lu pour vous numéro 73

Détails

« Lu pour vous » n°73*

Sommaire

  • Avant-premières : le graphique, la puissance d'innovation fait la valeur des marques
  • Science/astronomie : découverte de la première « méga-Terre «
  • Science/médecine : le spermatozoïde messager
  • High-tech : les promesses de l'autodiagnostic
    • Dermatologie : une cellule optique censée détecter des mélanomes
    • Cardiologie : un électrocardiographe sur prescription médicale
    • Ophtalmologie : l'optométrie accessible à tous
    • Diabétologie : le glucomètre connecté
    • Endocrinologie : l'acoustique numérique pour détecter l'asthme
  • Sport : simulation d'un stade pour le championnat du monde de foot au Qatar, en 2022
  • Stratégie : Criteo multiplie les petits clics
  • Actualité/nature : les macaques ont la bosse des maths
  • Actualité/nature : des insectes se désaltèrent aux larmes de crocodile
  • Actualité/physique : 117, le record de protons dans un nouvel élément
  • Actualité/sciences fondamentales : ce plastique se répare tout seul

Avant-premières : le graphique, la puissance d'innovation fait la valeur des marques.

lpv731Premier constat : 21 mai, la valorisation globale des 100 plus grandes marques du monde a augmenté de 12% en un an, deux fois plus que les années précédentes. Google a pulvérisé tous les records, avec une croissance de 40%, tandis qu'Apple battait lui aussi un record, mais dans l'autre sens : un effondrement de 20%.

Second constat : un cinquième des entreprises du Top-100 sont des marques de high-tech. Depuis le premier classement de Millward BROWN, en 2006, le secteur rafle systématiquement la première place. Cette année, Microsoft était en tête.

Leçon n°1 : multiplication.

En neuf ans, la valorisation de la marque Apple a été multipliée par 9,2 (à 148 milliards de dollars), et sa capitalisation boursière par 8,6 (à 520 milliards). Google a suivi la même tendance avec un quadruplement de la valorisation de sa marque (à 159 milliards) et un triplement de sa capitalisation (à 365 milliards).

lpv732Leçon n° 2 : domination

La marque à la pomme et le géant de Mountain View écrasent les autres grandes icônes mondiales. La marque IBM, troisième, vaut 50 milliards de moins que Google et 40 milliards de moins qu'Apple. Les champions de la vieille économie que sont Mc Donald's et Coca-Cola se traînent aux alentours de 80 milliards.

Leçon n° 3 : révolution.

La notoriété d'Apple est liée à ses produits « révolutionnaires » : l'iPhone l'a fait décoller avant que l'iPad ne lui permette de décrocher le statut de première marque du monde. Mais aujourd'hui, il faudrait le lancement d'une iTélé ou d'un iWatch pour espérer reprendre Ia première place à Google, qui innove à tout-va.

Source : Challenges n° 391 du 28 mai 2014, signé P.L

 

Sciences /astronomie : découverte de la première « méga-Terre ».

lpv733Les astronomes ont mis la main sur une planète rocheuse titanesque. Kepler 10E mesure plus de deux fois la taille de la Terre et pèse 17 fois son poids (soit la masse de Neptune). « Les planètes de cette taille étaient jusqu'à présent beaucoup plus légères, c'est à-dire gazeuses, explique Emeline BOLMONT, membre du groupe Exo-Terres du laboratoire d'astrophysique de Bordeaux. On les rangeait dans la classe des mini-Neptune ».

« Nous avons été surpris quand nous avons réalisé ce que nous avions trouvé, a relaté lundi Xavier DUMUSQUE, chercheur au Centre d'astrophysique Harvard-Smithonian, lors d'une conférence de presse du Congrès de la Société américaine d'astronomie ou ces résultats ont été présentés. La densité de Kepler 10E est supérieure à celle de la Terre et similaire à Kepler 10C, la deuxième de ce système orbital autour d'une étoile similaire à notre Soleil, à 560 années-lumière, dans la constellation du Dragon. Toutes les deux tournent très près de leur étoile et son donc bien trop chaudes pour abriter de la vie ou de l'eau liquide.

Ce mastodonte inattendu définit à lui seul une nouvelle catégorie d'exo planètes baptisées « méga-Terres » par ses découvreurs (les super-Terres correspondent à des planètes rocheuses de moins de dix masses terrestres).

