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lu pour vous numéro 52

Détails

"Lu pour vous" n°52*

Sommaire :

Automobile :

Tesla Model S, l'éclair du futur

lpv521Voici une auto 100% électrique qui s'approche au plus près d'une autonomie d'auto normale. Cette superbe berline familiale inventée en Californie débarque en Europe. Notre coup de foudre.

De deux choses l'une : ou bien il reste tant de pétrole à l'humanité qu'elle peut continuer à le faire exploser les yeux fermés durant cent ans encore ... ou bien cette huile malpropre, malodorante et « malussée » disparaîtra pour toujours à l'horizon d'une génération.

Dans le second cas, la Tesla Model S apparaîtra comme le coup de génie se quelques crânes d'œuf de la Silicon Valley installés près de l'université Stanford. Car la voiture débarque en Europe avec des décennies d'avance sur tout ce qui roule ici : voici une auto 100% électrique qui s'approche au plus près d'une auto normale, on veut dire d'une autonomie d'auto normale. Elle peut couvrir ... 480 kilomètres sans recharge : à 88 kilomètres par heure de moyenne et selon le constructeur, certes...

Dans la vraie vie, en lui tirant dessus et après 100 kilomètres sur tout type de route, le Model S nous promettait encore 272 kilomètres de plaisir.
Sous la robe fuselée mais plutôt sage, cette familiale donne l'impression de passer le mur du son pour pénétrer dans ce monde inconnu et fascinant qu'on appelle le futur. Parce que ses masses sont placées au meilleur endroit, qu'elle accélère comme une Ferrari, quelle est agile comme une berlinette, qu'elle est moelleuse comme une Rolls, qu'elle se déplace à la vitesse de l'éclair dans un silence intersidéral, que son écran HO, aussi grand que deux iPad, renvoie au Moyen Age la poussée d'acné chromée des autres, qu'elle offre le Web, la hi-fi et une connectique de geek, bref, parce qu'elle incarne l'intelligence, la Tesla Model S est littéralement grisante, électrisante, même.

Tout chez elle respire la projection du futur : le plancher plat qui intègre les cellules des batteries lithium-ion à refroidissement liquide, la structure aluminium et le toit de verre panoramique, athermique et ouvrant, le moteur, ce rotor de 416 chevaux installé entre les roues arrière, qui ridiculise le rendement affligeant de la plus belle des mécaniques thermiques, le train avant débarrassé du cheval mort à pistons écrasant celui des autos d'hier, le coffre arrière si grand qu'on peut caser deux enfants, le coffre avant qui offre un espace propre .. De quoi reléguer l'automobile de papa au musée.

Certes, la Model S est incapable de couvrir 1 000 kilomètres d'un coup, à l'inverse des bons diesels d'aujourd'hui. Mais elle permet d'aller au bureau aussi bien qu'en weekend, en se rechargeant sur une prise ordinaire, contrairement à la totalité des pauvres autos à ion des autres.
Certes elle n'est pas donnée : elle vaut de 65 000 à 120 000 €uros.

Mais elle prétend rivaliser avec les berlines allemandes de même taille et de même prix qui font le plein pour 120 euros, contre 2 pour elle. Son constructeur n'a pour tout pedigree que la production de 25 roadsters, mais il prévoit de construire 25 000 Model S par an. Il a déjà 15 000 commandes. Cette Tesla est un rêve et un espoir. Pour peu que son électricité ne provient pas du pétrole.

Source : CHALLENGES N" 347- 30 mai 2013-06-18 - Olivier PERETIRE

La Hyundai ix 35 avec pile à combustible.

Hyundai ose s'engager trop en avant; il est le premier constructeur à fabriquer en série des voitures avec piles à combustible. Les premiers exemplaires sont déjà sur les routes.

Première mondiale : voiture propulsée à l'hydrogène; 1500 seront fabriquées d'ici 2015.
Contrairement aux voitures électriques munies de batteries, l'hydrogène permet des rayons d'action beaucoup plus grands. En outre, la recharge ne dure pas plusieurs heures, mais seulement quelques minutes.

Cela résonne très prometteur, mais, dans la pratique les coûts de production pour cette nouvelle technologie s'avèrent jusqu'ici peu rentables. Ce printemps, Mercedes a dut renoncer à la commercialisation d'une voiture à l'hydrogène, prévue pour 2015. Une coopération avec Ford et Nissan-Renault devra néanmoins aboutir à une production industrielle à l'horizon 2017. Soudainement, Hyundai a pris les devants avec l'hydrogène.
A côté de la chaîne de fabrication de la ix35, une équipe de mécaniciens triés sur le volet la transforme en une voiture high-tech écologique.
Sous la banquette arrière et sous le plancher du coffre, les experts montent deux réservoirs d'une capacité totale de 6 kilos d'hydrogène sous une pression de 700 bars, pour un rayon d'action théorique de 600 kilomètres.

