lu pour vous numéro 76

Détails

« Lu pour vous » n°76*

Sommaire :

  • Le pouvoir des riches :
    • Ils défient les Etats
    • Le roi IMMELT, PDG de General Electric
    • Ils contrôlent les médias
    • Des investisseurs tous azimuts
    • Carlos SLIM, le magnat mexicain
    • Inde : Azim PREMJI, une sacrée classe
  • Actualité-botanique : les plantes ont l'ouïe fine
  • High-tech : un écran tactile pour deux
  • Energie : la France se lance dans l'éolien flottant

Le pouvoir des riches.

Les fortunes prolifèrent partout dans le monde : capitalistes ou grands patrons, sportifs d'exception ou auteurs à succès, banquiers ou avocats internationaux, ces nantis constituent une aristocratie cosmopolite et disparate, toujours plus puissante et influente. Déjà, certains d'entre eux n'hésitent plus à défier les gouvernements, d'autres contrôlent les médias, beaucoup se substituent aux Etats défaillants. Et ce mouvement n'est pas près de ralentir.

Bernard ARNAULT, PDG de LVMH. Comment refuser quoi que ce soit à cette figure du capitalisme tricolore, cet entrepreneur pourvoyeur d'emplois, à ce patron de de presse aux multiples réseaux, au mécène encore qui vient d'annoncer la prochaine ouverture, le 27 octobre, de la Fondation Vuitton ? Un écrin posé dans le Jardin d'Acclimatation, à Paris, signé Franck GEHRY, qui abritera notamment une partie de sa collection d'art contemporain. En haut de cette aristocratie, difficile à cerner, mais qui asseoit son pouvoir chaque jour un peu plus. Elle semble avoir gagné sur tous les tableaux,

Comme concluait, au début de l'année un livre percutant « Pourquoi les riches ont gagné » (Albin MICHEL) de l'essayiste Jean-Louis SERVAN-SCHREIBER.

Dans un monde sans frontières, tous tiennent le devant de la scène. Ces dernières semaines, plusieurs ont défrayé la chronique ? Leur démarche peut paraître parfois anecdotique. Elle est souvent déterminante, jamais anodine.
Le milliardaire Petro POROCHENKO, conquiert la présidence de l'Ukraine après avoir mis ses ressources colossales au service de la contestation pro-européenne. Leonardo di CAPRIO, héros de Titanic, et ardent défenseur de l'environnement, débourse 7 millions de dollars pour la préservation des océans. Patrick DRAHI, le nouveau « Tycoon » des télécoms, apporte 14 millions d'euros à Libération, une goutte d'eau à l'aune de sa fortune, un investissement salutaire pour le quotidien. De son côté, J.K. ROWLING, l'auteur britannique de la saga Harry Potter, s'engage à cent jours du référendum sur l'indépendance pour le maintien de l'Ecosse au sein du Royaume- Uni, et joint le geste à la parole en signant en guise de soutien, un chèque de 1,2 millions d'euros.

Incontournables les riches ? Toujours plus nombreux. Cette année, la famille des milliardaires s'est encore élargie : ils sont 1 645 dans le monde selon le magazine Forbes. Un record absolu depuis la création de ce classement, en 1987. Ensemble, ces ultra-riches « pèsent » 6400 milliards de dollars, l'équivalent de la somme des PIB de la France et de l'Allemagne !


 

A l'étage du dessous, les millionnaires aussi prolifèrent : le cabinet de conseil Cap Gemini en dénombre près de 12,5 millions (en dollars). Et le mouvement n'est pas près de ralentir. La croissance de leur richesse devra s'accélérer, sous l'effet notamment du développement de l'économie numérique, à l'origine des promotions éclairs. Les fondateurs de WhatsApp sont entrés dans le club des milliardaires et dans la légende de la Silicone Valley. Mark ZUCKERBERG (Facebook) est l'un des capitalistes dont le patronyme est presque aussi connu que leur firme, à l'image de Larry PAGE (Google) ou de Jeff BEZOS (Amazon). Dans le sillage de leurs aînés, Bill GATES (Microsoft) ou feu Steve JOBS (Apple), ils ont fait de la planète leur terrain de jeu.

Ils y déplacent leurs pions au gré de leurs envies et de leurs intérêts. Ces géants du Net contournent allègrement les réglementations fiscales.
Les riches n'en imposent pas seulement dans le high-tech. Partout, les leaders des plus grandes entreprises bravent les Etats.

