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lu pour vous numéro 46

Détails

"Lu pour vous" n°46*

Sommaire :

Astronomie : à propos de météorites

Pour la première fois depuis des décennies un fragment de météorite est tombé sur une région habitée.

A 70 000 km/h, un météorite d'environ 10 mètres et d'un poids de quelques tonnes, a volé en éclats à l'entrée dans l'atmosphère et les fragments sont tombés sur la ville Tcheliabinsk, en Sibérie, causant des destructions et blessant plus de 1 000 personnes.

Impacts cosmiques : effets possible d'un impact de météorite sur Terre

Diamètre (en m)

Intervalle entre

deux impacts

(en années)

Diamètre du cratère

(en km)

Effets possibles
30 300 0  boule de feu, onde de choc, dégâts insignifiants
50 2 000 inf à 1  petit cratère, explosion comme en 1908 en Sibérie
100 10 000 2  comme la plus grande bombe à hydrogène
200 40 000 4  destructions sur la surface d'un pays
500 200 000 10  destructions sur tout un continent
1 000 600 000 20  effets globaux avec des millions de victimes
5 000 20 000 000 100  des milliards de victime, changement global du climat
10 000 100 000 000 200  extinction de toute vie

Source du tableau : Neo Shield, Alan W. HARRIS
Source de l'article :Der Spiegel, magazine n° 8/2013, du 18 février 2013, signé Laura HOFLINGERr, Olaf STAMPF

Ceux qui croient en au Made in France : d'attractifs pôles de compétivité

Crées en 2005, ces collaborations scientifiques entre public et privé dopent la R&D. Reste à changer ces « usines à projets » en « usines à produits ».

C'est peut-être une future Silicon Valley à la française. En Ile-de-France, 125 groupes (Thales ,Renault, France télécom...), 80 laboratoires et grandes écoles (CEA ,CNRS, Supélec ....), 43 PME innovantes et une vingtaine d'investisseurs se sont rassemblés pour créer un pôle hors norme. Baptisé SYSTEMATIC, il vise à diffuser les innovations numériques et logicielles dans l'automobile, la défense et l'énergie. Et ce grand brainstorming industriel et scientifique a déjà donné des résultats : 3583 projets de R&D mobilisant 1,8 milliard d'euros d'investissements, 600 produits et services commercialisés, 3500 emploiset une vingtaine de start-up créées.

Jean-Luc BEYLA ,président du pôle Symantec : « nous allons devenir l'acteur central de l'innovation en France. Notre force, c'est d'avoir été lancé par les industriels qui ont compris l'intérêt de s'associer dans des secteurs et des technologies différentes. Il n'y a pas d'autres lieux ou les chercheurs du public et du privé , les groupes et les PME collaborent ».

Les pôles de compétivité sont en train de doper la R&D en France : un millier de brevets en trois ans, et 2 500 innovations. Déjà, ces pôles ont des retombées. A Lyon, plusieurs vaccins sont sorties des laboratoires, comme celui contre l'hépatite C, issu d'une collaboration entre la PME Transgene , les hôpitaux publics, l'Inserm et le CNRS.

Et les équipements sophistiqués – une plateforme de 62 500 mètres carrés sera opérationnelle en septembre - attirent les multinationales. Sanofi va ainsi investir 1,5 milliard à Lyon, ou il compte implanter son centre de recherche sur les vaccins.

Pour autant, tout n'est pas rose dans ces usines du futur. D'abord, leurs résultats restent modestes : seulement 4,5% des dépenses de R&D en France et 1 à 1,5% des brevets déposés. L'objectif, c'est de transformer ces usines à projets en usines à produits, une étape beaucoup plus délicate.

Source : Challenges, n° 337 du 21 au 27 mars 2013, signé Thierry FABRE

Des pionniers :


Toyota, un japonais labellisé origine France - CA 2012 : + 23% / effectifs en France :+ 12%

Rossignol, pionnier de la relocalisation - CA 2012 : + 10% / effectifs en  France : + 7%

Toupnot - CA 2012 : + 11% / effectifs en France : + 12%

Source : Challenges n° 337 du 21 au 27 mars 2013 , signé A.M. et H.B.

Sciences : forage d'essai, le Japon fournit de l'hydrate de méthane des profondeurs de la mer

L'hydrate de méthane est du méthane enfoui dans l'eu glacée. Sous le fond de la mer dorment d'immenses réserves d'énergie, sous forme d'hydrate de méthane qui suffiraient pour fournir au Japon de l'énergie pendant plus d'un siècle.