Devant, sous le capot, se trouve la pile à combustible et l'accumulateur lithium-polymère, développé en commun avec l'électronicien LG, lequel sert comme accumulateur intermédiaire, permettant au moteur électrique de 136 chevaux sur l'essieu avant, d'avancer dès le démarrage du système.

« C'est le résultat de 15 années de travaux de recherches », dit Christian LOSE, chef des managements de fabrication chez Hyundai ». La voiture actuelle est la quatrième génération avec pile à combustible de Hyundai. La propulsion est devenue tellement compacte, qu'il y a autant de place disponible que dans l'ix 35 de série. Et elle est tellement robuste, que Hyundai garantie six ans ou 120 000 kilomètres.
Pas d'à coups, pas de secousses, la voiture dégage sans bruit aux premiers mètres comme une voiture de sport, avant que le surpoids de 200 kilos modère un peu son allure. La vitesse maximale est de 160 km/h.

Les premiers 900 à 1 000 exemplaires seront envoyés en Europe, le reste en Californie. Une partie circule déjà à Copenhague, d'autres suivront en Suède et en Norvège. Ces premières voitures seront mises uniquement à la disposition d'entreprises et des autorités comme produit en leasing. Même en 2015, elle ne sera pas abordable aux particuliers, son prix actuel se situant à environ 100 000 euros. De plus, il n'y a dans toute l'Europe à peine 100 stations-services.

L'idée, selon LOSER, a été d'oser enfin de faire le premier pas, le moment de vouloir gagner de l'argent avec cette voiture n'est pas encore arrivé.

Source : DER SPIEGEL. On-line du 8 juin 2013, Tom GRUNWEG

La voiture à air comprimé de Tata Motors

lpv522Il s'agit d'un moteur automobile qui fonctionne avec de l'air. Seulement l'air qui nous entoure. Tata Motors en Inde a prévu que la voiture à air comprimé pourrait sillonner les rues indiennes en août 2013.

La voiture à air comprimé, développée par l'ex-ingénieur de formule 1 Guy NEGRE de MDl basée au Luxembourg, utilise l'air comprimé pour pousser les pistons de son moteur et faire avancer la voiture. Les constructeurs français ont, bien sûr, refusé de la produire, laissant aux indiens cette opportunité. On ne se refait pas !

lpv524La voiture à air comprimé, appelée « Mini CAT » pourrait coûter autour de 365 757 roupies en Inde, c'est-à-dire 5 225 €uros.
La Mini Cat est un simple véhicule urbain léger, avec un châssis tubulaire, un corps en fibre de verre qui est collé pas soudé et alimenté par l'air comprimé. Un microprocesseur est utilisé pour contrôler toutes les fonctions électriques de la voiture. Un petit émetteur radio envoie des instructions à l'éclairage, clignotants et tous les autres appareils électriques de la voiture, qui ne sont pas nombreux.
La température de l'air pur expulsé par le tuyau d'échappement se situe entre 0-15 degrés en dessous de zéro, ce qui le rend approprié pour une utilisation pour le système de climatisation intérieur sans avoir besoin de gaz ou de perte de puissance.

lpv523Il n'y a pas de clé, juste une carte d'accès qui peut être lue par la voiture depuis votre poche. Selon les concepteurs, il en coûte moins de 50 roupies (1 euro= 69 roupies) par 100 km, c'est à peu près un dixième du coût d'une voiture fonctionnant au gaz. Son kilométrage est d'environ le double de celui de la voiture électrique la plus avancée, un facteur qui en fait un choix idéal pour les automobilistes urbains. La voiture a une vitesse de pointe de 105 km/h (c'est parfait puisqu'il ne faut pas dépasser le 90 voire le 70 km/h en ville) ou 60 mph, et aurait une autonomie d'environ 300 km ou 185 miles. Le remplissage de la voiture aura lieu dans les stations-services adaptées avec des compresseurs d'air spéciaux. Remplir ne vous prend que deux à trois minutes et coûtera environ 100 roupies (1,45 euros) et la voiture pourra faire encore 300 km.