« Les Etats ferraillent avec les riches, mais ils n'ont pas les moyens de leur faire la guerre », remarque Jean-Louis SERVAN-SCHREIBER, face aux multinationales et à leurs responsables, ils paraissent souvent désarmés ».Comment s'en étonner quand la trésorerie d'Apple (159 milliards de dollars) est trois fois supérieure à celle de l'Etat fédéral américain, quand le seul chiffre d'affaires de Royal Dutch Shell représente plus de 60% de la richesse des Pays-Bas, quand le distributeur américain Walmart emploie quelque 2,2 millions de salariés.

Au-delà, les riches oint leurs « bonnes œuvres ». Ils sont de plus en plus nombreux à adopter «un comportement socialement responsable », souligne Cap Gemini. A l'heure où la plupart des Etats, endettés, sont fragilisés « l'arbitre est en haillons », dit joliment SERVAN-SCHREIBER, ils peuvent avancer d'importants moyens et se substituer aux pouvoirs publics pour remplir certaines missions. Dans l'humanitaire, le social, mais aussi I' éducation ou l'environnement.

Il faut se réjouir de ces initiatives privées. Il faut aussi connaître leurs limites.

Source : L'EXPRESS n" 3290, du 23 au 29 juillet 2014, signé Bruno ABESCAT

Ils défient les Etats.

Dans notre modernité ultra connectée, sans frontières, les grandes fortunes naviguent comme des poisons dans l'eau. Elles peuvent désormais passer outre aux règles et injonctions nationales.

Dans ce Monopoly grandeur nature, les géants du Net, rapides, flexibles et présents partout sur le globe, sont certainement les plus à l'aise. Les patrons de Google, Facebook et Amazon, démiurges libertaires, sont plutôt fâchés avec les Etats, leurs contraintes et leurs taxes. Or, « leur optimiser leur fiscalité », est devenu un jeu d'enfant. En Europe, l'Irlande et le Luxembourg, en particulier, offrent des conditions extrêmement favorables. Selon une étude de la Fédération française des télécoms, les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) auraient ainsi dû s'acquitter d'un surcoût d'impôts sur les bénéfices de 828 millions d'euros sur leurs revenus dégagés en 2011 en France s'ils n'avaient pas eu recours à l'optimisation. En définitive, ils n'ont payé, au total, que ... 22 millions d'impôts pour 8 milliards de chiffre d'affaires.
Les mastodontes du Net ne sont pas les seules multinationales à jouer au chat et à la souris avec les administrations fiscales. En Europe, l'écart est de 20 points entre l'impôt sur les sociétés payé par les grandes entreprises (19%) et celui acquitté par les petites (39%).
Source : L'EXPRESS, n°3 290, du 23 au 29 juillet 2014, signé Benjamin MASSE-STAMBERGER.

Le roi IMMELT.

Le PDG de General Electric est l'un des patrons les plus influents. S'il a dû composer avec les demandes de I'Etat français, il n'en a pas moins obtenu ce qu'il a voulu : le contrôle d'Alstom.

Lorsque l'on dirige un empire comme GE, on peut afficher, il est vrai, une certaine assurance. L'entreprise, au 7e rang mondial par la capitalisation, a réalisé en 2013 plus de 150 milliards de dollars de chiffre d'affaires (110 milliards d'euros), dont plus de la moitié aux Etats-Unis. La firme de Fairfield, dans le Connecticut, emploie 300 000 salariés dans le monde. Une armada taillée pour la conquête.
Son dispositif pour décrocher Alstom a ainsi été particulièrement impressionnant. L'américain s'est fait épauler par les banques Lazard, Crédit suisse et Centerview Partners, le prestigieux cabinet d'avocats Bredin Prat, ainsi que pour la communication par Havas Worldwide- présidée par Stéphane FOUKS, un grand ami du premier ministre, Manuel VALLS.

IMMELT a également commandé un spot de publicité de 30 secondes réalisé directement aux Etats-Unis, par l'agence new-yorkaise BBDO, qui vante « l'appartenance » de GE au tissu industriel hexagonale. Une publicité diffusée notamment sur TF1 juste avant 20 heures, tranche très prisée, mais aussi extrêmement coûteuse. Ge n'est pas novice en matière de médias. La firme a longtemps détenu NBC Universal, avant de céder sa part dans cette chaîne à Comcat, en 2013.

