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lu pour vous numéro 47

Détails

"Lu pour vous" n°47 *

Sommaire : 

Economie : sélection de « start-up » prometteuses en quête de fonds pour se développer.

Global Bioénergies :
Marc DELCOURT et Philippe MARLIERE ont développé un procédé de production de molécules utilisées en chimie et pétrochimie, à partir de la fermentation de matières premières agricoles. Les débouchés futurs sont considérables, tant l'industrie chimique est gourmande en composés tels que l'isobutène, le propylène et le butadiène, que Global Bioénergies est la seule entreprise à obtenir à partir de végétaux. Les applications sont nombreuses dans les plastiques, les élastomères, les verres organiques et les biocarburants. L'entreprise, cotée sur Alternext, compte sur cette levée de fonds (10 millions d'euros) pour lancer le pilote industriel.

Cell Prothera
Si l'entreprise est une jeune pousse, son créateur est un vétéran de la santé : le professeur Philippe HENON, fondateur de l'institut de recherche en hématologie et transplantation de Mulhouse, a mis au point un traitement qui peut être une véritable alternative à la greffe cardiaque. Le procédé consiste à collecter, purifier des cellules souches du patient à partir d'une prise de sang, et à réinjecter un greffon cellulaire dans la zone cardiaque lésée. Un essai clinique a permis de vérifier que le muscle cardiaque se régénère dans les mois suivant l'opération. L'innovation va plus loin, puisque la production du greffon cellulaire est effectuée par un automate. La levée de fonds (10 millions d'euros) va permettre de financer d'autres essais cliniques et la commercialisation des automates à grande échelle.

Novae-laser
But : commercialiser de femto lasers pour l'instrumentation scientifique.
Il s'agit d'un laser à impulsion très brève qu'on utilise dans le traitement de la myopie, mais aussi pour le micro-usinage de métaux, les tissus humains et la fabrication des écrans souples qui vont bientôt envahir notre vie quotidienne.
La technologie est brevetée par le CNRS, l'université de Limoges et celle de Rouen. C'est un jeune doctorant, Nicolas DUCROS, qui a créé la société avec les inventeurs du brevet, pour « continuer à développer la technologie pour les marchés industriels (150 000 euros) »

BodyCap
Crée en 2011, cette jeune pousse parisienne met au point des appareils de mesure médicale. Elle s'apprête ainsi à commercialiser le thermomètre e-Celsius : de taille d'une gélule, il permet, une fois absorbé par le patient, de connaître en temps réel la température du système digestif et les possibles infections postopératoires avant son évacuation par les voies naturelles. Une version vétérinaire a également été créée.
Fabrice VERJUS, 40 ans, ingénieur en électronique, et son associé Sébastien MOUSSAY, 35 ans, expert en sciences de la vie, préparent maintenant l'innovation suivante : une peau intelligente, qui fournira aux médecins des informations précises sur le rythme cardiaque du patient et les molécules présentes dans sa transpiration. Ces différents équipements ne nécessitent pas d'autorisation de mise sur le marché, et la phase d'essais techniques est réduite (500 000 euros).

Biolic
L'entreprise crée l'an dernier par Nicolas ATTENOT (32 ans, ingénieur chimiste), Lionel MUNIGLIA (40 ans, maître de conférences à l'université de Lorraine et Guillaume RICOCHON (35 ans, ingénieur), est une véritable pépite de la chimie verte. Elle a développé une méthode d'extraction d'huiles et d'actifs végétaux en utilisant de l'eau et des enzymes et non pas de solvants chimiques cancérigènes comme c'est pratiqué aujourd'hui dans l'industrie, y compris pour les huiles destinées à l'alimentation. Avec leur procédé breveté, les trois associés entendent répondre à la demande croissante de l'industrie cosmétique pour des produits naturels et peu toxiques. Mais leur procédé a aussi un gros potentiel dans l'agroalimentaire, l'alimentation animale et la pharmacie. Les fonds recherchés (500 000 euros) vont permettre à Biolic d'industrialiser le savoir-faire.

Nodea Medical
Florian CHATELLIER, 24 ans, ingénieur diplômé de l'institut d'optique Paris Tech, a conçu un outil de diagnostic du cancer du sein, basé sur une méthode de mesure de la fluorescence des tissus. Il a été rejoint par René FARCY, 50 ans chercheur à l'université Paris-Sud et au CNRS, titulaire de onze brevets. L'invention doit améliorer le diagnostic et mieux orienter les patients pour la suite du traitement en leur évitant des examens traumatisants. La sonde donne sur-le-champ une information complémentaire sur le caractère malin ou bénin de la masse suspecte. Le procédé subit des essais cliniques à l'Institut Gustave Roussy. L'arrivée sur le marché de cet outil est prévue en 2015 (1,50millions d'euros).