Comme leurs noms l'indiquent, les deux planètes ont été découvertes par le télescope spatial Kepler de la Nasa. L'existence de ces « méga-Terres » ne surprend pas. Les modélisateurs comme Alessandro MORBIDELLI, spécialiste de systèmes planétaires à l'Observatoire de la Côte d'Azur, à Nice.

Selon lui, elles se forment par vraisemblablement par « une série de collisions géantes entre protoplanètes après que le gaz qui entoure l'étoile s'est dissipé.

Source : Le Figaro on line, Sciences, du 3 juin 2014, signé Tristan VEY, journaliste web et scientifique au Figaro

Science/médecine : le spermatozoïde messager

II a l'air et se déplacer comme un spermatozoïde : des chercheurs ont développé un mini -robot, capable de transporter des médicaments à l'intérieur du corps ou nettoyer des vaisseaux sanguins bouchés.

Pour laisser nager un minuscule robot à travers les fluides du corps, des chercheurs ont choisi une cellule humaine particulière : le spermatozoïde. Le robot, dénommé « Magnétosperm » pourrait être utilisé dans l'avenir pour transporter des médicaments dans un endroit spécialement choisi, mais aussi pour la fécondation artificielle, pour le classement des cellules ou le débouchage de vaisseaux sanguins.
Le « Magnétosperm » a une longueur de 322 microns, est constitué d'une matière plastique spéciale et actionné par un faible champ magnétique, rapporte Sarthak MISRA et son équipe dans la revue « Applied Physics Letters ». A la tête du minirobot est déposée une couche d'un alliage cobalt-nickel d'une épaisseur de 20 nanomètres.

Quand les chercheurs lui appliquent un champ magnétique de la puissance d'un aimant d'un réfrigérateur, la tête du robot se déplace çà et là, suivant les vibrations du champ. Cela conduit à un mouvement opposé de la queue et à une poussée, semblables au déplacement d'un spermatozoïde.

La vitesse du micro-robot dépend de la fréquence du champ magnétique. Aux essais, elle a été la plus rapide à une fréquence de 45 Hertz. Par la direction et la fréquence du champ magnétique, l'équipe de MISRA a pu contrôler la direction de vibration et la vitesse du robot.
L'équipe de recherche a réalisé le micro-robot en utilisant des méthodes utilisées en microélectronique ; le progrès technologique permet d'obtenir des produits de plus en plus petits et il devient plus difficile d'assembler des objets aux niveaux micro et nanométriques. Pour l'avenir, les chercheurs espèrent pouvoir encore diminuer le « Magnetosperm ».

Actuellement, l'équipe travaille à un procédé pour le développement de nano fibres magnétiques.

Source : DER SPIEGEL on line, Sciences, du 3 juin 2014, signé jme/dpa

High-tech : les promesses de l'autodiagnostic.

Les applications et outils permettant aux smartphones de collecter la pression sanguine le taux de glycémie ou le rythme cardiaque déferlent sur le marché. Simple gadgets ou mutation profonde des pratiques de santé ? Eléments de réponse à travers cinq exemples.

Statistiques :

  • 50% des Français doutent de l'efficacité des mesures de paramètres de santé par des objets connectés.
  • Plus de 3 millions de téléchargements 300 000 téléchargements payants.
  • 97 119 applications de santé ont été recensées sur les plates-formes de téléchargement mobile.

Ce secteur en plein boom, baptisé « quantified self » (autodiagnostic), est sous les projecteurs de l'administration américaine. La FDA a validé quelques systèmes et publié à l'automne 2013 une liste de 21 catégories d'applications de santé susceptibles d'être réglementées.

D'ailleurs, pour l'heure, la tendance soulève surtout des questions. Comment sécuriser les données ? Quelle est leur fiabilité ? Comment réglementer le secteur ?