Il est classé parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde par le magazine Forbes (2008). En 2013, il a gagné près de 14,7 millions d'euros, selon Forbes, et détient aujourd'hui une fortune de 440 millions d'euros.

Source : L'EXPRESS, N° 3290, du 23 au 29 juillet 2014, signé B. M-S.

Ils contrôlent les médias.

Bien que ravagé par la crise, l'univers de la presse et de l'audiovisuel continue d'attirer les plus grandes fortunes, capables de s'offrir des marques prestigieuses. Par passion, par souci de respectabilité, et, bien sûr, pour accroître leur influence.
L'univers des médias n'a jamais tant attiré les grandes fortunes. Partout dans le monde, les hommes d'affaires multiplient les rachats de journaux et de chaînes de télévision, investissant souvent à fonds perdus.

Internet n'est pas le domaine privilégié par ces nouveaux « papivores ». La Toile ne les fait pas rêver. Quand ils ne sont pas tout simplement les fondateurs de titres ou de networks prestigieux, à l'instar du milliardaire texan Ted Turner, qui a créé CNN, en 1980, ils lui préfèrent des entreprises de presse souvent anciennes et emblématiques.

La liste des mécènes est longue et cosmopolite. Qu'il s'agit du roi mexicain des télécoms, Carlos SLIM, actionnaire du New-York Times depuis qu'il l'a renfloué en 2009, de la femme la plus riche du monde des médias, Oprah WINFREY, dont l'influence aux États-Unis est sans égale, de l'ancien maire de New-York, Michael BLOOMBERG, à la tête d'un des plus grands réseaux de radios des Etats-Unis, ou encore de l'indien Mukesh AMBANI, l'un des rares milliardaires de la planète à être propriétaire de plusieurs chaînes de télévision privées couvrant tout le pays.
Qu'est-ce qui poussent, en effet, le patron d'Amazon, Jeff BEZOS, à s'emparer du Washington Post, ou le nabab chinois Chen GUANGBTAO à lorgner le New-York Times ? Sûrement pas les résultats : les revenus annuels cumulés de la presse écrite et en ligne sont tombés aux Etats-Unis de 95 milliards de dollars en 2006 à 65 en 2013.

Aujourd'hui, c'est moins l'intérêt pécuniaire ou l'influence supposée de ces marques qui guident leurs nouveaux propriétaires que le lustre, même décrépit. Ces riches investisseurs s'offrent à prix bradés, des journaux de renom. Par passion, parfois, par souci de respectabilité et d'image, souvent. Avoir un pied dans l'univers des médias ouvre bien des portes, en effet.

Xavier NIEL ne s'y est pas trompé en participant au rachat du Monde, à l'automne 2010.

Cette carte de visite lui a octroyé un statut qu'aucune campagne de communication ne lui aurait permis d'obtenir. Le nouveau propriétaire de SFR, Patrick DRAHI, a épousé la même tactique avec Libération. Il en va de même pour Serge DASSAULT avec le Figaro, ou de Jean-Luc et Arnaud LAGARDERE avec Europe 1. Ces industriels fortunés ont parfaitement compris et utilisé l'influence de ces deux médias (par Renaud REVEI).

Des investisseurs tous azimuts : sport, immobilier, vignobles...

Les russes se mettent au foot : Le Chelsea Club, racheté par Roman ABRAMOVITCH, Arsenal détenu à 25% par Alicher OUSMANOV, et l'AS Monaco acquis par Dimitri RYBOLOVLEV.

Le pari hippique des grandes familles.

Elles ont longtemps fait la pluie et le beau temps sur les champs de courses, mais, à présent, les Wertheimer, Rothschild et autres grandes familles propriétaires d'écuries, comme Aga Khan, sont concurrencées par le Moyen Orient, l'émir de Dubaï, la famille royale du Qatar ont investi à tour de bras dans les futurs cracks.

Vignobles :

En 2012, « M. WENG » a été le premier chinois à s'offrir un grand cru de Saint-Emilion, Château Bellefon-Belcier pour 30 millions d'euros. Il vient de réitérer avec le Château Trianon.

