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lu pour vous numéro 45

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 "Lu pour vous" numéro 45*

*Les articles qui figurent dans cette rubrique sont transmis à titre d'information scientifique et / ou Technique. Ils ne sont en aucun cas l'expression d'une prise de position de l'UDISS ou d'un jugement de valeur

Sommaire :

  • Architecture : le vertige de la tourFinances : les places financières ont atteint de nouveaux sommets
  • Innovation : l'optimisme existe encore
  • Réussir : le prix de l'entreprise d'avenir 2012
  • Economie : si la Grèce s'inspirait de la compétence de la Hollande pour la production et l'export des tomates, elle ne serait pas dans une situation économique désastreuse
  • Sciences : le télescope « Alma » démarre la recherche de la vie dans l'univers

Architecture : le vertige de la tour

Le ralentissement économique mondial n' pas freiné la course au gigantisme des architectes et des promoteurs. Les 95 gratte-ciel attendus cette année constitueront même un record.

lpv451Construire la plus haute tour du monde en trois mois. Voilà le défi que s'est lancé, pour 2013, le groupe chinois Broad Sustainable Building, spécialiste du préfabriqué et connu pour avoir déjà bâti un–dix de plus que la Burj Khalifa à Dubai. Le match des tours est serré. Certes, l'empire du Milieu a érigé un tiers des 66 gratte-ciel de plus de 200 mètres sortis de terre en 2012, selon le Council on Tall Buildings and Urban Habitat, organisme américain de référence .Mais c'est Dubai qui accumule les records avec l'hôtel le plus haut du monde, le JW Marriott Marquis (355 m), propriété de la compagnie aérienne Emirates, et le plus grand immeuble résidentiel, la Princess Tower (413 mètres).

La crise sembla avoir à peine freiné cette course au gigantisme. La rareté, la hausse du prix du foncier dans les villes et les progrès technologiques incitent les architectes à repousser les limites. Pour 2013, 95 gratte-ciel sont attendus. La tour Mercury City (339 mètres) à Moscou, deviendra bientôt la plus haute d'Europe, tandis que la Gran Torre Santiago (300 mètres), prendra le leadership sud-américain. L'Europe et l'Amérique jouent petit bras face aux géants asiatiques et moyen -orientaux. Le projet le plus fou revient au milliardaire saoudien Al-Walid. Le prince doit commencer cette année la construction de sa Kingdom Tower au bord de la mer Rouge. Objectif : dépasser le kilomètre !

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Source : Challenges n° 334, 28 février au 6 mars 2013, signé David Bensoussan

 

Finances : les places financières ont atteint de nouveaux sommets

L'indice Dow Jones à Wall Street a aligné les plus-hauts historiques cette semaine, effaçant la dépression amorcée fin 2007.
Le Cac 40, à son plus-haut annuel, a franchi le seuil des 3800 points.

Source : Investir, le Journal des finances n• 2044 du 9 mars 2013, signé Cécile LE COZ

Le pouvoir des banques centrales: les banquiers centraux nous assurent des taux bas et des liquidités abondantes, deux moteurs des marchés.
Les records de Wall Street et la forte progression des grandes places mondiales cette semaine, confirment ce qui restera sans doute comme l'enseignement majeur, le fait marquant de 2012 : la prise de pouvoir par les banquiers centraux. Quelques grands argentiers (ils se comptent sur les doigts d'une seule main : Ben BERNAKE, Mario DRAGHI, Mervyn KING et Masaaki SHIRAKAWA) sont devenus le maîtres du jeu.
Voir la Bourse atteindre des sommets historiques ou annuels une semaine après les élections italiennes qui jettent dans l'inconnu la troisième puissance économique de la zone euro, et quelques jours après que les Etats-Unis ont confirmé l'inaptitude (au moins provisoire) de leurs parlementaires à faire preuve de pragmatisme, ne peut pas être interprété autrement.

