilisateurs, l'a bien compris. Il mise à fond sur le mobile pour séduire les jeunes. Son application de révision du bac a été téléchargée 300 000 fois, soit par près d'un bachelier sur deux.

Cette start-up lyonnaise propose quelque 300 000 leçons, exercices et vidéos. En échange, il demande aux internautes de créer un compte. En moyenne, ceux-ci restent dix minutes quand ils se connectent via une application.

Quand à Academia , le leader de l'accompagnement scolaire, il développe une plateforme Internet baptisée Academia 365. L'élève peut suivre des cours avec un professeur avec une caméra Web ou participer à une classe virtuelle. Mais, contrairement à la Khan Academy,, ici, l'offre est payante.

Source : CHALLENGES, N° 399 du 4 septembre 2014, signé Kira Mitrofanoff.

Les 15 villes ou il fait bon travailler.

Le palmarès Challenges-lnsead AAF distingue les métropoles internationales offrant les meilleurs cadres de vie professionnelle et privée. Dubai arrive en tête, Paris n'est que onzième.                                                                         

La méthode utilisée pour ce premier palmarès exclusif, établi à l'initiative de l'Insead AAF ( Alumni Association France), a consisté à interroger les anciens élèves pour sélectionner et noter des villes selon quatre appréciations retenues à partir d'une trentaine de critères permettant de couvrir la vie professionnelle et privée : l'attractivité globale ( jeunes talents, accès aux technologies...), le dynamisme économique ( qualité de la main-d'œuvre, accès au financement...), la qualité de vie ( équipements sportifs et culturels, qualité de l'air...) et, enfin , le coût de la vie ( prix de l'immobilier,

des restaurants               ). Un panel de 835 anciens élèves de l'Insead a accepté de se prêter à l'exercice en

remplissant un questionnaire fourni, certains allant jusqu'à témoigner dans nos colonnes de leur expérience dans l'une ou l'autre des villes. Une moyenne arithmétique des quatre notations a ensuite permis d'établir un palmarès général.( voit tableau ci-dessus).

Dubai, c'est la roulette russe : on peut tout perdre ou repartir avec une fortune (Marc Baudriller) Amsterdam : qualité de la vie, métropole la plus agréable au monde.

Singapour : met le paquet pour séduire les chercheurs. La cité-Etat - qui compte plus de 10 000 français installés, contre à peine 4000 il y a 10 ans- est l'une des destinations qui font le plus rêver les scientifiques. Singapour a su organiser, au fil des années, une attractivité indéniable qui lui confère aujourd'hui le statut de « nouvelle frontière », certains évoquent même un eldorado, évoque Luc Le Calvez, directeur du bureau de représentation du CNRS pour l'Asie du Sud-Est.

On y trouve des équipements tout dernier cri et un bouillon d'interactions internationales donnant facilement l'envi de revenir... Les salaires sont près de deux fois plus élevés qu'en France.

L'agence gouvernementale pour la recherche, la National Research Foundation, dispose d'un budget quinquennal (2011-2015) évalué à plus de 5 milliards de dollars auxquelles s'ajoute plus de 10 milliards de fonds publiques spéciaux. Les objectifs sont ambitieux : la cité-Etat vise 3,5% du PIB pour la R&D d'ici à l'an prochain, contre 3% en 2011. ( Pierre Tiessen)

Madrid : la crise peut faire le bonheur. C'est désormais un territoire de sortie de la crise, il offre à la fois des conditions de vie abordables et des perspectives de business alléchantes.( Cécile Thibaud, à Madrid)

 

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Hong-Kong, prison dorée et hub mondial Milan, c'est l'Italie sans ses défauts (M.B.)

Source : CHALLENGES, N° 399 do

U 4 septembre 2014, signé Pierre-Henri de Menthon.

High-Tech : pharmacologie-innovation

La microfluidique accélère la création de médicaments.

La start-up Hifibio a développé une technique innovante pour isoler ies meilleures molécules thérapeutiques.

Au premier coup d'œil, la plaque, hérissée de minuscules tuyaux, semble parfaitement transparente. Mais quand Annabelle Gérard, chercheuse responsable des essais chez Hifibo, l'oriente vers la clarté d'une fenêtre et l'incline du bout des doigts ,dans un sens puis dans l'autre, le regard perçoit de petites « nervures » régulieres sur te surface, Celles-ci dessinent des formes géométriques étranges, plus ou moins complexes.

Ces nervures sont en fait de minuscules canaux, d'un diamètre de l'ordre du micromètre ( 0,001 millimètre,, 10 fois plus fin qu'un cheveu), qui par endroits, cheminent entre une paire d'électrodes. Dans ce réseau microscopique dessiné avec précision, toutes sortes de fluides -comme de l'eau ou encore de J'huite- circule habituellement, entrant et sortant par tes petits tuyaux qui dépassent de te plaque. Ces fluides charrient cellules, bactéries, molécules et autres « bizarreries » de biologistes, encapsulées dans des gouttelettes. Quant aux électrodes, leurs décharges, parfaitement contrôlées,

Influencent le comportement des gouttelettes : elles les dévient vers un canal adjacent lorsqu'il faut les trier, elles ies éclatent pour récupérer leur contenu, les fusionnent ,etc~. Tout devient possible. Et cette technologie pourrait bien révolutionner l'industrie pharmaceutique et la recherche de nouveaux médicaments.