En 2006, François PINAULT est le premier grand patron à s'installer, avec le domaine Engel. Il est suivi par Olivier HALLEY(Carrefour) avec Château de Meursault et Bernard ARNAULT, qui vient d'acquérir le Clos des Lambrays, premier grand cru de côte des nuits.
Les people dans les vignes, ce n'est plus très original : David BECKHAM, Bob DYLAN, Francis FORD COPPOLA, Sting, Madonna ou encore Gérard DEPARDIEU et Francis CABREL... Fin 2013, la première cuvée devin de Brad PITT et Angelina JOLIE a été sacrée « meilleur rosé du monde » par le magazine Wine Spectator !

Source : L'Express n°3 290, signé Julie de La BROSSE

Carlos Slim dans ses œuvres : le magnat mexicain, 2ème fortune mondiale, finance de nombreux projets à travers sa fondation. Son domaine de prédilection : l'humanitaire.

« La seule façon de combattre la pauvreté, c'est avec des emplois », martèle Carlos SLIM. La première fortune mexicaine sait de quoi il parle. Ses entreprises fournissent du travail à quelque 250 000 personnes dans le pays. Son empire, tentaculaire, s'étend des télécoms à la banque, de l'immobilier aux médias.

Fils d'un immigré libanais, SLIM est riche à milliards et a le don de dénicher les meilleurs affaires, presque autant qu'il sait protéger sa vie privée. Discret et austère, il conduit lui-même sa Mercedes, loge dans la même maison depuis quarante ans et ses costumes bon marché proviendraient d'un des hypermarchés Sears qu'il possède !

Depuis sa création en 1986, sa fondation, qui porte son nom, a déjà financé d'innombrables projets : la réalisation de 793 000 opérations chirurgicales et l'organisation de 7 000 dons d'organes, la formation de 4 000 professionnels pour de centres de désintoxication et l'attribution de 55 000 fauteuils roulants. La fondation expédie aussi des médecins dans les régions reculées, équipe des hôpitaux et parraine des études scientifiques sur le diabète et divers types de cancer. Mais le magnat est présent sur bien d'autres fronts. Sa fondation a distribué 290 000 vélos à des jeunes éloignés de leur école, fourni plus de 127 000 paires de lunettes, organisé des tournois de football, construit des complexes sportifs et lutte pour la protection de l'environnement.

La culture n'est pas en reste. En 2011, SLIM a ouvert le musée Soumaya (du nom de son épouse), dont la gratuité de l'accès permet aux visiteurs d'admirer sa gigantesque collection d'œuvre d'art : aucun particulier ne possède autant de sculpture de Rodin et les impressionnistes y foisonnent

La Fondation SLIM est dotée d'un budget de 4 milliards de dollars.

Source : L'Express n° 3 290, signé Tristan LEBLEU.

Inde : Azim PREMJI, une sacrée classe.

Le PDG de Wipro, un géant des services informatiques, se démène pour améliorer le niveau d'éducation en Inde. Sa fondation travaille déjà avec 20 000 établissements scolaires dans neuf Etats du pays.

A 68 ans, A. PREMJI, PDG de Wiporo, géant indien des logiciels, s'est forgé une réputation de patron éthique, un brin austère. Il dirige le 7e groupe mondial de services informatiques, fort de quelque 146 000 employés et présent dans 60 pays. Mais sa renommée, l'entrepreneur la doit aussi à ses activités philanthropiques. En décembre 2010, il aurait versé 1,5 milliards de dollars à sa propre fondation, œuvrant pour l'éducation en milieu rural. Un record, en Inde, pour une telle institution, qui lui a valu d'être comparé dans les médias à Bill GATES et à Warren BUFFET. Deux ans plus tard, PREMJI a été le premier indien à signer « The Giving Pledge », une campagne menée par les deux célèbres milliardaires américains encourageant leur semblables à reverser la majeure partie de leur fortune à des œuvres caritatives.

L'homme d'affaires a transformé l'entreprise familiale de savons et d'huile de cuisine en mettant le cap sur l'informatique dès les années 1980.
Crée en 2001, la Fondation d'Azim PREMJI a pour objectif d'améliorer le niveau d'éducation en Inde, ou près de la moitié des élèves quittent l'école avant la classe de quatrième. A présent elle travaille avec 20 000 établissements scolaires à travers neuf états de l'Inde. Plutôt que de financer la construction de nouvelles écoles, la fondation s'attelle à accompagner et à améliorer les infrastructures existantes, en parfaite harmonie avec les autorités. » Le principal problème est le manque de personnes qualifiées. C'est la raison pour laquelle plus d'un tiers des élèves de CM 2 ne savent ni lire ni écrire », déplore le responsable de la fondation et directeur du développement durable de Wipro. « Nous ne voulons pas simplement créer de îlots d'excellence, une centaine d'écoles d'élite pour les enfants défavorisés, ajoute-t-il. Cela n'aurait rien changé à l'échelle de l'Inde ».