FIBANDCo
Le bananier est la plante qui pousse le plus vite au monde. Son tronc, coupé après la récolte des fruits, repousse en six à neuf mois. Pourtant, personne n'avait songé à le valoriser avant Nicolas CHEMINON et Vladimir HAYOT, ingénieurs diplômés de l'ESIEE d'Amiens. Ils ont eu l'idée de recycler la fibre des tiges en feuilles de placage décoratif. Ce matériau 100% naturel, dénommé « Green Blade », est utilisé pour l'architecture d'intérieur et le design. Il a été désigné Innovation d'or par les Batimat Awards en 2011. Et l'entreprise a reçu le soutien de l'Union Européenne et de la Martinique à hauteur de 1,1 millions d'euros.
La première usine, un atelier autonome en énergie grâce au photovoltaïque, a ouvert au cœur d'une bananeraie à la Martinique. Cette année, elle produira 30 000 mètres carrés de ce revêtement naturel et élégant. Grâce à l'argent levé, les deux associés espèrent passer à 20 000mètres carrés avec une seconde unité de production aux Antilles, et élargir la gamme de couleurs.

Source : Challenges, n° 339, du 4 au 10 avril 2013, signé P.-H.M .
Sélection présentée parmi les 100 start-up sélectionnées par Challenges parmi un millier de dossiers.

Technologie : Corée, le laboratoire high-tech de la planète conjugue au présent l'Internet du futur.

Une société ultra connectée, dont l'avance technologique irrigue toute l'économie nationale.

À l'Aubiquitous Museum de SK Telecom, le premier opérateur de télécom sud-coréen présente ses innovations. Ce salon high-tech sort tout droit des laboratoires du groupe, mais ce dernier à la ferme intention de commercialiser ces solutions dès que possible.
Au pays du Matin-Calme, la vie quotidienne est déjà transformée par le déploiement massif de l'Internet à très haut débit. Les opérateurs français annoncent comme une grande nouveauté l'arrivée de la 4G cette année ? Cette norme paraît déjà presque dépassée en Corée. « Près de 30% des abonnés disposent d'un forfait 4G et cette part devrait grimper à 70% d'ici à la fin de l'année » estime Lee CHAE-GI, directeur de la recherche des nouvelles technologies au cabinet Gartner à Seoul. La 5G est déjà en préparation et, en attendant son déploiement, la 4G+ devrait faire son apparition d'ici à un an.

Accros à tout âge.
L'influence de groupes comme Samsung et LG compte pour beaucoup.
En Corée, être à la pointe de la technologie relève presque de l'honneur Sans un Smartphone, vous avez l'air de débarquer de Mars, et personne ne veut avoir l'air dépassé.
De fait, deux Sud-Coréens sur trois possèdent un téléphone permettant de surfer sur Internet (un tiers en France). Plus étonnant, cet engouement dépasse les barrières des générations.
Dans le métro, ou chaque rame est équipée de bornes Wi-Fi, tout le monde a les yeux braqués sur son appareil. Les garçons lisent des bandes dessinées ou jouent des jeux vidéo, souvent en réseau avec leurs amis. Les femmes d'âge plus mûr peuvent passer tout un trajet à faire défiler leurs albums photos.
«Ma belle-mère sait à peine se servir d'un ordinateur mais elle est accro à son Smartphone, raconte Clément CHARLES, un Français marié à une Coréenne. Elle adore faire des recherches sur ses sujets favoris ou chatter avec ses copines ».
Du coup, ce petit pays de 50 millions d'habitants jamais effrayés par une nouveauté s'est transformé en un laboratoire à ciel ouvert de l'Internet du futur. Tout passe par les écrans des mobiles. Le géant britannique de la distribution Tesco a testé dans une station de métro des rayons virtuels de supermarché : cette soupe est tentante ? Il suffit de scanner le flash code pour l'acheter en ligne, et elle sera livrée pour le diner...Tous les jeunes Séouliens savent comment réserver une place de cinéma et choisir son fauteuil, en quelques clics.