Exemples :

Dermatologie : Une cellule optique censée détecter les mélanomes.

lpv734L'appareil photo des smartphones est particulièrement mis à contribution pour des programmes d'inspection des grains de beauté, en vue de détecter des mélanomes. Le principe est toujours le même : prendre une photo du nævus. Ensuite, le mode d'analyse varie. Les applications américaines SpotCheck ou Skin Of Mine transmettent l'image à un réseau de spécialistes américains. S'ensuit une consultation par questions-réponses sur mobile (au prix de 50 dollars pour un Skin Of Mine). En revanche, SkinVision, Mole Detect ou Doctor Mole reposent entièrement sur la technologie. Une fois l'image enregistrée, un algorithme dans l'application mobile procède à l'examen dit ABCDE : il analyse l'asymétrie, les bords, le diamètre, la couleur et l'évolution. Les résultats déterminent un niveau de risque. De telles applications posent bien évidemment des problèmes éthiques encore non résolus, portant notamment sur la fiabilité des données.

SkinVision génère une carte à partir de la photo d'un grain de beauté (voir photo ci-dessous). Les couleurs correspondent à différentes zones du grain et permettent de suivre l'évolution de sa taille.

Cardiologie : un électrocardiographe sur prescription médicale.

lpv735AliveCor est l'une des rares applications ayant obtenu le feu vert de la FDA américaine. Cet électrocardiographe pour smartphone, fabriqué à San Francisco et vendu uniquement aux Etats-Unis, peut s'utiliser sur prescription médicale dans ce pays. Il s'agit d'une coque munie de capteurs qui analysent la pression sanguine au niveau des pouces lorsque l'on tient l'appareil. Si le résultat est consultable sur l'écran du téléphone, les informations ne sont pas stockées sur l'appareil, mais envoyées via le cloud (l'informatique en nuage) sur des serveurs distants, accessibles à un professionnel de santé. En novembre 2013, AliveCor s'est associé à un prestataire de télémédecine, CompuMed, qui sert d'intermédiaire pour le compte de praticiens : un usager peut ainsi envoyer ses mesures à CompuMed qui les transmet à son réseau de cardiologues. En vingt-quatre heures, la personne reçoit un avis d'expert.

Autres outils : le boîtier Pulse (100 euros) du français Whitings ou le bracelet américain Basis relié en Bluertooth au téléphone( 200 dollars) enregistrent ainsi le rythme cardiaque, mais s'apparentent davantage à des applications de bien être, incorporant des fonctions de podomètre ou d'analyse du sommeil par le biais d'accéléromètres enregistrant les mouvements durant la nuit.

Ophtalmologie : l'optométrie accessible à tous.

lpv736Né au sein du MIT, aux Etats-Unis, la start-up EyeNetra a levé 2 millions de dollars en 2013 pour son projet de mesure optique sur smartphone, destiné en priorité au marché des pays en développement, ou les ophtalmologistes font cruellement défaut. Son système, appelé Netra G, en cours de test dans la région de Boston, est une lentille, fabriquée pour quelques dollars avec une imprimante 3D, qui s'adapte sur l'écran du téléphone et fonctionne comme un auto réfractomètre. L'écran affiche des lignes vertes et rouges. Si l'utilisateur ne les voit pas alignées, il actionne les touches du smartphone jusqu'à ce qu'elles le soient. Un algorithme calcule alors le niveau de correction opéré pour en tirer un diagnostic et une prescription pour les verres ou lentilles nécessaires. Cette équipe du MIT utilise la même technique et le même outil pour détecter les cataractes. Cette fois, l'application appelé Catra, sollicite plusieurs régions de l'œil pour au final, obtenir une véritable cartographie du cristallin et repérer ou la lumière est atténuée. Autant de programmes rendus possibles par la qualité de résolution de l'écran du téléphone. Il s'agit à ce jour des seules applications destinées aux pathologies oculaires.

Diabétologie : le glucomètre connecté.

lpv737Tensiomètres et glucomètres qui mesurent le taux de glucose dans le sang des diabétiques sont depuis longtemps directement accessibles aux patients.

L'IBGStar prend et transmet les données de la glycémie.