En cette semaine des banquiers centraux, (la Banque Centrale Européenne, la Banque du Japon et la Banque d'Angleterre se réunissaient jeudi) on a eu la certitude que l'abandon des politiques accommodantes n'était pas pour demain. Au contraire, du moins en Europe, de plus en plus d'économistes prévoient une baisse du taux directeur de la BCE à l'occasion d'une prochaine réunion.
Aux Etats-Unis la situation est un peu plus discutée compte tenu d'une croissance plus tonique, mais à court terme, il est acquis que Ben BERNAKE, Mario DRAGHI, Mervyn KING et Masaaki SHIRAKAWA (remplacé dans quelques jours par Harushiko KURODA à la tête de la Banque du Japon) vont continuer d'abreuver nos économies de liquidités avec pour conséquence une hausse des actions, devenues de façon évidente le placement le plus attrayant.

La Bourse dépend, en schématisant, de trois facteurs : l'évolution des bénéfices des entreprises, les taux d'intérêts et les flux des capitaux. Les banquiers centraux nous assurent aujourd'hui que les deux deniers facteurs seront au rendez-vous au cours des prochains mois. Cette prédominance des grands argentiers appelle, tout de même au moins deux questions. Tout d'abord, que se passera-t-il le jour où l'on décidera de revenir en arrière, de resserrer les cordons de la Bourse au lieu de les desserrer ? La version optimiste consiste à dire que ce jour n'arrivera que lorsque l'économie se portera mieux, quand le remède aura produit son effet. La transition se fera donc sans heurts. La réponse pessimiste est : on ne sait pas. La «terra incognita» de la gestion monétaire peut réserver de bonnes comme de mauvaises surprises.

La seconde interrogation a trait à la place des politiques .Si les banquiers centraux sont devenus si importants, c'est parce que les gouvernements leur ont laissé la place en ne parvenant pas à dresser les perspectives à long terme, en agissant seulement en fonction de leur prochaine réélection. Le manque d'ambition de l'Union européenne, avec le pitoyable budget sur lequel se sont accordés début février les chefs d'Etat et de gouvernement, en est la triste illustration. Par ailleurs est-il raisonnable dans des démocraties que tant de pouvoir soit accordé à des personnes, aussi compétentes et honnêtes soient-elles, ne dépendant pas, sous une forme directe ou indirecte, du suffrage universel ?

Source : Investir, n• 2044 du 6 mars 2013, signé Rémy LE BAILLY

Commentaires:

L'exemple du Japon est édifiant. En à peine quatre mois, la Bourse nippone a effacé quatre ans et demi de crise avec un bond de 45% depuis la dissolution de la Chambre basse du Parlement, annonciatrice des élections législatives !
Cette performance n'est pas à mettre sur le compte de ses fondamentaux économiques. Son expansion est toujours aussi flageolante et ses perspectives peu engageantes. En revanche, l'activisme monétaire, renforcé par la Banque du Japon, a fait largement reculer le yen, permettant d'anticiper enfin une sortie de la déflation. Cette dernière survivra-t-elle à une inévitable mais lointaine inversion du comportement de la banque centrale ? C'est une autre question.

Aux Etats-Unis, la Fed n'a jamais caché que l'un des objectifs de ses assouplissements quantitatifs était bien de créer un effet de richesse. L'impact de sa politique a été immédiat sur les Bourses américaines ; il commence à se faire sentir dans l'immobilier américain. Cet effet richesse est particulièrement important dans les économies anglo-saxonnes, via son impact sur la confiance des ménages et leurs intentions d'achat. C'est encore plus vrai pour les Etats-Unis, qui entrent dans une période de consolidation budgétaire. L'an passé, les gains boursiers ont apporté aux ménages américains quelque 920 milliards de dollars de richesse supplémentaire.

Les marchés avaient semblé hésiter, dans la foulée de la publication, le 20 février, des «minutes» de la réunion de la Fed des 29 et 30 janvier. Ce compte rendu faisait état d'un débat nourri au sein de l'institution monétaire sur le bien-fondé et les risques de poursuivre ces politiques monétaires non orthodoxes. Depuis, le patron de la Fed a levé ces doutes devant le Congrès. Il reste partisan de la poursuite.