Les lieux culturels ne sont pas en reste. Le palais de Doksugunk, en face de l'hôtel de ville, propose à ses visiteurs de télécharger une application gratuite pour effectuer une visite en réalité augmentée : en braquant son téléphone sur les bâtiments en bois peint, on peut voir apparaître en surimpression les décors ou les gardes royaux comme à l'époque de la dynastie Joseon.
Quant aux cafés, visibles à tous les coins de rue, qu'ils soient Starbucks ou Caffé Bene (l'enseigne appartient à Samsung), ils proposent des systèmes de paiement sans contact pour régler son cappuccino, juste en posant son appareil sur une borne.
« Ces dernières années, le pays a été doté du plus performant réseau de fibre optique au monde. La science et les nouvelles technologies sont au cœur des politiques d'éducation, si bien que les élèves coréens occupent les meilleures places des classements scientifiques scolaires mondiaux.

L'état soutien enfin la puissance de ses champions nationaux, les « chaebols », immenses conglomérats privés allant des services aux travaux publics en passant par les nouvelles technologies, l'automobile ou la construction navale, et représentant près des trois-quarts des exportations du pays.

L'exemple coréen montre comment, dans un contexte difficile, un état de taille moyenne peut créer les conditions de réussite pour ses entreprises » Jean-Louis BEFFA, Président d'honneur de Saint-Gobain.

Exemples de prouesses technologiques :
L'aéroport de Séoul Incheon, une spectaculaire vitrine pour le pays
Un terrain conquis de haute lutte sur la mer ; il aura fallu commencer par édifier un mur de 13,4 kilomètres dans la mer avant d'aménager les pistes. Un chantier de dix ans dans ces îles de la mer Jaune.
Douze ans après son ouverture il accumule les prix le couronnant meilleur aéroport du monde, selon le classement du magazine Global Traveller et l'enquête ASQ menée par le consortium des aéroports internationaux.
Raccourcir le temps de correspondance entre deux avions, accélérer la vitesse de livraisons des bagages mais aussi de permettre aux passagers de se divertir ou de se reposer figurent parmi les priorités.

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Samsung : comment les «Galaxy» ont conquis le monde.
Avec la sortie très orchestrée du Galaxy S4 à New York, Samsung prouve avec panache qu'il maîtrise tous les points-clés du marché des Smartphones. Le choix des Etats-Unis n'avait rien de fortuit. Il s'agissait pour le groupe coréen de viser en plein cœur le pays de l'iPhone. Sur l'ensemble de la planète, la part de marché de Samsung dans ces téléphones permettant de surfer sur le Web atteint 30%.

Google, l'allié déterminant.
Au printemps de 2009, la firme de Mountain View propose donc en exclusivité la deuxième version d'Android à Samsung, ouvrant la voie à une véritable alliance anti-Apple. Samsung vend plus de 60% des Smartphones fonctionnant avec Android.
Le premier Galaxy sera pourtant un échec : il ne suscite pas de passion comparable à celle dont bénéficie son concurrent Apple.
La sortie du Galaxy S2, en 2011, représente le vrai démarrage. Le Galaxy 3, en février 2012 peut se piloter par la voix et intègre une puce NFC pour le paiement sans contact.
Le conglomérat a accru de manière phénoménale ses dépenses en recherche et développement : elles seraient passées de 4,6 milliards d'euros en 2009 à 32 milliards l'an dernier (sur un chiffre d'affaires de 140 milliards d'euros pour Samsung Electronics). Et le budget publicitaire mondial de Samsung Electronics était de 3 milliards d'euros en 2012, plus qu'Apple ou Coca-Cola.

Automobiles : Groupe Hyundai-Kia
En 2102, le groupe a vendu plus de 1 million de véhicules en Corée, 75% du marché domestique.
Kia investi chaque année « de 5 à 6% » de son chiffre d'affaires en recherche et développement ; Hyundai continuera à présenter de six à huit modèles par an. Hyundai dispose d'un appareil industriel sans maillon faible : il a sa propre aciérie qui lui permet de maîtriser les coûts, sa propre entreprise de logistique. Le groupe serre les coûts et rationalise de façon drastique : il y a dix ans, il utilisait 22 plateformes pour construire ses voitures, il n'y a plus que 6 aujourd'hui. Grâce à ces économies d'échelle, Hyundai a baissé ses prix de 5% sur certains modèles.