« La nouveauté réside dans le fait que l'on peut connecter ces appareils à des smartphones qui stockent les données, permettant un suivi et un envoi à distance » précise Mathieu SOULE, analyste à l'Atelier BNP. Le Dorio, appareil américain qui a obtenu le marquage CE en septembre 2013, ou encore l'IBGStar, vendu par Sanofi pour moins d'une centaine d'euros et approuvé par la FDA en 2012, sont des lecteurs de glycémie au fonctionnement standard : ils analysent une goutte de sang, et de surcroît se branchent à un smartphone à la manière d'un adaptateur. La mesure est aussitôt convertie en donnée numérique, lisible à l'écran à travers une application, et est exportable. La société française IHealth propose une variante avec un glucomètre à 70 euros qui communique en Bluetooth avec l'application mobile. Cependant, injecter ces mesures dans des systèmes informatiques de santé homologués, tels le dossier médical personnel ou la messagerie sécurisée de santé, n'est pas d'actualité.

Endocrinologie : l'acoustique numérique pour détecter l'asthme.

La start-up américaine KarmelSonix a inventé dès 2009 le Wheezometer, un appareil destiné à la surveillance de l'asthme. Devenu ISonea, la société a lancé le AirSonea à la fin de l'année 2013, non homologué par la FDA, vendu au prix de 169,95 dollars. Doté d'amplificateurs sonores et de filtres, il s'applique pendant trente secondes sur le cou, contre la trachée, pour enregistrer le son produit par la respiration. Ce son est converti en signal numérique puis transféré grâce à une connexion sans fil Bluetooth à une application mobile. Celle-ci l'analyse et calcule un taux de sifflement (wheeze rate) censé indiquer la présence ou non de symptômes asthmatiques. C'est l'une des rares applications à analyser la respiration du patient. La plupart des autres programmes pour mobiles dédiés à l'asthme (AsthmaMD, AsthmaCheck, AsthmaLogger, AsthmaMonitor, tous gratuits) consistent en une saisie à la main des mesures effectuées au préalable pour obtenir des courbes et un suivi des symptômes dans le temps. Toutes sont téléchargeables depuis la France, mais non traduites.

Source : SCIENCE et AVENIR N° 804, février 20104, par Arnaud DEVILLARD.

Sport : simulation d'un stade pour le championnat du monde de foot au Qatar, en 2022.

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Source : Der Spiegel Magazine, n°19/2014

Stratégie : Criteo multiplie les petits clics.

Grâce à son algorithme miracle capable de prédire les intentions d'achats des internautes, la start-up française s'est imposée dans le ciblage publicitaire.

Et vient piétiner les plates-bandes de Google.

Criteo, champion mondial du reciblage publicitaire personnalisé. Un pied de nez symbolique de la PME française au géant américain du Web, qui ne voit pas forcément d'un bon œil

L'émergence de ce nouvel acteur sur un terrain publicitaire considéré comme sa chasse gardée.

Fondée en 2005, Criteo a découvert le Graal des annonceurs du monde entier ! un algorithme capable de prédire les intentions d'achats des internautes et de leur envoyer des messages publicitaires ciblés en fonction de leur historique de navigation. Une technologie en or qui permet d'obtenir des taux de conversion similaires, voire meilleures que le modèle des mots-clés de Google. Les e-commerçants adorent. Avec près de 1 000 salariés dans 16 pays, l'entreprise, profitable depuis 2010, affichait en 2013 un chiffre d'affaires de 444 millions de dollars, en croissance de 63% sur un an. Et au Nasdaq, ou elle s'est introduite en Octobre dernier, sa valorisation avoisine les 2 milliards de dollars.
L'équipe se compose de Franck Le OUYAI et Romain NICCOLI, tous deux diplômés de l'Ecole des Mines, des développeurs purs et durs qui ont fait leurs classes durant plusieurs années au siège de Micriosoft, à Redmond, et de Jean-Baptiste RUDELLE, un « serial entrepreneur », au profil plus marketing.

Les deux premières années, ils n'ont dégagé aucun revenu, et à l'été 2008, c'est parti ! « Nous avons changé de produit, de marché, de business model... mais nous avons conservé l'algorithme » explique Romain NICCOLI.

Criteo achète alors en masse des espaces publicitaires sur Skyblog (site de blog lancé par Skyrock) et y place ses bannières de publicité pour Price-Minister (un de leurs clients). Les taux de clics sont bien supérieurs à la moyenne, car l'algorithme permet de prédire les comportements d'achat des consommateurs, de cibler les plus intéressants pour l'annonceur, et de générer une publicité. Celui ou celle qui consulte des horaires d'avion pour Boston, verra s'afficher des publicités de compagnies aériennes sur les sites qu'il ou elle consultera par la suite. Criteo s'occupe de tout, depuis la conception de la bannière publicitaire jusqu'à son affichage. Le tout en moins de 150 millisecondes. Il se rémunère au nombre de clics.