Ce petit monde de manipulations microscopiques est celui de la « microfluidique », la spécialité de Hifibo. Cette start-up a été fondée il y a tout juste un an au sein de l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrieHes de la ville de ParisfESPCI ParisTech).

Certes, des techniques robotisées dites de screening à haut débit permettent déjà d'effectuer des milliers de tests quotidiens afin de débusquer de nouveaux médicaments parmi les millions de molécules conservées dans les chimiothèques des laboratoires, et pour la plupart extraites du monde vivant. Mais le savoir faire d'Hifibo promet de te faire changer de vitesse. «Avec notre approche, nous pouvons tester des dizaines de milliers de molécules candidates en quelques heures contre des milliers par jour avec les technique actuelles », explique Annabelle Gérard. « Nous sommes à peu près 10 000 fois plus rapides... et 10 000 fois moins chères », poursuit Jérôme Bibette, physicien à l'ESPCI et cofondateur de Hifibo avec Andrew Griffith.

Grâce à sa maîtrise ftuidique, Hifibo est la seule entreprise au monde à réaliser ces tests à l'échelle d'une cellule unique. L'intérêt : sélectionner la meilleure, celle qui produira par exemple l'arme la plus efficace contre un virus, une bactérie ou une tumeur. Pour comprendre, prenons un cas concret : un industriel cherche une molécule capable de neutraliser un virus. Première étape,

 

II inocule le virus à un lapin. Les cellules du système immunitaire de l'animal- les lymphocytes B réagissent en produisant dés anticorps. Ceux-ci se combinent alors à des molécules spécifiques du virus présentent à sa surface, appelées antigènes.

Par la suite, le virus sera aussitôt reconnu par les anticorps grâce à ses antigènes, pour être neutralisés voire détruits par l'organisme. Mais certains lymphocytes B, ayant une plus grande affinité avec les antigènes, produisent de meilleurs anticorps. Et c'est justement cette v » élite » qu'Hifibo est capable d'identifier. Après l'infection d'un lapin, les scientifiques de la petite entreprise française lui prélèvent du sang pour récupérer les lymphocytes B. Ils placent les cellules dans une solution nutritive purs les envoient dans un canal de la plaque microfluidique. Ce canal va en croiser un autre dans lequel circule une huile avec un débit contrôlé. Les deux fluides ne pouvant se mélanger, l'huile va alors former une pellicule encapsulant une cellule unique avec un peu de son liquide nutritif. Par cette manipulation, chaque gouttelette devient un milieu d'essai avec son lymphocyte B qui produira ses propres anticorps après quelques jours d'incubation.. Ne reste plus aux chercheurs qu'à introduire les antigènes du virus cible et à détecter, au moyen d'un système optique, le lymphocyte B qui produit les anticorps les plus efficaces. Ils peuvent alors séquencer le gène à l'origine de cet anticorps idéal et produire ainsi en masse cette précieuse molécule thérapeutique.

Tout le procédé est bien sûr automatisé et exécuté à très grande vitesse à travers les canaux des petites plaques de microfluidique{2). Il permet de sélectionner ce que produit de mieux un individu( un lapin, une souris, un homme), pour se défendre contre un agent pathogène en peu de temps. Mais en étendant le procédé à toute une population, il est aussi possible de sélectionner de la même manière l'individu dont les cellules produisent le meilleur anticorps. Ainsi, pour prendre l'exemple du sida, on sait que certaines personnes sont naturellement résistantes au virus. En sélectionnant celles qui le sont le plus, les chercheurs pourraient espérer trouver parmi elles la ou les cellules qui produisent les meilleures armes pour combattre le virus. A condition, bien sûr, de connaître la cause de cette résistance. Pour Jérôme Bibette, le principe est finalement assez simple : « La nature dispose d'à peu

près toutes les solutions à tous les problèmes ! » A nous de trouver ces solutions. Source : SCIENCE et AVENIR, N° 810, Août 2014, signé Olivier Hertel

(1)          Science et Avenir,N" 810 palmarès prescrire

(2)          Science et Avenir, N° 810 vidéocanaux

 

Science-futur : Cette tour solaire peut produire autant qu'une centrale nucléaire.

Cette installation en béton de 585 m de hauteur est la Solar Wind Energy Tower. Elle doit voir le jour à San Luis ( Nouveau Mexique) en 2018, pour quelque 1,1 milliard d'euros. Objectif : produire jusqu'à 435 MW d'électricité par jour grâce à de l'eau, acheminée au sommet via des pompes, puis injectée en brouillard qui s'évaporera en créant un courant d'air descendant, qui s'engouffrera dans des dizaines de turbines situées à la base de la tour. Bémol : cette tour doit être érigée dans une zone sèche, pour produire des courants d'air,

mais a besoin d'eau- même si celle-ci sera en partie remise en circulation grâce aux pompes.