Cet interne est plutôt sain, car il montre que la banque centrale est consciente des risques d'une telle politique - certains banquiers centraux avaient qualifié de « terra incognita » l'entrée dans un tel environnement monétaire - et qu'elle sera prête à en sortir au bon moment. Le fait qu'elle communique sur ce thème - les minutes sont rédigées avec une volonté de communiquer - permet en outre aux investisseurs, notamment obligataires, de se préparer à cette lointaine sortie. Pour les experts, elle interviendrait progressivement en 2014, au plus tôt fin 2013.

Même la Banque Centrale Européenne, malgré le carcan des traités européens, a apporté son soutien aux marchés financiers, tout particulièrement l'an passé, en annonçant la mise sur pied d'un programme d'achat illimité d'obligations d'Etat pour les Etats qui seraient prise en charge par le Fond européen de stabilité financière. Un pas de géant pour la BCE.

Source : Investir n° 2044 du 6 mars 2013, signé Philippe WENGER

Réussir : le prix de l'entreprise d'avenir 2012

SUNPARTNER se voit un avenir solaire.
L'orsqu'ils se sont rencontrés, en 2006, en Guinée, l'ingénieur spécialisé dans la distribution de solutions de gestion durable pour la pêche, Ludovic DEBLOIS, et l'astrophysicien Joël GILBERT ont partagé leur passion commune pour le solaire et l'innovation. »C'était alors le grand boom des panneaux solaires sur toitures, mais on ne croyait pas à la pérennité du modèle économique. Nous on voulait innover et être créatifs » (L. DEBLOIS)
En manipulant des images lenticulaires, Joël GILBERT a eu l'idée qui a lancé notre première activité :des films photovoltaïques flexibles et transparents qui transforment tout support (téléphone, ordinateur bâtiment, vêtement...) en générateur d'énergie solaire.

SUNPARTNER a été créé en 2009, déposé le premier brevet (30 brevets fin 2012) et a rapidement décidé de scinder la société en deux activités distinctes : AXIOSUN, qui conçoit des centrales photovoltaïques basses concentrations à fort rendement et coût réduit et WISIPS, pour les films photovoltaïques. Une stratégie payante, puisque SUNPARTNER a réussi quatre levées de fonds en trois ans, pour un montant total de 7 millions d'euros.

SUNPARTNER veut garder la main sur ses technologies, mais en même temps travaille avec des grands groupes. Il a mis en place des outils pour gérer ces partenariats : licences d'évaluation, joint développement, agreements. Et ça marche bien.

Une croissance plus rapide pour WISIPS, porté par l'essor des téléphones portables. AXIOSUN est, quant à elle, sur un marché avec un cycle plus long, et face à la concurrence des gros opérateurs d'énergie. Mais, la société prévoit un démarrage avant deux ans. Effectivement, SUNPARTNER accélère cette année avec un chiffre d'affaires attendu de 2 millions d'euros contre 400 000 euros en 201. Après l'implantation d'un démonstrateur sur le pays aixois, AXIOSUN en déploie un autre près de CEA Cadarache et réalise une centrale au Maroc avec Schneider Electrique et Veolia Environnement.

De son côté, déjà impliqué dans un projet de «tablette numérique 4G solaire» avec ARCHOS, EURECOM et GEMALTO, WISIPS se dote d'une ligne pilote à Rousset (Bouches-du-Rhône) qui produira à terme 8 millions d'unités par an. Employant 25 personnes, SUNPARTNER table sur près de 35 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014.

Source ; L'Express, n° 3200 du 31 octobre 2012, signé P.S.

Economie : si la Grèce s'inspirerait de la compétence de la Hollande pour la production et l'export des tomates, elle ne serait pas dans une situation économique désastreuse.

En Italie et en Grèce ; les fermiers laissent pousser leurs tomates sur les champs ou dans des serres sans chauffage.
Pour une majorité de fermiers, l'inconvénient de la méthode réside dans le fait qu'il n'y a au plus que deux récoltes chaque année, mais pas de production tout au long d'une année. A cela s'ajoutent aussi des problèmes avec des pesticides, les fertilisants et l'humidité et si le temps ne joue pas le jeu, la récolte en souffre.