Très vite, l'entreprise a proposé sa solution à l'international ! En Allemagne au Royaume-Uni, en Italie... En 2010, Jean-Baptiste RUDELLE part s'installer à San Francisco pensant trois ans pour lancer la conquête de l'Amérique et lever des fonds auprès de venture capitalists de la Silicon Valley, » car nous voulions embaucher des gens de qualité » explique Benoist GROSSMANN. Et la campagne planétaire se poursuit avec, notamment, l'implantation en Chine l'an dernier.

Source : CHALLENGES, N°392 du 6 juin 2014 ; signé Gilles FONTAINE

Actualité/nature : les macaques ont la bosse des maths.

Ces primates maîtrisent presque l'addition : ils savent comparer un nombre et la somme de deux autres.

Plusieurs études l'ont déjà démontré : les primates savent compter. Mais sont-ils capables de calculer, par exemple, d'additionner ? L'équipe de Margaret LIVINGSTONE, de l'université Harvard (Etats-Unis) démontre que des macaques savent tout à fait évaluer si la somme de deux nombres est équivalente ou non à un troisième. En tous cas, tant que les valeurs ne sont pas trop élevées. En effet, plus qu'une addition, l'animal se livre ici à une estimation. Il est capable d'évaluer que le chiffre 5 et le chiffre 4 valent plus ensemble que le seul chiffre 8. Mais il perd cette aptitude quand il est confronté à des chiffres plus importants.

L'être humain ne fait d'ailleurs pas mieux. Capable au premier coup d'œil d'évaluer l'écart séparant un groupe de cinq oiseaux d'un groupe de dix, nous nous trouvons désemparés quand il s'agit de faire la différence entre une volée de 40 moineaux et une de 50. Prochaine étape pour les macaques de Margaret LIVINGSTONE : la multiplication.

Source : SCIENCE et AVENIR, N°808, juin 2014, signé H.R.

Actualité/nature : des insectes se désaltèrent aux larmes de crocodile.

lpv739Entomologie : sur le bord d'une rivière au Costa-Rica, un biologiste a filmé et étudié un phénomène surprenant : des papillons et des abeilles en train de s'abreuver des larmes d'un caïman géant pendant plus de 15 minutes ! Dans le liquide lacrymal des grands sauriens, ces insectes trouvent une source de protéines et surtout de sels minéraux indispensables à leur métabolisme et au développement des œufs. On ne sait pas, en revanche, pourquoi les caïmans laissent patiemment faire.

Source : SCIENCE et AVENIR, N°505, juin 2014, signé F.D. C.DE LA ROSA, Organization Tropical Studies San Pedro, Costa-Rica

 

 

Actualité : 117, le record de protons dans un nouvel élément.

Le tableau périodique des éléments va s'agrandir : deux noyaux d'ununseptium ont été synthétisés, confirmant ainsi l'existence de ce nouvel élément découvert en 2010.

L'ununseptium a le noyau le plus lourd jamais observé à ce jour ! son poids ets de 40% supérieur au plomb. Mais sa durée de vie n'excède pas un dixième de secondes.

Source : SCIENCE et VIE, N°505, juin 2014, signé M.S. Centre de recherches sur les ions lourds, Darmstadt, Allemagne.

Actualité/Sciences fondamentales : ce plastique se répare tout seul.

lpv739-1Quoi ? Un polymère capable de se reconstituer sur une surface de plusieurs centimètres.

Comment ? Le procédé imite la coagulation du sang. Lorsque le matériau est endommagé, des capillaires intégrés dans le polymère déversent deux liquides différents au niveau de la zone abîmée. La réaction chimique entre ces composés produit un gel qui durcit e comble progressivement trous et fissures.

A quelle vitesse ? 20 minutes pour qu'un trou de 35 mm soit rebouché ; 3 heures pour que Ie polymère durcisse.

Qui ? Une équipe de l'université de l'Illinois (Etats-Unis) dirigée par Scott WHITE.

Source: SCIENCE et AVENIR, N°505, juin 2014, signé A.B.

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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