Mais l' exploitation est en effet très difficile et coûteuse. Le premier test, couronné des succès, a eu lieu à 80 km de la côte de la province d'Aichi, sur l'île principale, Honshu.

Les chercheurs au bord du bateau de forage « Chikyu » ont réussi à extraire pendant quatre heures le gaz, à partir de dépôts sous-marins par 1 000 m de fond et enfoui à 300 m en dessous du fond.

Le but est de fournir - lors de ce premier test - du gaz pendant deux semaines, en utilisant une technique qui exploite la grande pression régnant dans les profondeurs pour libérer le gaz des sédiments sous-marins.

Source : Spiegel on line du 12/03/2013, Spiegel, sciences et technique

Navigation : France, le paquebot du futur

Le concept de ce nouveau paquebot, développé depuis trois ans par Seine Alliance, en collaboration avec de nombreux acteurs du monde de la croisière,de l'architecture navale, arrive aujourd'hui à maturité.

Navire assurément différent, symbole de la rupture entre » ce qui se fait depuis trente ans » et une nouvelle ère du navire de croisière, plus en correspondance avec l'attente d'une clientèle exigeante, internationale, pour laquelle la France est symbole d'élégance, de raffinement et de différence.

  • Longueur : 255m Déplacement : 26.000 t
  • Tonnage :: 54.000GtLargeur : 30,5m 17 ponts
  • Largeur : 30,5m 600 passagers
  • Tirant d'eau : 6m 470 hommes d'équipage

Le France dispose d'une génération diesel-électrique fonctionnant exclusivement au GO (et non mixte GO/HFO) et au GNL, lui conférant une avance décisive en terme écologique sur l'ensemble de la flotte actuelle.

Puissance nécessaire à l'hélice très faible à la vitesse de croisière, environ 13 à 14 nœuds (moins de 4 000KW) faisant du France un navire très peu gourmand en carburant (source STX).

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Le France, seul navire au monde à inclure dans ses ponts un jardin palmeraie de 1 500 m2 ; cet espace de verdure et de détente, attenant au spa, est un lieu de repos et de calme. Il est traversé par un ruisseau qui alimente des vasques pour se rafraichir ou se détendre.

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Le France, seul navire au monde, à avoir un arrière ouvert à l'image des plus beaux superyachts.

Le France, seul navire au monde à offrir un vrai centre de bain hélio--thalassothérapie-fitness intégrant un parcours hélio marin, une piscine , un caldarium et toute une gamme de soins recherchés, dans une architecture singulière.

Le France, seul navire au monde à disposer d'un espace immersif « fulldome » embarqué (type la « Géode ») pour offrir des spectacles vraiment différents.

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Vie sur Mars : les chercheurs l'espéraient toujours, maintenant la Nasa a trouvé des preuves.

L'analyse d'une fraction de roche par le Rover martien « Curiosity » a permis à la Nasa de conclure que jadis, sur Mars, dans un environnement habitable, il existait la possibilité d'une vie microbienne.

Cette reconnaissance se trouvait dans une petite pelle de poussière d'une roche martienne que Curiosity est allé chercher début février 2013 en forant une roche. Dans l'analyse effectuée par le robot de recherche à l'aide de ses instruments d'analyses, on a trouvé des traces de soufre, d'azote, de phosphore et de carbone, tous des matières chimiques jouant un rôle important dans l'origine de la vie.

Il est vrai, qu'on ne sait pas encore à quelle époque la planète était habitable pour des organismes microscopiques : à la même époque que la vie sur Terre ? Ce qu'il faut encore rechercher !

A l'endroit ou Rover a foré, il pouvait jadis exister des rivières ou un lac, avec une eau si pure qu'on aurait pu la boire.

Source : Spiegel on line, sciences, du12/03/2013, signé wal/dpa

Technologie : ils ont réussi à transformer de l'air en pétrole

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Produire du carburant à partir de ....l'air ambiant, c'est le défi qui vient d'être relevé par l'entreprise britannique Air Fuel Synthesis. Pour y parvenir, les chercheurs sont partis du dioxyde de carbone et de l'hydrogène présents dans l'air.