Cette voiture peut également être remplie à la maison. Il faudra alors trois à quatre heures pour remplir le réservoir, mais cela peut se faire pendant que vous dormez. (Le réservoir se recharge sur une simple électrique en 4 heures pour n coût de 1,50 euros t permet une autonomie de 150 km. Elle se penche actuellement sur une pompe à air comprimé, ce qui permettrait de faire un plein du réservoir en 3 minutes chrono pour un coût d'environ 2,50 euros). Parce qu'il n'y a pas de moteur à combustion, le chargement d'huile (1 litre d'huile végétale) n'est nécessaire que tous les 50 000 km (ou 30 000 miles). Grâce à sa simplicité, il y a très peu d'entretien à faire sur cette voiture. Cette voiture à air semble presque trop belle pour être vraie..

Technologie : des micro-batteries imprimées en 3D

Des chercheurs américains d'Harvard et de l'université Urbana Champaign (lllinois) ont fabriqué des minuscules batteries d'un millimètre de long à l'ide d'une imprimante 3D. Ils ont utilisé une« encre» constituée de nanoparticules d'oxyde de lithium pour les électrodes. Par rapport à sa taille, cette micro-batterie, en forme de peigne, offre les mêmes temps de décharge et la même puissance que les batteries actuelles. Elle pourrait trouver sa place dans les dispositifs médicaux portées par l'être humain ou dans des vêtements connectés.

Source : 01 net business du 21 juin 2013, signé Pierre BERLEMONT

Aéronautique : Altran imagine l'aéronautique du futur.

Dix minutes, c'est le temps maximal qui doit s'écouler entre l'arrivée d'un passager et son embarquement dans les aéroports du futur imaginé par Altran.

Avec 340 millions d'euros de chiffre d'affaires et 4 000 ingénieurs, la division aéronautique de cette société, a les moyens de ses ambitions. Pour atteindre cet objectif, les ingénieurs ont imaginé deux types d'aéroports.

Dans le modèle horizontal ou « Passenger Airport Shuttle », un système de navettes individuelles conduit chaque passager à son avion pour l'embarquement dès son arrivée à l'aéroport, et les procédures seraient considérablement raccourcies grâce aux technologies mobiles.
Seulement, avec les 44 millions de passagers prévus quotidiennement aux alentours de 2050, le plus gros défi en termes d'infrastructures reste les 4 000 navettes nécessaires à l'acheminement des voyageurs.

Le modèle «Eye to the Sky» est, cette fois, un prototype d'aéroport vertical à étages. Les passagers sont guidés via des panneaux en réalité augmentée, et acheminés à chaque service de l'aéroport par des ascenseurs, jusqu'aux pistes de décollage situées sur le toit.
Des avions connectés et gérés depuis une tablette.

Les ingénieurs d'Altran ne limitent pas les évolutions aux structures au sol. Pour le vol, ils ont développé Flight Focus, une plateforme à laquelle les passagers peuvent se connecter dans l'avion en Wi-Fi afin d'accéder à des films, des jeux ou à des informations sur le vol. Ils ont la possibilité d'acheter des applications.

Le pilote peut également s'y connecter afin d'accéder aux détails du plan de mission, aux procédures et aux manuels. Ce qui représente un gain de poids et de temps considérable par rapport aux versions papier. Ce service, couplé à une antenne iridium située dans le cockpit, permettrait de fournir une bande passante dans la cabine sans perturber les appareils de vol.

Les ingénieurs d'Altran ont également développé Immersive ATM, une interface homme machine en 3D appliquée au contrôle aérien qui propose des services de gestion de conflits, d'outil d'aide à la simulation et d'analyse rétroactive des collisions. L'application peut être contrôlée par geste, commande vocale ou via une tablette de type iPad.

Des prototypes d'appareils volants écologiques.

Après la participation au projet Solar Impulse, un avion fonctionnant grâce à l'énergie solaire" Altran a commencé le développement de drone dirigeable fonctionnant, lui aussi, uniquement grâce au soleil. Ce prototype, nommé SUN CLOUD qui pourra transporter jusqu'à 200 tonnes, possède une structure modulable qui se modifie en fonction de la charge transportée, les commandes de vol s'adaptent à l'aérodynamisme de la structure.

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Le plus grand centre de maintenance au monde à Dubaï.