Source : Challenges, n°338, du 28 mars au 3 avril 2013, signé : Jean-Baptiste DIEBOLD ; J.-B.D (aéroport et Samsung), Anna ROUSSEAU (Hyundai)

Nouveaux projets du XXIe siècle :

Des centrales solaires dans les déserts.
En six heures, les déserts de notre planète reçoivent plus d'énergie solaire que ce que l'humanité entière consomme en un an.
L'américain First Solar est le premier à se lancer : avec 9 millions de panneaux photovoltaïques parsemés sur 14 km2 en Californie, il dégagerait une puissance de 550 mégawatts (MW) dès 2015 (soit la moitié de la puissance d'un réacteur nucléaire). Un chantier d'une toute autre envergure devrait à son tour aboutir en 2050. Lancé en 2009, impliquant 57 entreprises et institutions internationales (Deutsce Bank, Saint-Gobain Solar ....), le projet Désertec prévoit d'installer 360 gigawatts(GW) de panneaux photovoltaïques dispersés dans une multitude de fermes solaires géantes au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Libye... Avec une installation de plusieurs milliers de kilomètres carrés, on espère couvrir 25% des besoins de 38 pays d'Europe, Afrique du Nord et du Moyen-Orient. D'ici là, il faudra encore tester la faisabilité et l'efficacité de telles installations, et notamment la manière d'acheminer l'électricité produite vers l'Europe. Première étape : déployer trois essais de 500 à 1 000 MW en Algérie, au Maroc et en Tunisie d'ici à 2015-2020.
Signé : M.V.

Un immense parc d'hydroliennes au large de la Bretagne.
Vers 2020 - Le rendez-vous est pris : en 2020, un champ de turbines hydrauliques devrait recueillir l'énergie des courants qui circulent au large de la Bretagne pour alimenter des milliers de foyers en électricité. Et ce ne serait qu'un début. Les principaux verrous qui empêchaient les hydroliennes de coloniser les fonds marins sautent les uns après les autres : de nouvelles formes adaptées, des matériaux résistant à la corrosion, une baisse du coût des raccordements... Une production potentielle de 800 TWh par an est ainsi attendue dans le monde.
Signé : M.F.

Des imprimantes 3D pour tout fabriquer chez soi.
Vers 2020 - Déposez plastique ou métal en couches selon un plan en 3D, attendez quelques secondes. Vous obtiendrez un jouet, des lunettes de vue, un lave-vaisselle... Au centième de micromètre de près !
Voilà l'objectif des spécialistes de la «fabrication additive», autre nom de l'imprimante3D. D'après eux, ces machines, qui existent déjà, mettront la fabrication de qualité industrielle à portée de tous, tout en ménageant les ressources (il n'y a pas de pertes) et en offrant des coûts et des délais de production imbattables !
Signé M.V.

Les usines de bactéries à tout faire.
Des bactéries qui sécrètent des vitamines, d'autres qui détectent l'arsenic ou détruisent sur commande des colonies de microbes indésirables... Les techniques de reprogrammation et d'ingénierie génétiques des micro-organismes nourrissent aujourd'hui des centaines de projets de développement. Une ébullition que les plus grands laboratoires entendent faire passer d'ici à 2045 à l'échelle industrielle. Oubliez les industries polluantes : on prépare l'aire des usines microscopiques et vivantes ! Après être passées entre les mains des généticiens, bactéries, algues et levures cultivés en bioréacteurs produiront médicaments, biomasse, alcools, matériaux, carburants... Mais avant cela, il faudra compiler des centaines de milliers de fragments d'ADN, et relever les milliers de rôles qu'ils jouent dans le vivant, pour établir une extraordinaire base de données génétiques. Pour ce faire, il faut recenser les génomes des centaines de milliers d'espèces de micro-organismes de la planète, identifier les gènes qui leur confèrent les capacités les plus diverses, et développer les outils génétiques permettant de les associer au sein des bactéries « réinventées ».
Signé : E.R.

Des plantes qui se passent totalement d'engrais.
Vers 2035 - Les prochaines générations de plantes OGM pourraient se passer, pour tout ou partie, de fertilisants. Le centre John Innes (Royaume-Uni) travaille à développer des céréales dotées de gènes de bactéries et de plantes légumineuses, ce qui leur permettra de fixer l'azote présent dans l'air, plutôt que d'en absorber, par les racines, la forme soluble délivrée par les engrais. »Je pense que nous pouvons aboutir dans 20 à 30 ans, estime Giles OLDROYD, responsable du projet. Nous pourrions remplacer la majorité des engrais et améliorer largement les rendements des petites exploitations dans les pays en développement ».
Signé : F.L.