La fondation a tout de même inauguré, en 2011, sa propre université, qui elle aussi porte le nom de l'atypique patron de Wipro. Elle propose des formations dans l'éducation et le développement. Cette université est la suite logique et concrète du projet de son fondateur, dans sa quête d'un enseignement de qualité.

Source : L'EXPRESS n°3 290, 23 juillet 2014, signé Antoine GUIMARD.

Actualité-botanique : les plantes ont l'ouïe fine.

L'arabette émet des molécules de défense quand elle entend des insectes l'agresser.

Les plantes sont sensibles aux sons, et cela leur permet de se défendre contre des agresseurs. Une équipe de l'université du Missouri (Etats-Unis) a révélé le 2 juillet que l'arabette(Arabidopsis thaliana), la plante modèle des laboratoires, émet des molécules chimiques de défense lorsqu'elle entend des insectes qui l'agressent. Les scientifiques ont montré que les plantes font la différence entre les vibrations des insectes en train de manger et celles provenant du vent. La perception de ces infimes mouvements sonores induit d'une donc une réponse appropriée à l'agression.

En comparant des plantes soumises à un enregistrement de chenilles en train de grignoter une feuille à d'autres laissées dans un parfait silence, ils ont en outre mis en évidence un phénomène d'apprentissage en présence d'Insectes, les arabettes qui ont entendu l'enregistrement ont immédiatement émis des fortes quantités de glucosinolate et d'anthocyane, alors que la réponse des autres a été plus lente et plus faible. Reste maintenant à déterminer les mécanismes en jeu.

Source : SCIENCE et AVENIR, n° 810, août 2014, signé LC.

Actualité-high-tech : un écran tactile pour deux. L'écran transparent TransWall permet à deux personnes se trouvant de chaque côté de communiquer, simplement en le touchant du doigt.

lpv762Technologie. Voici le premier écran transparent et tactile des deux côtés, qui permet à deux personnes situées de part et d'autre d'interagir en face à face. L'une voit en miroir ce que fait l'autre (des lettres et des chiffres à l'endroit d'un côté apparaissent à l'envers de l'autre).
Concrètement, TransWall est un écran holographique pris en sandwich entre deux feuilles de Plexiglas. L'écran ne contient aucun élément électronique. Chacun des deux côtés est surplombé par un vidéoprojecteur. Les images sont réfléchies par le Plexiglas pour apparaître sur l'écran. Le cadre est équipé d'un transducteur de surface qui capte les vibrations de l'écran sous l'effet du toucher, et intègre des capteurs infrarouges qui suivent les mouvements des doigts. La combinaison de ces deux éléments déclenche la projection d'images et de contenus ainsi que des vibrations sous les doigts, le tout synchronisé avec les gestes des utilisateurs. Le système, développé par une équipe universitaire sud-coréenne de design industriel, peut avoir une vocation ludique ou marketing, mais aussi équiper des chambres stériles en hôpital ou des locaux ultra-sécurisés

Source : Science et Avenir, n° 910, août 2014, signé A.D.

Energie : la France se lance dans l'éolien flottant

lpv761Posé sur un flotteur de faible tirant d'eau, dont le puits central est conçu pour amortir les mouvements engendrés par la houle. L'ensemble est arrimé sur le fond par un système de chaînes.

Le test va se dérouler en pleine mer à partir de 2015. L'école centrale de Nantes y a mis en place un site d'expérimentation inédit, baptisé SEM-REVC. « C'est une zone offshore de 1 kilomètre carré disposant de moyens de mesures océanographiques, d'un centre de recherche à terre, d'un câble électrique sous-marin à haute tension, d'un système de connexion sous-marin et d'une sous-station électrique connectée au réseau national », explique Christian BERHAULT, directeur du site d'essai. D'autres projets seront prochainement mis en œuvre pour en tester les potentialités. L'école centrale de Nantes a reçu pas moins de 149 demandes ! Tous espèrent convaincre les investisseurs que l'on peut développer un parc commercial offshore d'ores et déjà rentable.

Source : SCIENCES ET AVENIR, N° 810, août 2014, signé Loïc CHAUVEAU

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

 

   
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