La méthode hollandaise est différente. C'est une évolution technique des fermiers depuis des générations pour faire pousser des légumes et des fleurs dans un environnement hostile.

Les serres sont parfaitement chauffées. A partir des années 1990, les fermiers hollandais ont installés des ordinateurs dans les serres, pendant qu'italiens et espagnols continuent un travail manuel. Les ordinateurs contrôlent la température, l'humidité et le niveau de CO2 dans les serres, créant des conditions idéales pour la production.

En visitant une des nouvelles serres, vous entrez dans un monde, en partie ferme, en partie de contrôle de la qualité. Ce sont des édifices de 9 mètres de haut avec de longues rangées de tables sur lesquelles poussent les légumes. La température n'est pas désagréable et l'éclairage ne se fait pas seulement à travers le toit en verre, mais par des rangées de lampes à halogène, accrochées au-dessus des tables. Les tomates hollandaises ne sont pas plantées dans la terre, elles poussent sur un substrat de laine minérale, provenant d'une roche de basalte et de craie. Cela permet un dosage précis de l'eau et des nutriments.

La différence de productivité entre les Pays-Bas et les pays du Sud est étonnante. Un fermier hollandais peut obtenir jusqu'à 70 kg de tomates par m2 de sa serre. Un fermier méditerranéen est chanceux s'il obtient 7 kg.
Les pays méditerranéens ont ordinairement deux récoltes par an, une en hiver-printemps et une en automne, mais l'été est trop chaud pour permettre de produire les tomates sous plastique. La seule façon serait de passer aux serres à climats totalement contrôlé par ordinateur, beaucoup trop cher pour une seule saison.

Ces dernières années, quelques fermiers grecques ont investi dans la technologie hollandaise, par exemple un projet de 30 million de dollars, WONDERPLANT dans le Nord du pays, mais cela reste une exception et représente juste 1,6% de la surface de production.
Les hollandais ont répondu rapidement à la demande des consommateurs de produire sans pesticides. Au contraire des producteurs américains ou d'autres pays, qui trempent leurs récoltes dans différents types de pesticides, les hollandais n'utilisent aucun ; ils utilisent des insectes prédateurs.
A partir de 1996, il existe au Pays-Bas une société commerciale intégrée, «The Greenary », qui travaille étroitement avec les principales chaînes de supermarchés à travers l'Europe et avec des fournisseurs dans tout le monde. Les supermarchés peuvent passer directement les commandes à cette société. La Grèce, l'Italie est l'Espagne n'ont aucun système logistique semblable de soutien à l'export de leurs tomates. Ainsi, la seule voie possible pour ces pays est de baisser les prix, d'introduire la technologie existante et d'augmenter la productivité plus proche des niveaux hollandais.

Comment travaille «Greenary» ?

Elle récolte les tomates au moment ou un supermarché a passé un ordre.
Derrière les serres, des machines emballent les tomates en cartons plastiques, imprimant le nom des différents supermarchés en Allemagne, Finlande, Angleterre, Slovaquie... l'acheteur doit juste apposer un code-barres et le prix.
Presqu'un quart des exportations hollandaises sont des réexportations en provenance d'un partenaire espagnol. Les tomates espagnoles arrivent par camions et s'ajoutent à sa propre chaîne de distribution pour faire face à la demande.

Le problème de la Grèce. Avec l'introduction de la monnaie unique, La Grèce a pu emprunter de l'argent à des taux plus bas que du temps de la drachme. En plus, il y a eu des subsides massives de l'Union européenne. La Grèce a pu dépenser beaucoup d'argent. Cela a augmenté la demande, les prix et les salaires. Pour un moment, c'était merveilleux pour les individus mais, à terme, très mauvais pour la Grèce. D'un seul coup, l'industrie n'était plus compétitive.

L'agriculture a été particulièrement touché .Sa productivité et de 44% inférieure à la moyenne européenne , le coût du travail a presque doublé comparé avec juste 3% en Allemagne.