Un des principaux problèmes de maintenance d'un appareil privé est le délai des réparations dû à la décentralisation des pièces et de la main-d'œuvre. Avec le projet «The Wings Valley», Altran veut supprimer ce problème en créant un gigantesque chantier dans le désert de Dubaï, qui regrouperait la main-d'œuvre et les pièces nécessaires à l'entretien de 60 avions d'affaires et de 40 hélicoptères par mois.
Ce centre regrouperait les meilleures technologies présentes sur le marché, et posséderait un institut technologique regroupant plusieurs centres de formation (Altran MRO lnstitute of Technology).

Altran veut également faire de ce centre une vitrine de solutions écoresponsables, grâce à un bilan énergétique prévu pour être positif et un centre de recyclage.

Enfin, pour soutenir son activité, Altran a annoncé le recrutement de 600 experts cette année dans le secteur de l'aéronautique, du spatial et de la défense. Pour attirer les talents, le groupe a recours sur le salon du Bourget à une campagne de recrutement innovante, mêlant plateau télé, page Facebook et site dédié.

Source : 01net Business du 21 juin 2013, signé Guillaume SERRAND

Technologie automobile : j'ai conduit la voiture avec une tablette à écran tactile.

La scène renvoie inévitablement à «Demain ne meurt jamais», lorsque James Bond, littéralement allongé sur la banquette arrière d'une BMW série 7, commande à distance la progression du véhicule via son téléphone portable.

Sur le parking de l'un des nombreux centres de recherches de l'équipementier Valeo, installée en banlieue parisienne, qui célèbre ses quatre-vingt-dix ans cette année, en avant-première, nous a permis de tester sa dernière technologie : la voiture téléguidée par une tablette tactile, en l'occurrence un iPad.

Conduite intuitive.

Dans un secteur ou l'innovation constitue le principal carburant du succès et dans le cadre des «road maps» de l'équipementier, des feuilles de route qui permettent d'anticiper les attentes des conducteurs pour les dix ans à venir et de construire des solutions, la conduite piloté par une tablette s'avérait également un prolongement naturel, à la fois, du parking automatique déjà disponible sur de nombreux véhicules et de l'application autorisant le parking automatique via un smartphone.

L'ensemble des systèmes et des aides à la conduite dialoguent via le WI-Fi et le réseau multiplexe.
Dans ce cas, l'auto, bardée de caméras et de capteurs, lit les lignes ,surveille l'environnement et progresse et freine toute seule. Avec l'iPad, Valeo introduit une étape supplémentaire sur la route de la «conduite intuitive». La tablette fait alors office de télécommande en concentrant les principales fonctions du véhicule, à savoir le volant, l'accélérateur et les freins. L'ensemble des systèmes et des aides à la conduite dialoguent via le WI-FI et le réseau multiplexe. En conséquence, on peut installer ou l'on veut : à la place du passager avant, sur la banquette arrière ou même, comme nous l'avons expérimenté, à quelques mètres du véhicule, pour le garer sur une place de stationnement. On se prend vite au jeu et il faut l'intervention de Xavier GROUIT expert et chef de projet en sécurité chez Valeo, pour freiner nos ardeurs. Lorsque l'on a l'habitude des consoles de jeux vidéo et que l'on appartient à la communauté des geeks, l'exercice est une formalité.

Le rapport de démultiplication n'est pas identique.

Pour se lancer, il faut prendre garde à tenir verticalement la tablette et à rester appuyé sur un bouton, par souci de sécurité. Enlever le doigt revient à déconnecter la liaison électronique. Des mains de pianiste sont recommandées car il faut dans le même temps pointer un doigt sur l'onglet dessinant l'accélérateur et le frein. La voiture quitte son emplacement.

Premier virage : on oriente la tablette dans le sens voulu. Le volant suit le mouvement mais attention à rester vigilant car le rapport de démultiplication n'est pas identique à celui du volant. Un quart de tour de la tablette équivaut à deux tours et demi de volant ! Remettre les roues droites à la sortie du virage requiert aussi une certaine accoutumance et du doigté si l'on ne veut pas que le véhicule braque dans l'autre sens ! Un stop se profile à l'horizon. Pression sur la pédale virtuelle : le véhicule s'arrête de manière un peu brutale. Tenir la tablette à bout de bras devient vite fatiguant.

Que les automobilistes se rassurent. Valeo ne prévoit pas de lancer ce dispositif, mais souhaite, à travers ce laboratoire, démontrer qu'un objet grand public est capable de dialoguer avec les infrastructures et faire travailler entre eux deux systèmes qui n'ont pas le même degré de fiabilité.

Source : le figaro on line : automobile du 18 juin 2013, par Sylvain REISSER

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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