Ces deux éléments ont été extraits par diverses manipulations chimiques en laboratoire, puis recombinés en méthanol, lequel a été transformé en essence, diesel ou kérosène. L'avantage de ce carburant synthétique, c'est qu'il permet de valoriser le dioxyde de carbone, qui est un gaz à effet de serre.

En trois mois, la société a ainsi fabriqué 5 litres de carburant via son unité de démonstration. D'ici à 2015, elle projette de construire une usine alimentée par une énergie renouvelable (hydroélectrique ou éolienne) qui en produira 1 tonne par jour, soit 7,6 barils.

C'est très peu, comparé aux 80 millions de barils extraits chaque jour dans le monde. Mais ,selon Air Fuel Synthesis, ce nouveau carburant pourrait faire rouler » dans un avenir proche » des voitures de course et des avions, les principaux marchés visés, sans qu'il soit besoin de modifier leurs moteurs. L'expérience s'est déjà révélée concluante avec un petit scooter.

Source : Science et Vie, n°1145, février 2013, signé L.B.

En bref :

Un matériau qui prévient de ses défauts.

Pour limiter les risques liés à la dégradation d'un matériau composite, des chercheurs de l'université de Munich (Allemagne) lui ont intégré des cristaux d'oxyde de zinc qui brillent sous les UV en fonction des contraintes qu'il subit...laissant voir ses éventuelles microfissures.
Source : Science et Vie, n° 1145, février 2013, signé S.F.

Transistors : ils s'empilent en 4D

Des chercheurs de l'université de Purdue (Etats-Unis) ont conçu des transistors qui s'assemblent verticalement et en parallèle. D'où leur nom : transistors 4D.

Au lieu du silicium, leurs nanofils sont en arséniure de gallium et d'indium, ce qui permet de créer des composants de seulement 20 nanomètres de largeur, facilement empilables.
Source : Science et vie, n° 1145, février 2013, signé J.J.

Innovations : Time Magazine passe en revue des innovations qui changeront notre façon de travailler, de vivre et de jouer.

Comment faire de la viande au laboratoire ?

Grâce au progrès dans la culture des cellules, les chercheurs sont plus près que jamais pour faire pousser au labo de la vraie viande mangeable. Et cela pourrait aider à sauver notre planète.

Au-delà de l'éthique d'élever, aux Etats-Unis, quelques neuf milliards d'animaux, tués pour nourrir la population, les exploitations agricoles et industrielles produisent quelques 2 milliards de livres de déchets, qui polluent l'air et l'eau. Et avec une demande mondiale attendue à croître de 60% d'ici 2050, les surfaces d'exploitation ainsi que les céréales nécessaires pour élever les poulets et le bétail s'avéreraient insoutenables.

Mais produire in vitro de la viande (du tissu musculaire cultivé à partir de cellules animales et élevée au laboratoire) n'a aucun de ces inconvénients. Cette méthode est plus efficace que l'actuelle, utilisant 45% moins d'énergie et 99% moins de surface nécessaire (suivant des estimations).

Mark POST et son équipe de l'université de Maastricht au Pays-Bas a déjà obtenu des très petites quantités d'un tissu musculaire et il pense que d'ici quelques mois, il pourrait produire la première viande in vitro.

Son challenge, le coût ! Les dépenses pour le développement de la viande in vitro sont estimées à plus de 100 000 dollars.

Comment obtient-on cette viande ?

  • Extraction : les cellules embryonnaires (myioblastes) qui ont le potentiel pour devenir des tissus musculaires, sont prélevées sans douleur sur des animaux par biopsie.
  • Culture : les cellules sont mélangées dans un sérum d'aminoacides, de sucres et de matières minérales pour les aider à se développer.
  • Expansion : pour obtenir de la viande tridimensionnelle, les cellules musculaires sont attachées à un échafaudage de matériaux organiques (alginates ou collagène).
  • Production : les cellules d'origine, le sérum et tout l'échafaudage sont mélangés dans un bioréacteur, qui change de température pour mimer les conditions d'un corps vivant. Au bout de quelques semaines, les tissus musculaires se développent (avec addition de cellules de graisses) pour donner une certaine saveur à la viande de labo obtenue.

Source : TIME Magazine, n°11/2013 du 25 mars 2013, signé Bryan WALSH

Regards :

40% des étudiants chinois sont dans le secteur des sciences et technologies, pour 28% des Allemands et 15% des Américains.
Le secteur du tourisme a généré 77 milliards d'euros en 2012, contre 68 milliards en 2010.