Et les tomates ?

La surface plantée avec des tomates est dix fois supérieure à celle des Pays-Bas, mais la Grèce n'exporte pratiquement pas des tomates fraîchement récoltées. La production décline et les prix augmentent. Si la Grèce espère exporter un jour massivement ses tomates et utiliser sa récolte pour revenir à un niveau concurrentiel, elle ne devrait pas seulement regarder au Nord vers la Hollande mais aussi à l'ouest, vers l'Espagne.
Les producteurs espagnols ont beaucoup amélioré leur logistique et les livraisons directes vers les supermarchés européens. Certains ont introduit les techniques des serres hollandaises et ont également conclut des partenariats avec des producteurs hollandais.

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Source : Time, magazine, vol ; 181, n° 9, 11 mars 2103, signé Lisa ABEND (Madrid), Ollie JOHN, Kharunya PARAMGURU et Sorcha POLLAK (Londres), Joanna KAKIISSIS (Athènes)

Sciences: le télescope « Alma » démarre la recherche de la vie dans l'univers.

Le projet terrestre le plus ambitieux des astronomes entre en fonction cette semaine. Sur les hauteurs des Andes 66 télescopes guetterons ensemble l'univers.

Le super télescope ALMA (« Atacama Large Millimeter / submillimeter Array ») est le plus grand projet commun des scientifiques d'Europe, d'Amérique du Nord et de l'Asie, d'un coût supérieur à un milliard d'euros. «C'est comparable au passage de l'œil nu à la première lunette » dit Wolfgang Wild, chef européen du projet ! Ses 66 télescopes couvriraient la surface d'un terrain de football. Leurs antennes ont un diamètre d'environ 13 mètres.

lpv452Pour l'observation d'un petit objet céleste, toutes les antennes seront disposées à une distance allant jusqu'à 15 kilomètres. Ainsi, ALMA obtient la résolution d'une antenne géante de 15 kilomètre de diamètre. Ce qui permet d'obtenir une résolution inouïe de 0,005 secondes d'arc (l'œil humain arrive à obtenir 60 secondes d'arc). Si l'homme avait un œil aussi vif qu'ALMA, il pourrait reconnaître à 100 mètres une ouverture (fente) d'une porte de cinq millième de millimètres.

ALMA mesure les ondes radios dans le domaine millimétrique et en-dessous. Les astronomes veulent observer la matière soi-disant froide, des nuages de gaz, dans lesquels se forment des étoiles nouvelles et qui jouent un rôle important dans la naissance de galaxies. Les ondes millimétriques sont particulièrement adaptées à infiltrer les nuages de gaz et de poussières étendus.

ALMA se situe sur le plateau Chajnantor dans le désert d'Atacama, à une altitude de plus de 5000 mètres ; seule une gare quelque part au Tibet est située encore plus haut au monde. Le site a été choisi parce que l'air doit être très sec - et plus c'est haut mieux c'est- et on cherchait un endroit d'une étendue d'au moins 16 kilomètres. Plus de 500 personnes ont travaillé à l'érection de ce site, et 100 personnes seront affectées à son entretien.

Mais avec ALMA on n'atteint pas encore tout. L'observatoire européen a d'autres grands projets. En 2023 entrera en fonction tout près d'ALMA le «European Extremely Large Telescope (E-ELT), lequel, à la différence d'ALMA, travaillera dans le domaine du visible et de l'infrarouge et scrutera la soi-disant matière chaude. ALMA s'occupe de la naissance des étoiles et des planètes, «E-ELT» reprendra l'étoile formée et chaude. Ce qui se complète très bien.

»E-ELT» donnera des images 15 fois plus nettes que le télescope spatial HUBBLE, remarquable pour un télescope terrestre. Les astronomes espèrent pouvoir regarder treize milliards d'années en arrière, presque jusqu' au big bang et donner une réponse précise à la question : y a-t-il de la vie sur d'autres planètes ressemblant à la Terre ?

Source : Der Spiegel on line, Science, du 11 mars 2013, signé boj/dpa

 

   
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