Récupérer l'eau douce au cœur des sources sous-marines.
Vers 2020 - Chercher l'eau douce au fond des mers : voilà qui pourrait soulager la soif des pays côtiers, à bien moindres frais que la désalinisation. Car il n'y a pas que les fleuves qui se jettent dans la mer ! L'eau douce peut aussi se frayer un chemin dans le calcaire pour ressortir à quelques dizaines de mètres de profondeur. »Le challenge n'est pas son captage mais, comme pour un trésor, de savoir la trouver !, explique Thierry CARLIN, directeur de la société Nymphea Environnement, qui a déjà repéré une trentaine de sources au large de la Libye. Or, 98% des zones susceptibles d'abriter ces sources restent encore inexplorées ».
Signé : B.B.

Des extracteurs de minerais au fond des abysses.
Vers 2030 - Il fallait s'y attendre : à l'image des compagnies pétrolières qui multiplient depuis plus de cinquante ans les puits offshore, les compagnies minières s'intéressent désormais aux nombreux dépôts de minerais qui affleurent sur le plancher des océans. La compagnie canadienne Nautilus Minerals annonce ainsi vouloir exploiter dès cette année, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de mirifiques «sulfures polymétalliques », précipités provenant de cheminées hydrothermales : un gisement riche en cuivre, en or et en argent... Mais d'autres dépôts regorgent également de terres rares. Cette première expérimentation par 1 600 m de profondeur, permettra de tester des robots sous-marins d'excavation inédits. Sans attendre, »nombre de pays, très dépendants de leurs importations de métaux, ont déjà acquis des permis d'exploration dans leurs zones maritimes, dont la France, à Wallis-et-Futuna », révèle Pierre COCHONAT, de l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la MER. D'autant qu'ils existent d'autres types de formation sous-marines , telles que les »encroûtements cobaltifères ou les curieux « nodules polymétalliques » des abysses. Les projets de mines offshores ont donc toutes les chances de se multiplier d'ici à 2030. A condition, avertit le chercheur, « que cette activité d'extraction ne perturbe pas trop les écosystèmes des abysses, souvent d'une richesse exubérante, et jusqu'ici préservés du monde ».
Signé : V.N.

Et aussi :
Les premiers réacteurs à fusion nucléaire (vers 2045)
La nano-fabrication automatique d'objets industriels (vers 2060)
Le laser qui crée de la matière à partir du vide (vers 2030)

Source : Science et Vie spécial 100 ans, n° 1147, avril 2013 (en route pour le XXIe siècle : le meilleur est à venir)

Chirurgie orthopédique : un échafaudage pour régénérer l'os.

Lors d'une chirurgie orthopédique, après une fracture du tibia, par exemple, les médecins sont souvent confrontés à une perte osseuse importante. L'utilisateur d'un « tuteur » biodégradable, déjà testé pour d'autres interventions chirurgicales, pourrait donner de très bons résultats pour reconstruire l'os.

Des chercheurs de l'université de technologie du Queensland (Australie) se sont inspirés d'une expérience réussie en chirurgie de la mâchoire. La méthode repose sur l'utilisation d'une matrice biodégradable (polymère synthétique qui sert d'échafaudage), couplée à un facteur de croissance qui favorise la formation osseuse. Sur cette base, l'os va pousser et se reconstruire.
Les chercheurs ont testé cette technique sur des brebis, dont la structure osseuse est très proche de la nôtre. Après trois mois, ils ont constaté que la perte osseuse était comblée chez 100% des animaux ! Au bout d'un an, des examens biomécaniques (observation, palpation, manipulation, etc...) et l'imagerie médicale ont montré une régénération de l'os plus importante et de meilleure qualité chez les brebis ainsi opérées que chez celles qui avaient subi une autogreffe d'os. Les bons résultats de la chirurgie avec matrice biodégradable ont justifié le lancement à l'échelon européen d'un essai clinique chez l'homme.

Autogreffe d'os (ou greffe d'os prélevé sur le malade lui-même) : seule chirurgie actuellement proposé contre une perte osseuse importante. Cette intervention est très lourde pour le patient et son résultat n'est pas garanti.

Source : Science Translational Medecine, juillet 2012, paru dans la revue Recherche & Santé de la Fondation Recherche Médicale n° 134, 2e trimestre 2013

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur 

   
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