Source : Challenges, n° 337 du 21 au 27 mars 2013, non signé

Santé - Chirurgie : un bras artificiel contrôlé par la pensée.
(Article différent de celui paru dans Lu pour vous n° 43 du 11/02/2013, intitulé « neurobiotique, un bras robotisé contrôlé par le cerveau »).

Un patient amputé vient de se faire appareiller un bras artificiel, directement connecté à ses nerfs. Une première, réalisé par l'équipe chirurgicale de Rickard BRANEMARK, de l'hôpital universitaire Sahlgrenska à Göteborg ( Suède) ... et un pas vers un homme bionique, le membre artificiel pouvant être » contrôlé » comme s'il s'agissait d'un vrai.

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»Au contraire des prothèses courantes, les électrodes ne sont pas posées sur la peau mais sur le nerf. Cela permet des mouvements plus précis avec plus de degré de liberté, et le bras du patient bouge de manière naturelle» explique Max ORTIZ CATALAN, docteur en physique appliquée du Chalmers Institute of Technology (Suède), à la tête du projet.

Le concept de ce système, baptisé Opra (Osseointegrated Protheses for the Rehabilitation of Amputees), consiste à fixer le membre directement dans l'os, avec une pièce de titane, puis, chose inédite, à le connecter, grâce à des électrodes, sur le nerf ulnaire, l'un des trois grands nerfs sensoriels et moteurs du bras, ainsi que sur les muscles encore fonctionnels.

Dans le futur, afin que le patient puisse «ressentir» sa main, la prothèse sera perfectionnée avec des capteurs sensoriels «placés au bout des doigts, pour mesurer la pression, lorsque la main saisit un objet par exemple», précise M.O.CATALAN. »La pression sera traduite en impulsions électriques envoyées au cerveau par l'intermédiaire des nerfs».

Source : Science et Avenir, n° 794, avril 2013, non signé

Sciences- actualités : un dépolluant issu des bactéries.

Un premier matériau ultraléger fabriqué à partir de bactéries se développant sur de la matière organique (biomasse).

Comment : des nanofibres de cellulose, obtenus par fermentation microbienne, ont été séchées, puis pyrolyses (entre 700°C et 1 300°C) pour former un «aérogel», en l'occurrence des fibres capables de piéger des gaz comme le coton absorbe de l'eau.

Propriétés : ultraléger (4 à 6mg/cm3, soit 200 fois moins dense que l'eau), ce gel a la capacité d'absorber jusqu'à 310 fois son poids en hydrocarbures. Résistant à la chaleur, il ne s'altère pas lorsqu'on brûle le polluent absorbé.

Application : la dépollution d'hydrocarbures, d'autant que l'aérogel n'absorbe pas l'eau et flotte en surface.

Inventeur : Yu Shu-Hong, de l'université des Sciences et Technologies de Chine à Hefei.

Source : Science et Avenir, n° 794, avril 2013, signé C.M.

Actualités high-tech : aéronautique, des trous dans les pales stabilisent l'hélicoptère.

Des ingénieurs allemands ont montré qu'une modification mineure de l'appareil réduit les turbulences.

Un hélicoptère volerait mieux si les pales de son rotor étaient trouées. C'est le surprenant principe que posent aujourd'hui les ingénieurs du centre aérospatial allemand de Göttingen. Ce nouveau concept pourrait donner naissance à des appareils plus sûrs en théorie que les machines actuels.

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En effet, quand un hélicoptère manœuvre ou se déplace rapidement, le mouvement des pales provoque des turbulences (perturbations du flux d'air). Soit une diminution de la portance des pales et une augmentation des forces sur le rotor, qui limitent la vitesse et la manœuvrabilité de l'aéronef. Or, les ingénieurs allemands ont montré, grâce à une simulation numérique, que le percement des pales expulsait une partie du flux d'air hors du rotor et réduisait les turbulences. Ils ont testé leur concept en soufflerie sur un bout de pale de 1 mètre de long, percé de 42 petits trous de 3 mm de diamètre.

Surprise supplémentaire : le principe avait été imaginé dès les années 1940 dans ce même centre de recherche de Göttingen, mais les ingénieurs de l'époque ne disposaient pas de la puissance de calcul numérique nécessaire pour valider leurs intuitions.

Source : Science et Avenir, n° 794, avril 2013, signé O.H.

 

 

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

   
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