Source : SCIENCE&VIE, n° 1164, septembre 2014, signé F.C.

Sciences-énergie : Une île inaugure l'autonomie totale électricité propre.

Dès la fin de cette année, l'île espagnole d'EI Hiero ( Canaries) deviendra totalement autonome en électricité grâce à sa centrale hydro-éolienne. Cette « station de transfert d'énergie potentielle » utilise l'excédent d'électricité produite par ses cinq éoliennes pour remplir, grâce à un système de pompage, un bassin de 500 000 m3 situé à 700 m d'altitude .En l'absence de vent, les eaux stockées sont déversées dans un bassin inférieur, alimentant une centrale hydroélectrique de 11,5 MW. Ce qui permet de couvrir, quel que soit le temps, les besoins des habitants et de l'usine de dessalement d'eau de mer. El Hiero économisera

Ainsi 40 000 barils de pétrole par an, et rejettera 18 7001 de C02 en moins. Source : SCIENCE et Vie, n° 1154, septembre 2014, signé D.H.

Science-futur : la lévitation à grande vitesse va desservir la ville.

Comment limiter les embouteillages au cœur des villes ? En faisant circuler une partie de la population en hauteur ! En partant de cette idée, Jerry Sanders, un chercheur américain, 37/09/2014 22 52 développé avec la Nasa un nouveau moyen de déplacement aérien. Baptisé Sky-tran, ce réseau d'un nouveau genre est en train d'être déployé à Tel Aviv, en Israël.

Le principe ? Des minitéléphériques pour deux personnes glissent les uns derrière les autres, sous un rail, par lévitation magnétique. « Notre technologie de propulsion est unique et brevetée. Et elle a l'avantage d'être très économe en énergie », annonce Jerry Sanders qui ne donne pas plus de détails techniques. Les cabines de Skytran circuleront à 5 ml au-dessus du sol, dans le même sens, et pourront atteindre une vitesse de 240 km/h.

Pour y accéder, les usagers emprunteront des ascenseurs ou rejoindrons le sommet des immeubles pu des plateformes seront aménagées.

« Le site est prêt, nous prévoyons de commencer le déploiement de la structure dans les toutes prochaines semaines, annonce Jerry Sanders qui espère terminer ce premier réseau de 200 km d'ici à 2016 ( moyennant 58 millions d'euros). Ensuite, nous envisageons de construire Skytran en Inde, en Asie du Sud-Est et en France, ou nous sommes notamment en pourparlers avec Bordeaux, Toulouse et Strasbourg. »

Source : SCIENCE et VIE, N° 1164,septembre 2014, signé M.V.sz

Science : les taxis des astronautes, fa nouvelle flotte de la Nasa.

La Nasa a accordé sept milliards de dollars à deux groupes privés pour la production commerciale des navettes spatiales.

 

Pour la Nasa c'est un pas important, car l'Amérique est de retour, affranchi du rival russe, auquel elle était obligée de faire appel depuis l'arrêt du vol de ses propres navettes vers la station internationale ISS en 2011.

Cette dépendance était aussi très chère, environ 50 millions d'euros pour un vol dans une navette russe Sojus, sans parler du « bobo » de l'ego de la Nasa.

Les contrats avec Boeing ( 4,2 milliards de dollars) et la société SpaceX ( 2,6 milliards), fondée en 2011,prévoient pour chaque entreprise son propre projet de navettes spatiales.

Boeing CST-100 :

Les deux entreprises ont été mandatées d'abord pour réaliser de deux à six vols. Vu des » designs », elles ressemblent plus aux capsules de années soixante et soixante-dix qu'aux navettes spatiales ultérieures.

La CST-100 est une navette pour sept astronautes ,plus que les trois d'une Sojus. Si toutes Ikes places ne sont pas occupées, la navette peut emporter d'autres charges.

La navette n'est qu'une partie du projet, la fusée qui l'emportera est aussi importante. Boeing veut utiliser le modèle « Atlas V », produit en commun avec Lockheed.

En juin 2014, Boeing a présenté une navette complètement équipée avec parachutes et airbags en dessous. Boeing a annoncé le montage de trois CST-100 dans son usine Kennedy Space Center en Floride. Divers tests sont prévus en 2016, un vol non habité début 2017. Des astronautes en prendront piace pour la première fois au milieu de 2017.

Spaxex « Dragon V2 » :

Pendant que Boeing est encore en plein développement de son projet, SpaceX avec son transporteur « Dragon » a ravitaillé déjà les astronautes de la station spatiale ISS depuis 2012, mais ne peut pas transporter les hommes. Pour le décollage, SpaceX utilise des fusées à deux étages du type « Falcon 9 » développées par la société.

SpaceX veut maintenant transformer son transporteur non habitable en navette habitable « Dragon V2».

DragonV2 offre également sept places, une rangée de quatre et derrière trois autres sièges. La pointe de la navette peut se rabattre. En dessous se trouve le module d'arrimage à la ISS. La navette pourra être réutilisée plusieurs fois et pourra servir aussi pour des vols vers la lune ;

Source : DER SPIEGEL on line du 19 septembre 2014, signé Holger Dambeck

   
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